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UNE DES COURS DE L'INSTITUT DE FRANCE

pour accomplir certains travaux supplémentaires.

A vrai dire, le monument ne vaut guère que par sa façade, d'une ordonnance sévère jusqu'à en être glaciale, et par l'harmonie de la grande salle du premier étage, où, depuis 1832, est installé le musée des monnaies etmédailles, ouvert au public le mardi et le vendredi, de midi à trois heures. L'escalier qui y conduit n'est pas non plus sans majesté, mais tout le reste de la construction est sombre, bas de plafond, visiblement sacrifié à l'aspect extérieur.

Plus d'un siècle avant, dès 1665, la tour de Nesle était tombée, et avec elle la plus grande partie delà forte muraille de Philippe- * Auguste, inutile et deve-

nue gênante. C'est que, par testament du 6 mars 1661, le cardinal Mazarin, pris, devant la mort, de quelque pudeur à s'être scandaleusement enrichi aux dépens de la France, avait décidé la fondation d'un collège et d'une académie où seraient élevés 60 écoliers : 15 du territoire de Pignerol, Ib d'Alsace et d'autres payscontigus d'Allemagne, 20 de Flandre, Artois, Hamaut et Luxembourg, 10 du Roussillon et de la Cerdagne. Or, on était assez embarrassé de trouver l'emplacement suffisant pour cette fondation du collège des Quatre-Nations, que le roi voulait grandiose, et ce n'est qu'après plusieurs hésitations que Ton s'était arrêté à l'emplacement des anciennes dépendances de l'hôtel de Nesle. Levau conçut le plan de l'édifice en 1665; les bâtiments commencèrent à s'élever aussitôt; ils nous ont été conservés presque intacts, tels que l'Institut les occupe aujourd'hui; il est donc loisible d'en admirer la lourdeur, le manque de grâce. La Révolution supprima fœuvre créée par Mazarin, moins cependant sa très riche bibliothèque, qui occupe encore aujourd'hui l'aile gauche du palais, et est construite précisément sur l'emplacement de la tour de Nesle ; le tombeau du cardinal, œuvre de Goysevox, qui ornait la chapelle, fut transféré au musée des Monuments français (d'où, plus tard, on l'a installé au musée de Versailles). Les bâtiments furent fermés, déserts. Ils ne devaient se rouvrir qu'en vertu du décret du 1«^' mai 180b, par lequel Napoléon P^ en faisait le siège de l'Institut de France. L'Institut n'est pas son œuvre, cependant ; l'honneur en appartient a la Convention, qui, après avoir eu peut-être le tort de supprimer les anciennes Académies en 1793, eut le mérite de les restaurer définitivement, soiis

SIXIEME ARRONDISSEMENT

le nom d'Institut national, par la loi du 25 octobre 179o. Quelques changements seulement, et de peu d'importance, ont été apportés à l'organisation primitive ; le principal a été la création, en 1832, sous le nom d'Académie des sciences morales et politiques, d'une cinquième classe de l'Institut.

Ces cinq classes sont actuellement composées de la façon suivante :

Académie française

Académie des sciences

Académie des inscriptions et belles-lettres. .

Académie des beaux-arts

Académie des sciences morales et politiques.

Total. ....

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