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PORTE D'ENTRÉE DU PALAIS DES ARCHIVES NATIONALES

représentant des chevaux à l'abreuvoir, classé comme monument historique, etc.

Les Archives nationales. — Elles occupent le palais Soubise. On ne saurait contester à l'immeuble ce titre de palais, à voir sa majestueuse cour d'honneur où évoluaient à l'aise les carrosses royaux et princiers, à parcourir ses salons si élégamment décorés par des sculpteurs tels qu'Adam et Lemoine, des peintres tels que Restout, Boucher Natoire, Van Loo. Sur son emplacement s'éleva d'abord le logis du connétable de Clisson, bâti par lui vers 1370, grâce aux libéralités de

Charles V. De cette première construction a subsisté la charmante porte ogivale flanquée de deux tourelles en encorbellement, qui, sur la rue des Archives, fait face à la rue de Braque, — le dernier témoin resté debout à Paris de rarchitecture civile du xiv'^ siècle. Les Archives de l'État occupent l'immeuble depuis 1808 ; on a dû y adjoindre successivement de nouveaux bâtiments, .dont le principal, est sur la rue des Quatre-Fils, pour recevoir les documents, dont les versements annuels des ministères augmentent chaque année le nombre. Les historiens peuvent y puiser à pleines mains et aux sources les plus pures. En dépit de mutilations regrettables, les Archives conservent des fonds infiniment précieux :

ceux des établissements religieux des diocèses supprimés en 1790, les registres du Parlement, de la Chambre des comptes, du conseil d'État, du Châtelet, des délibérations du Bureau de la Ville, le Trésor des Chartes, les comptes des bâtiments royaux, etc.. En 18t)7, un musée où sont exposées les pièces les plus curieuses, soit par leur ancienneté, soit par la main qui les a signées, a été installé dans une partie des salons des princes de Sdubise ; le public est admis à le visiter tous les dimanches, de midi à trois heures.

Il n'y a pas longtemps que la rue des Archives porte ce nom dans toute son étendue : c'est en 1874 qu'on a supprimé la dénomination de rue de Chaume entre les rues des Francs-Bourgeois et des Haudriettes, de rue du Grand- Chantier, entre les rues des Haudriettes et Pastourelle; de rue des Enfants -Rouges entre les rues Pastourelle et Portefoin ; de rue Molay entre les rues Portefoin et de Bretagne. Ce nom d'Enfants Rouges qui est celui d'un des quartiers du III^ arrondissement, mérite une explication : c'était celui d'un hôpital fondé par Marguerite de Navarre, vers 1533, pour donner asile à des orphelins que l'on vêtit de drap rouge.

La rue des Quatre-Fils tire son nom d'une enseigne où étaient figurés les quatre fils Aymon, si célèbres au moyen âge ; celle des Haudriettes rappelle la fondation charitable faite en 1320, par Etienne Haudry, d'une maison de retraite pour les vieilles femmes, qu'on nomma pour cette raison « les vieilles Haudriettes ». Cette rue a aussi porté jadis le nom de la rue de l'Echelle-du-Temple, parce que le grand-prieur en avait fait élever une — lisez échelle, c'est-à-dire gibet — à son extrémité.

Nous passons dans le quartier Sainte-Avoie. Il ne reste plus rien du couvent de femmes fondé à la fin du xiii^ siècle sous le nom de sainte Avoie; il subsista jusqu'à la Révolution; le percement de la rue de Rambuteau, en 1838, en a fait tomber les derniers bâtiments qui s'élevaient à l'angle de la rue du Temple, nommée elle-même dans cette partie de son tracé rue Sainte-Avoie, jusqu'en 1851.

Ce n'est plus aussi qu'un souvenir, la maison portant le n^ 12 delà rue Transnonain, tristement historique par le massacre qui y

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