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VUE DE LA SEINE AU PECQ

il commença à faire bâtir Versailles — environ vingtcinq ans — songe-t-on déjà tant à la mort?

Le motif est douteux, mais le fait est certain. Le château abandonné devint en 1682 l'asile du roi d'Angleterre, Jacques II, qui y mourut en 1701. Ensuite, il devint le siège de la capitainerie des chasses ; puis, après 1789, successivement prison, école de cavalerie, caserne, pénitencier militaire. On peut juger par là à quelles dégradations le malheureux édifice se trouva exposé.

Enfin, un décret du 8 novembre 1862 prescrivit qu'il serait affecté à un musée gallo-romain. Il a conservé cette destination ; en même temps, la restauration du château était confiée à l'habile direction de M. Millet, qui entreprit de le restituer tel qu'il était au temps de sa splendeur. Depuis la mort de M. Millet, survenue en 1879, ses successeurs ont poursuivi l'œuvre commencée ; c'est maintenant, pour l'achever, l'affaire de quelques années à peine.

Officiellement, le musée de Saint-Germain se nomme musée des antiquités nationales. Il reçoit tous les objets qu'on a pu recueillir depuis l'époque la plus reculée jusqu'au règne de Charlemagne. Le public y est admis : 1° le dimanche, de dix heures et demie à quatre heures ; 2'* le mardi et le Jeudi, de onze heures et demie à cinq heures, en été, à quatre heures en hiver. Seuls, les travailleurs autorisés y ont accès le mercredi, le vendredi et le samedi.

Les collections sont disposées dans six salles du rez-de-chaussée et vingt-six de l'entresol, du premier et du deuxième étage. Un catalogue analytique en a été dressé avec une grande érudition par M. Salomon Reinach, membre de l'Institut et conservateur en chef. Nous lui emprunterons la plupart des indications qui vont suivre sur les richesses que l'archéologie et l'anthropologie comptent à Saint- Germain.

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