UN DES PAVILLONS DE LA BARRIÈRE D'ENFER
ne l'a pas encore envahie et le maraîchage n'y est pas trop à l'étroit. Vavenue de Châtillon la traverse, pour devenir hors des remparts, la route départementale n^ 29, de Paris à Ghevreuse. Nous regrettons pour la rue Friant qu'elle ait perdu, depuis 1864, son aimable nom de rue du Pot-au-Lait.
En revanche, la rue des Plantes 3i tout gagné à ne plus s'appeler chemin des Gors; malheureusement la grâce de son nom ne l'empêche pas d'être l'itinéraire habituel et trop fréquenté des convois funèbres qui vont au cimetière parisien de Bagneux. Cette dénomination de Gors était bien ancienne; nous la trouvons déjà usitée en 1566, dans des titres de propriété de la Commanderie de Saint- Jean-de-Latran (Arch. nat., S. 5.122), parmi d'autres noms de lieux-dits qui en étaient voisins : le chemin des Charbonniers, les Marjolaines, les Joncs marins ou Jommarins (dès 1489). Voilà de vieux titres de noblesse pour des quartiers qui paraissent nés d'hier!
La rue des Plantes vient déboucher dans l'avenue du Maine, en face d'un vaste espace ombragé et bordé d'édifices municipaux dont la mairie du XIV^ arrondissement est le principal. La date 1886, gravée à son fronton, est la preuve qu'elle n'est pas contemporaine de la constitution de l'arrondissement; toutefois le monument que nous