‹ Paris--atlasChapitre 29 sur 339 · LA RUE DE RIVOLI ET L ES MAGASINS DU LOUVRE · texte numérisé non relu

LA RUE DE RIVOLI ET L ES MAGASINS DU LOUVRE

nom, vrai alors, est loin de l'être aujourd'hui; cependant la dénomination a subsisté et durera sans doute autant que le pont lui-même, qui, après avoir subi une crise sérieuse, en 1888, se porte fort bien maintenant. « Se porter comme le Pont-Neuf », cela veut dire, pour les Parisiens, qu'on est en très bonne santé.

On fait généralement honneur à Androuet du Cerceau de la construction de ce bel ouvrage, mais des indications retrouvées récemment permettent d'affirmer que, s'il en dessina le plan, il y eut parmi les maîtres des œuvres de la Ville des collaborateurs : Guillaume Marchand, Pierre Ghambiges entre autres, et c'est Marchand qui l'acheva en 1607; au dire de l'Estoile, le roi avait pu, dès 1603, le traverser pour « aller des Augustins au Louvre ». Bien que fort animé et bruyant aujourd'hui, le Pont-Neuf n'a plus rien de son aspect d'autrefois, lorsqu'il était envahi par les tréteaux de Tabarin et de bien d'autres, par les arracheurs de dents, les marchands d'orviétan, les joueurs de gobelets et surtout par les coupe-bourses qui exerçaient aisément leurs talents au milieu de cette foule de badauds, bouche bée devant les boniments et les parades qu'on leur servait. Plus tard, dans les demilunes, dont l'encorbellement est si gracieux, s'installèrent des bouti-

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