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FAÇADE DE L'ECOLE PROFESSIONNELLE ESTIENNE

TREIZIEME ARRONDISSEMENT

en est commencé : le premier coup de sonih* fui dninK'* lo 28 août 1866. On était à 532 mètres en novcmhn». I872j h>r(|uo le manque d'argent nécessita une interruj qu'en 1893. A cette date, l'entreprise fut n Paulin Arrault, dont la réputation en paroi dément établie (c'est lui qui a foré le puits nerie Say dans le même arrondissement, ployés sont tels qu'on a pu descendre, à 571 mètres de profondeur, une colonne de fonte haute de 39 mètres et pesant 60,000 kilogrammes. La première nappe d'eau a été rencontrée à 571 mètres.

Ombreux, spacieux, silencieux, le boulevard d Italie est une des plus belles promenades dés faubourgs de- Paris.

Par une pente douce et majestueuse, il franchit la vallée de la Bièvre, qu'autrefois on apercevait encore, serpentant parmi les peupliers. Ce joli décor a été récemment remplacé par une rue banale.

Juste en face, l'École Estienne montre son élégante façade. Fondée par la Ville de Paris en 1889 et installée provisoirement dans les anciens bâtiments du collège Rollin, rue Lhomond, elle fut tranférée, le 1^^ juillet 1896, au boulevard d'Italie ; l'inauguration se fit solennellement, en présence du président de la République. C'est une des meilleures écoles professionnelles de la Ville. Gomme son nom l'indique, elle a pour but de former ses élèves dans la science du livre et de tout ce qui s'y rattache. L'enseignement est gratuit, mais les enfants ne sont admis qu'après examen; ils doivent être Français, fils de parents habitant Paris; on les reçoit de douze à quinze ans. Les cours sont de deux sortes : pratiques,. c'est-à-dire que les élèves travaillent dans des ateliers de typographie, de reliure, de gravure, de lithographie, de photographie ; théoriques, par des leçons professées d'histoire, de littérature, de dessin, etc.

Plus bas, du même côté, au n° 68, une maison construite vers le temps du Directoire dresse ses ruines et son délabrement avec orgueil; elle sent qu'elle n'a pas de rivales alentour; ce fut certainement une Folie, mais qui nous dira son premier possesseur et les suivants? Le bruit court dans le quartier que Napoléon y signa son divorce avec Joséphine; rien n'est moins sûr. Actuellement, ce vieux logis sert d'atelier, ou pour mieux dire de dépôt de sculptures, au maître artiste Rodin.

Quartier Croulebarbe. — Il sera beaucoup pardonné à l'étrangeté de son nom, à cause de son antiquité respectable, puisqu'elle remonte

ÉGLISE SAINT-MARCEL, boulevard de l'hôpital

au muiris un conuncticement du xiii^ siècle. La rue Croulebarbe ahnulissail alors à un moulin mentionné sous le nom de Croiras de 1214 et qui, au dire des frères Lazare, 1840. Jaillot n'a pas tort de dire que, dans titres, il est nommé moulin de Notre.-Dame; ipitre de la cathédrale qui en était propriéla intéresse pourraient consulter aux Archives nationales, dans le carton Q i, 347 un dossier, avec plan, relatif à sa reconstruction en 1773. Nous regrettons que le moulin de Croulebarbe n'existe plus ; il aurait complété la physionomie pittoresque du quartier.

A côté est la rue Corvisart, qui a ahsorbe partie des rues Croulebarbe et du Champ - de -l^ Alouette, et pris leurs noms charmants, comme si, pour conserver la mémoire de ce praticien, on avait besoin de rogner sur les vieux souvenirs. Le Champ de l'Alouette en est un. Jaillot l'a connu — et Victor Hugo aussi, dans les Misérables. C'est là qu'il a placé les rêveries attristées de Marins, pris par l'amour de Cosette et devenu incapable d'autre chose que d'y songer : « Et il allait au Champ de l'Alouette... Il habitait le champ de l'Alouette plus que le logis de Courfeyrac. Sa véritable adresse était celleci : boulevard de la Santé, au septième arbre après la rue Croulebarbe. Ce matin-là, il avait quitté ce septième arbre et s'était assis sur le parapet de la rivière des Gobelins. Un gai soleil pénétrait les feuilles fraîches épanouies et toutes lumineuses... Il entendait derrière lui, au-dessous de lui, sur les deux bords de la rivière, les laveuses des Gobelins battre leur linge, et au-dessus de sa tête, les oiseaux jaser et chanter dans les ormes. D'un côté, le bruit de la liberté, de l'insouciance heureuse, du loisir qui a des ailes, de l'autre, le bruit du travail... »

La rue Broca a débaptisé en 1890 la rue de Lourcine; or, ce nom de Lomxine, un des plus anciens à coup sûr de la topographie parisienne, perpétué à travers les siècles par une foule de faits ou de fondations dignes d'intérêt, méritait bien d'être maintenu à la voie qui le portait depuis le temps de saint Louis, au moins. A vrai dire — maisxe ne saurait être une raison valable — on ne l'avait pas expliqué de science certaine, et son orthographe restait douteuse. Était-ce le lieu des cendres, locus cinerum, ou Laorcines, ou Ursines, forme qui a été conservée pour ^

désigner une fon-

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