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STATUE DU MARÉCHAL MONCEY

CHEMIN DE FER DE CEINTURE (de la place Pereire à la porte Maillot).

dans M\\{\ cliarle de 1414 oii le lieu est appelé Batillolles. C'élail ah)is un canton de vignes, contigu à un autre lieu, nommé dans des actes du même temps, Montmoyen. Tous dtîux appar((>naient aux dames de Montmartre (la rue des Datnos v.n est un souvenir), mais faisaient partie, comme .MonciN'iu, du {orritoire de la paroisse de Clichy. Jusqu'à a lin de, rancien régime, on y cultiva la terre, on y c-iiassa le iâbîiT de plaine. La « remise des Batignolles », la « lliiHe au. Garde » figurent sur certains plans du xviîi'- siècle. A partir de 1790, la nouvelle enceinte de Paris provutjua dans le voisinage des barrières rétablissement de liuinguettes où les Parisiens allaient boire bouieîHe au nez du fisc; elle détermina aussi, pour la me Hic raison, la construction de quelques maisonnettes, dont chaque année augmenta le nombre. Ce n'était encore qu'un hameau en 1807, mais assez tentant pour que la commune de Montmartre le revendiquât:

Clichy protesta, mit en avant des documents probants, allégua la possession constante et eut gain de cause.

Les Batignolles ont une page glorieuse dans les annales parisiennes. Le 30 mars 1814, un corps d'armée des alliés commandé par Langeron — un Français passé au service de la Russie contre sa patrie ! — avait contourné la butte Montmartre et cherchait à pénétrer dans Paris par la barrière de Clichy.

Un combat très meurtrier s'y engagea.

Il fut aussi très glorieux pour les Parisiens, qui avaient à leur tête le maréclial Moncey, Le cabaret du père Lathuile lui servait de quartier général, et les boulets y pleuvaient. Il fallut battre en retraite. Le cabaretier patriote s'empressa alors de distribuer aux défenseurs vin, liqueurs et comestibles pour que l'ennemi ne pût pas en profiter. L'héroïque défense de la barrière de Clichy a été popularisée par la gravure d'après le tableau d'Horace Yernet.

Le Journal de Paris, organe royaliste, et par suite fort mécontent de la résistance de Paris, a passé sous silence cet héroïque combat de la barrière de Clichy. Dans son numéro du 1«^ avril, il publie la note suivante :

L'armée alliée s'est approchée de Paris par la route de Meaux, dans la sorée du 29 mars. Les hauteurs de Belleville, de Chaumont et Montmartre avaient été garnies d'artillerie; ces hauteurs ont été attaquées mercredi 30, à dix heures et demie; les positions ayant été alors tournées et enlevées, le corps d'armée qui avait été engagé a effectué sa retraite et les barrières ont été exclusivement occupées par la garde nationale ; une suspension d'armes fut conclue à- cinq heures et demie ; les alliés gardèrent leurs positions et aucun militaire étranger ne pénétra dans la ville.

Ce n'est qu'en 1869 que la statue de Moncey

par Doublemard fut érigée sur la place Clichy : le maréchal était mort depuis 1842.

Après 1815, la fortune des Batignolles s'accrut rapidement. Le hameau de 1807 était devenu ville.

Ses habitants songèrent à s'admi-

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