FAÇADE
Depuis la Révolution, Saint-Lazare est devenu maison de réclusion pour les femmes malades, les prévenues et les condamnées à des peines relativement courtes. Les deux lèpres, physique et morale, se purgent dans le même lieu où, il y a sept siècles, on ne soignait que la première.
Nous avons dit que ses jardins s'étendaient jadis jusqu'à la rue du Faubourg-Poissonnière. Sous Louis XV, on en retrancha une partie pour y construire une caserne de gardes -françaises qui reçut et a gardé le nom de la Nouvelle-France. C'était alors l'enseigne d'une guinguette, installée là sur des terres dépendant de l'abbaye de Montmartre. L'église paroissiale, Saint-Pierre, située tout au haut de la butte, était bien éloignée, souvent inaccessible pour les habitants de
ces parages ; aussi , dès 1657, les avait-on dotés d'une chapelle succursale, dédiée à sainte Anne, nom qui fut du même coup donné au faubourg luimême. Sur ces mêmes terrains fut ouverte, en 1783, la rue dCHauteville, appelée d'abord rue de la Michodière, du nom du prévôt des marchands, Jean-Baptiste de la Michodière, comte d'Hauteville, qui l'avait fait percer.
Cette rue et celle de la Michodière (au II® arrondissement) sont donc consacrées à la glorification d'un seul et même personnage, fort oublié d'ailleurs ; on jugera peutêtre que c'est excessif.
Le côté pair de la rue du Faubourg-Poissonnière, qui seul appartient au X® arrondissement, n'offre pas matière à de longs développements. Le n° 56 est
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DE LA PORTE S AINT-M ART'iN. rot, en 1875. Une iuscrip-
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