VUE DU CANAL SAINT-DENIS
tion par celles des peuples alliés contre Napoléon. A ceux qui aiment philosopher sur les rapprochements de Fhistoire, il est loisible d'établir un lien entre cette fuite de Yarennes, cause de la déchéance de Louis XVI et ce pacte de 1814 par lequel Louis XVIII recevait des Russes, Anglais et Allemands le trône de ses aïeux.
Quartier du Pont-de-Flàndre. — Il n'y a pas si longtemps encore qu'une ligne d'omnibus dénommée Petite-Villette— Champs- Elysées suivait la rue d'Allemagne, franchissait le chemin de fer de Ceinture- et venait stationner dans la rue du Hainaut. Depuis, la tête de ligne fut reportée aux Buttes-Chaumont; on en a fait enfin la ligne Gare du Nord-Place de l'Aima, mais La Petite-Villette n'y a rien perdu, car les deux services rivaux des tramways de Pantin la desservent suffisamment. Ce n'est pas la Compagnie des omnibus qui avait pris l'initiative de ce vocable, Petite-Villette, pour désigner la partie orientale de la commune de La Villette ; on le trouve employé dès le commencement du siècle, concurremment avec celui de La Villette-Saint-Denis, parce que l'abbaye de Saint-Denis y avait possédé des terres.
Aujourd'hui, le quartier a reçu le nom du pont-viaduc sur lequel passe la ligne de Ceinture et de la station qui dessert la rue de Flandre. Il aurait tout aussi bien pu s'appeler le quartier des Abattoirs ou du Marché aux bestiaux, car ces deux établissements en occupent la moitié. C'est en 1859 que leur construction fut décidée. Le canal de l'Ourcq et le canal Saint-Denis, plusieurs lignes de chemin de fer, la proximité des barrières fournissaient toutes les commodités désirables. Les abattoirs s'élevèrent sur l'emplacement des anciens lieuxdits Grimprel et le Bon -Jour; le marché, sur celui de Rouvray. Huit années furent nécessaires à leur édification ; en 1867, on les inaugura sans grande solennité.
Le marché aux bestiaux a sa principale entrée sur la rue d'Allemagne. Les jours où il est ouvert, la Petite-Villette prend la physio-