LES CYGNES AU JARDIN D'ACCLIMATATION
cations, elle sépare, nous l'avons dit, le XIV® et le XV® arrondissement ; puis, elle entre sur- le territoire mitoyen des communes de Yanves et de Malakofî où elle a sa première station extra muros. Peu après, l'horizon s'élargit, et l'on aperçoit à gauche, dans le lointain, le coquet village de Glamart, célèbre par ses petits pois et surtout par les bois dits de Meudon
qui commencent derrière ses dernières maisons et, par des chemins ravissants, nous conduiraient (8 kilomètres environ) aux portes mêmes de Versailles. Sur le beau viaduc du Val-Fleury, la ligne franchit une profonde vallée séparant Glamart de Meudon, le département de la Seine de celui de Seine-et- Oise ; au delà de la station de Meudon et de celle de Bellevue, établie au pied de la belle avenue qui mène au château de Meudon, elle se rapproche de plus en plus des bois et y entre complètement au delà de la station de Sèvres. Elle les quitte après la charmante station de Ghaville pour s'infléchir un peu vers FOuest et desservirViroflay . On atteint la gare de Versailles (rive gauche), qui s'ouvre sur l'avenue Thiers, près de l'hôtel de ville et de l'avenue de Sceaux, par un embranchement spécial qui se détache de la grande ligne de Bretagne, dont les trains, ainsi que ceux des chemins de fer de l'État et de la Grande Geinture, ont une gare particulière, dite des Ghantiers, à l'extrémité de la rue du même noni.
Une troisième ligne, enfin, inaugurée pendant l'été de 1900, conduit de l'esplanade des Invalides à Versailles ; al kilomètre au delà des fortifications, elle laisse à gauche la ligne des Moulineaux, traverse Issy, passe sous le viaduc du Val-Fleury et, par conséquent, sous les voies de la gare Montparnasse, et remonte la vallée que surmonte à gauche le hameau de Fleury. Elle s'engage alors dans un tunnel de 4 kilomètres, creusé sous la ville et le bois de Meudon, a une station à Vélizy, en plein bois, et vient se souder à la ligne précédente à hauteur de la station de Viroflay,