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DÉBOUCHÉ DE LA RUE DU TEMPLE

berté et conduite à Baie, le 18 décembre 1793, bénéficiant d'un écliange de prisonniers.

La Tour devait plus tard recevoir d'autres prisonniers d'État : Babœuf, Pichegru, Cadoudal, Moreau, Toussaint-Louverture. Napoléon P^ donna Tordre de la démolir, le 16 mars 1808, — ordre barbare ^ à nos yeux d'archéologue, car sans doule Paris posséderait encore l'un de ses plus curieux monuments. En môme temps, les anciens bâtiments firent place à un marché de friperie, dont la Botonde occupai lie centre.

Tout cela aussi a disparu au commencement du second Empire pour être remplacé par une halle de construction analogue à celle des Halles centrales; elle abrite toujours un marché à la toilette. Le square, qui le sépare de la rue de Bretagne, date du

même temps. On raconte que lorsque Madame Royale, devenue duchesse d'Angoulême, revint à Paris en 1814, elle fit un pèlerinage aux ruines de la tour où elle avait tant souffert, et y planta un saule pleureur que l'on aurait maintenu parmi les arbres du square. Est-ce une légende? Dans ses Mémoires, le baron Haussmann se borne à dire : (( Il (ce square) contient quelques vieux arbres, conservés avec soin, et une pièce d'eau qu'alimente une cascade tombant d'un rocher factice. »

La mairie de l'arrondissement, située sur la face orientale du square, a été construite, de 1864 à 1867, par les architectes Calliat et Eugène Chat, dans le style ordinaire des palais municipaux du second Empire, style honnête, mais quelque peu administratif.

La rue de Vendôme (Philippe de Vendôme, grand prieur du Temple) est devenu en 1864 la rue Béranger.

C'est, en effet, dans la maison portant le numéro 5 que le célèbre poète ^^ < chansonnier Pierre-Jean de Béranger -t^^ mourut le 16 juillet 1857, à l'âge de x 1j^] soixante-seize ans et onze mois. Il était né à Paris :

Dans ce pays plein d'or et de misère,

En l'an du Christ mil sept cent quatre-vingt,

Chez un tailleur, mon pauvre et vieux

[grand-père,] Moi nouveau-né, sachez ce qui m'advint.

Le passage Vendôme a été percé en 1827 pour relier la rue Béranger au boulevard. Il occupe une partie du terrain où était situé le couvent des Filles-du-Sauveur, fondé en 1704, «en faveur, dit Jaillot, des personnes qui veulent faire pénitence de leurs égarements ». Il y avait dans l'ancien Paris, un grand nombre de ces établissements.

Les boulevards. — Nous n'avons rien dit encore de la ligne des boulevards, dont le côté entre le boulevard Sébastopol et la rue du Pas-de-la- ^Mule forme la limite de l'arrondissement. C'en est, d'ailleurs, la rive tranquille; l'autre côté, appartenant aux X^ et XI® arrondissements est bien plus vivant, avec ses théâtres,

Phot. Gaillard.

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