VISITEURS A L'ENTRÉE DES CATACOMBES
cation de ce mystère, et c'est une nouvelle occasion de pester contre les maladroits réformateurs des noms de rues : elle s'appela en effet, jusqu'à 1873, rue du Château-du-Maine, parce qu'elle conduisait aune sorte de château, disons, plus modestement, de pavillon, où le duc du Maine, enfant, aimait à jouer. Cette habitation a disparu : elle portait le n° 142 de la rue du Château et les arbres de son parc, peutêtre contemporains de Louis XIV, étaient loin d'être inutiles à donner à ce coin reculé de Paris un agrément dont il a besoin. Mise en vente le 28 mai 1898, cette propriété a été achetée par la compagnie des tramways-sud qui a remplacé ces beaux ombrages par les hall de son dépôt.
Cette explication étymologique nous a conduits dans le 56® quartier, qui est celui de Plaisance.
Vers 1840, un nommé Chauvelot, enrichi par l'exploitation d'une rôtisserie de la rue Dauphine, y vint acheter des terrains et bâtir des maisons. A ce quartier nouveau, il donna le nom de Plaisance, que le temps a maintenant consacré. Nous retrouverons Chauvelot à Vaugirard, où son humeur industrielle s'exerça par la création d'un autre quartier, celui de l'Avenir.
Le succès de ces créations fut dû en grande partie à ce qu'elles se firent hors de l'enceinte de Paris. Plaisance fut bâtie sur les territoires des communes de Vanves et de Vaugirard : le quadrilatère limité par les rues des Plantes, d'Alésia, le chemin de fer et les fortifications, dépendait de Vanves; le reste du quartier, c'est-à-dire la partie la plus habitée, relevait administrativement de Vaugirard. On y chercherait en vain de plus anciens souvenirs que celui du château du Maine. Il y avait aussi un vieux moulin, le moulin de beurre, dont le nom a été maintenu à une rue.
L'église Notre-Dame-de-Plaisance est en voie de reconstruction,