ENTRÉE DE LA MANUFACTURE DES GOBELINS
meurtre du générararéa et de quelques officiers qui raccompagnaient. Sur l'emplacement du y^rps de garde (n° 76 actuel) dans lequel fut assassiné le général, s'élevait naguère une église, mais on n'avait pas eu souci, croyons-nous, en la construisant, d'en faire une chapelle expiatoire; c'était la paroisse du quartier, Saint-Marcel-de-la-Maison- Blanche; devenue très insuffisante en raison de l'accroissement de la
population, elle fut démolie en 1897, et remplacée par l'église Sainte- Anne, située 500 mètres plus bas, à l'angle des rues de Tolbiac et Bobillot. M. Bobin, architecte, en a fait un édifice de style romano-byzantin. A l'heure actuelle, l'abside seule n'est pas achevée.
Quelles merveilles aurait pu faire le génie d'un Alphand, de la Butte-aux- Gailles, si on lui avait donné libre carrière pour la transformer! Soit qu'on installât sur ses pentes, de moins en moins escarpées aujourd'hui, les verdures d'un parc, soit qu'on abattit les masures qui la couronnent pour percer des rues montant en lacet, bordées de maisons modestes, mais coquettes, ombragées d'un jardinet, ce serait faire œuvre saine et utile, productive même, que de conquérir ce fief de la misère. Ces victoires-là sont toujours inscrites au programme de la municipalité; on a déjà fait beaucoup de ce côté-là, en comblant le val, rue du Moulin-des-Prés, en élevant le hardi remblai de la rue de Tolbiac, en créant tout le nouveau quartier Bobillot, en érigeant même, à petites journées, l'église de Sainte-Anne; il n'y a plus qu'à achever l'œuvre. Relier par une transition progressive cette pauvre vallée de la Bièvre aux fraîches grâces du parc de Montsouris, voilà le but à poursuivre; lorsqu'il sera atteint, l'ancien faubourg souffrant n'existera plus.
Jules Bobillot, l'un des héros du Tonkin, est honoré en bronze dans le XP arrondissement; ici, son nom appartient à la rue la plus importante de la Butte-aux-Gailles, au moins dans l'avenir, rue longue de 1,100 mètres, qui s'étend entre la place d'Italie et celle de Rangis, à la Glacière. Vers le milieu, un toit conique, échafaudé en bois, semblable à celui d'une gigantesque cheminée de champignonnière, se dressait naguère: il abritait les instruments avec lesquels on fora le puits artésien de la Butte-aux-Cailles. Ge if est pas d'hier que le travail