LA PORTE D'IVRY ET LES FORTIFICATIONS
qu'il faut pour plaire. Cette indignité lui a valu bien des opprobres, mais aussi quelque compassion; aux sarcasmes de Rabelais, le pauvre ruisseau peut, non sans fierté, opposer l'éloge qu'Alfred DeTvau a fait de lui, les pages émues qu'il a inspirées à Huysmans. Celui-ci la compare à une fraîche et belle campagnarde que la grande ville corrompt et souille après l'avoir exploitée sans pitié ni reconnaissance. La comparaison n'est pas seulement poétique, elle est tout à fait juste. Oui, la Bicvre sort pure et limpide de son berceau, qui est l'étang de Saint- Quentin, à Trappes, au Sud de Versailles. Laissant à sa gauche le pla-, teau de Satory, elle descend dans une vallée charmante où ces ingrats Parisiens qui, chez eux, lui font si mauvais accueil, viennent la contempler avec grand plaisir. Qu'il suffise de rappeler les noms des localités qu'elle traverse : Bue, Jouy-en~Josas, Bièvres, Igny, Amblainvilliers, et les coteaux boisés de Vélizy, de Chaville, de Verrières, qui la surplombent. A Antony, son cours, dirigé jusque-là de l'Ouest à