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LE PAVILLON DE HANOVRE

(boulevard des italiens).^

DEUXIEME ARRONDISSEMENT

peu lascives et fort déshabillées du Directoire.

Nous voici au boulevard des Italiens^ ainsi nommé depuis la fin du xviii® siècle, en Fhonneur des comédiens italiens dont le théâtre fut construit en 1782, et devint le théâtre de FOpéra- Comique. La façade n'en fut cependant jamais sur le boulevard même. On a donné plusieurs versions à ce sujet; la plus vraisemblable est celle-ci. Le vaste emplacement compris entre la rue Richelieu, la rue Saint- Marc, la rue de Grammont et le boulevard était occupé par un hôtel que le duc de Choiseul tenait de la dot de sa femme ; par l'intermédiaire du fermier général Laborde, il l'aliéna en 1780.

Des rues furent percées ; on décida la construction du théâtre italien ; mais le duc se réserva la façade dja^oulevard pour y bâtir des maisons de rapport, et, il stipula, afin de donner de l'animation au quartier nouveau qui se créait, que l'entrée du théâtre serait sur la place qui a reçu, en 1852, le nom de Boieldieu. Le plan était d'un bon calculateur et l'on sait quel succès financier il a eu ; le contrat fut, en outre, rédigé de façon si formelle qu'il est encore valable aujourd'hui; l'Opéra-Comique tournera éternellement le dos au boulevard dont il fut le parrain.

Les comédiens italiens y jouèrent pour la première fois le 23 avril 1783. Leur fusion avec la troupe française d'opéra- comique dura jusqu'en 1797. Celle-ci émigra alors à la salle Feydeau, construite depuis 1789 dans la rue du même nom, mais revint à la salle Favart en 1801. Celle-ci, démolie en 1839, fut reconstruite l'anr.-^e suivante; c'est elle qu'a détruit l'incendie du 2o mai 1887. Le souvenir de cette épouvantable catastrophe est encore dans toutes les mémoires.

La reconstruction de l'Opéra-Comique, décidée au lendemain même du sinistre, s'est fait attendre onze ans. Le l^'' juillet 1898 la troupe a quitté la salle du théâtre municipal de la place du Ghâtelet, où elle avait reçu l'hospitalité. Le nouveau théâtre, dont le style et les dispositions générales rappellent l'ancien, est dû à Dernier, et il a valu à son auteur,

Phot. Meiu'dom.

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