LE MUSEE GUIMET
larges avenues se coupant à angle droit :
« l'avenue de Saint- Cloud, allant de l'Arc de Triomphe à Saint-Gloud parle bois de Boulogne, et l'avenue de Saint- Denis, allant de la Carrière Sainte-Marie ou du Trocadéro au chemin de la Révolte ». C'est ainsi que les désigne, au cours de sa session de 1828, le conseil d'arrondissement de Saint-Denis, qui émet le vœu que la première soit classée, dès l'année suivante, comme route départementale, et q\:^e la seconde le soit également « dès qu'elle aura été cailloutée par la Compagnie de la plaine de Passy ». (Arch. de la Seine, procès -verbal manuscrit). Le lecteur y aura reconnu les avenues Victor-Hugo et Malakoff.
Il semblerait que leur point d'intersection (place Victor-Hugo) ait dû
être choisi comme centre géométrique de l'Elysée-Charles. Non, ce fut le rond-point de Longchamp, où se coupent les rues de Longchamp et des Sablons. C'est là qu'en avril 1829 — les délibérations du conseil municipal de Passy l'attestent — fut érigé un arc de triomphe sous lequel passa le roi à son retour de Lunéville. Le coût de cette éphémère construction fut de 468 fr. 60.
Après Charles X, l'Elysée-Charles perdit naturellement son surnom et même son nom. Cela n'empêcha pas qu'on y bâtît. Le 10 novembre 1851, la municipalité de Passy fut autorisée par son conseil à acquérir la quantité de terrain nécessaire, à raison de 15 fr. 151e mètre, pour la construction d'une chapelle. Le 25 novembre 1855 furent approuvés les devis de la construction de cette chapelle et des bâtiments scolaires annexes : 70,663 fr. 73 d\ine part, 19,272 fr. 72 d^autre part. C'est l'église Saint-Honoré-d'Eylau, devenue paroisse en 1862.
En vain chercherait-on dans lancienne plaine de Passy des monuments plus anciens; d'ici longtemps encore, nos archéologues n'y trouveront... que des logis pour eux — au prorata de leur fortune.
Le lycée Janson-de-Sailly — du nom de son principal fondateur avec l'État — occupe un très vaste emplacement
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