LA MAISON DUBOIS
Comique, on le sait, y a pris naissance. D'anciens plans permettent d'identifier son emplacement avec l'angle Nord-Est de la rue de Strasbourg et du faubourg Saint-Martin. Certes, ce n'était pas, surtout à l'origine, Popéra-comique tel qu'il se joue aujourd'hui place Boïeldieu. Les couplets, chantés s'encadrant dans un texte ordinairement badin le faisaient davantage ressembler à ^ notre vieux vaudeville; il ne faut pas oublier cependant qu'à la foire Saint-Laurent Favart et sa femme se firent applaudir, lui comme auteur, elle comme actrice. Dès avant la Révolution, la vogue de ces spectacles forains était devenue telle qu'ils devinrent permanents et, se rapprochant de leur public, se fixèrent sur les boulevards. C'en était fait de ia foire Saint-Laurent; l'année 1775 fut la
phot. Moreau frèresé
L'HOPI..TAL LARIBOISIERE.
la traversée de la ville par la voie ferrée, et, soit dit en passant, fut loin de s'y montrer favorable.
Au reste, ce fut un sentiment assez général en France; la province craignait d'être dépossédée de son commerce local au profit de Paris, et certaines villes refusèrent net, Orléans et Tours entre autres, de se laisser pénétrer par le chemin de fer, si bien qu'elles en subissent encore maintenant l'ennui.
Pour l'emplacement de la tête de ligne du chemin de fer du Nord à Paris, les concessionnaires acquirent les deux tiers environ d'un vaste terrain que l'on nommait l'enclos Saint-Lazare, ancienne prairie cultivée par les religieux de Saint-Lazare, achetée en 1818 par