‹ Paris au boisChapitre 10 sur 24 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'alléa de* Poleaui. — Son véritable nom. — Grands progrés des oraliera pariiians. — Leur cbifTre lugmenls dini une proporlioa coniidértble. — HM. lei milïtairei. — DigretiioD à propoi de noa hominei d'écurie. — Lei veneun. — Le» proreHeuri. — Les (upeTChici. — Ruiftqaouères. — Amuonei exoliquet. — Ecoféres parjiienaet. — Phfaiologie de l'baJiitué.

L'allée des Poteaux, dans laquelle od ne trouve d'ailleurs aucune trace d'aucuns poteaux, s'appelle en réalité la route de Saint-Denis.

Elle commence dès l'entrée du Bois, à droite de l'allée des lacs, et aboutit à la porte de Boulogne, après avoir décrit les circuits les plus iogéoieux. Elle est le rendez-vous quotidien de tous ceux qui montent à cheval, c'est-à-dire de la majorité des Parisiens qui ont des loisirs.

|3i PARIS AU BOIS.

Depuis viagl ans, le nombre des cavaliers qui fréquenlent régulièrement le Bois a cerlaîneoient décuplé, el l'on peut dire qu'aujourd'hui loules les nolabilités du high-life y font à une heure quelconque une apparilion plus ou moins lonnue.

Les gros bonnels de la finance, les étoiles des théâtres, les peintres à succès, les commerçants dont les produits ont réussi, et ceux qui ne sont rien du tout que des gens suffisamment reniés, ont pris l'habilude de figurer régulièrement dans ce défile chaque jour plus nombreux el, il faul bien le reconnaitre, chaque jour plus élégant.

Non seulement on a pris la peine d'apprendre à monter à cheval, mais on a le souci de bien choisir l'animal que l'on monte et le soin de s'hahiller correctement.

L'ensemble du spectacle y a gagné, ce n'est pas douteux.

11 y a progrès incontestable dans la moyenne.

Mais l'originaUté des individualités s'est singulièrement atténuée j les contrastes qui frappaient autrefois le regard de l'observateur le moins attentif n'existent plus, et les différences d'un groupe à l'autre ne sont plus qu'une affaire de nuances souvent très difficiles à percevoir.

Le moment de l'anaée où l'efTectif des cavaliers de l'allée des Poleaux se trouve au grand complet coïncide avec l'ouverture du concours liippique. A cette époque prinlanière, l'état de la culture a nécessité la clôture des chasses à courre, qui retiennent dans leurs propriétés rurales un grand nombre de Parisiens qui ue sont pas les moins amateurs d'équïtation.

Quant à ceux qui ont passe Tbiver dans la capitale, aucun d'eux n'a pris encore ses quartiers d'été.

11 en résulte que jusqu'au moment du Grand Prix, après lequel il est de bon ton de disparaître, le personnel équitant se cbiffre par milliers, el que l'allée des Poteaux se peuple d'un nombre incalculable de cavaliers et d'amazones.

La circulation y devient absolument difficile et nécessite uae présence d'esprit e( une prudence exceptionnelles de la part de tous ceux qui la fréquentent.

Le moindre moment d'oubli de la part de l'un des cavaliers, le moindre mouvemenl de gaieté de Tua des quadrupèdes a une influence désastreuse sur l'ensemble de la procession.

Une fausse manoeuvre perpétrée ' sur un point quelconque du parcours se fait ressentir parfois à cent mètres de l'endroit oii elle a été commise, et (ont un escadron se trouve subitement arrête, par le refus d'avancer ou toute autre incartade d'un cheval dont on ne voit même pas le bout delà queue.

L'équitation pratiquée dans de setnblables condilions ne peut réellement plus être considérée comme un exercice du corps, mais elle devient une véritable gymnastique de l'esprit, tenu perpétuellement en éveil et concentré sur les moyens à employer pour prévenir, éviter ou tout au moins atlénuer toute velléité fantaisiste de l'animal qu'on dirige au milieu de ce cortège.

Pendaat cette saisoD, où l'cncoDibrement est Tétat normal, les cavaliers qui aiment réquilation pour l'exercice, pour la rapidité de la locomotion et l'activité qu'elle procure à la circulation du sang, ceux-là, dis-je, évitent avec un soin pieux de se laisser englober dans la foule et s'éloignent de l'allée des Poteaux avec terreur.

Comme les oiseaux prisa la glu, les nageurs enlisés dans la vase ou retenus par les herbes, ils ne se laissent pas prendre deux fois au même piège.

nuTlib.UU. tntfStlHi

Parmi ces partisans de l'équitation vive, les officiers sont les plus nombreux.

La plupart d'entre eux montent à cheval dès l'aurore et terminent leur promenade au moment même où le flot arrive.

Ce procédé, pour éviter sùremeot la foule, serait volontiers employé par les cavaliers laïques qui ont à monter de jeunes chevaui dont le dressaije □*est pas arrivé à une perfeclion absolue, ou des aDimaux demeurés nerveux malgré l'expérience et les allcinles de l'âge.

Mais comment obtenir d'un patefrenier libre qu'il se lève à la chaudelle pour panser et donner l'avoine en temps utile au cheval que vous voudriez monter à sept beures du matin?

Le personnel contemporain des hommes d'écurie ne saurait admettre qu'un simple civil émette de pareilles prétentions! Ils consenteat à servir leurs coélecteurs, niais à la condition formelle que les exigences de leurs maîtres soieol conformes à leurs habitudes personnelles.

Est-il admissible qu'un homme, habitué à faire tourner jusqu'à une heure avancée de la nuit les tourniquets de tous les bars du quartier, consente à se

lever avant lé jour, sous le ridicule prétexte que son maître a la prélealion de faire sa promenade à l'heure qui lui convient? Point. Qu'il fosse son persil à l'heure de tout le monde I

La discipline et la hiérarchie permettent aus officiers d'obtenir de leurs brosseurs des choses que nous ne songeons même pas à demander aux hommes que nous payons dix fois plus cher.

Nous manquons de salle de police et de pelotons de punition, et, dans ces circonstances comme dans bien d'autres, du prestige de l'uniforme.

On n'envoie pas promener avec la même désinvolture un personnage couvert de galons, qui peut ouvrir ou fermer à volonté les portes du bloc, et un simple particulier qui, s'il lui prend fantaisie de vous congédier, est obligé de

vous payer vos huit jours et a de plus la certitude d'être aussi mal servi par votre successeur.

Les premiers arrivés après MM. les militaires sont les veneurs.

Leurs hommes, recrutés ea province, n'ont pas complètement perdu le respect et tiennent encore un cerluin compte des ordres reçus, si ridicules qu'ils puissent les trouver.

Ils ont l'habitude de conduire au rendez-vous les chevaux de relais, e( par conséquent de se lever de bonne heure.

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A la campagne, d'ailleurs, les domestiques se montrent d'une indépendance moins complète que leurs confrères des Champs-Elysées.

Les places y sont moins nombreuses, et, lorsque l'un d'eux se trouve congédié, il a plus de peine à rencontrer l'équivalenl de la condition qu'il a perdue.

11 n'en faut pas davantage pour qu'ils aient conservé une soumission relative.

142 PARIS Al! BOIS.

En même lemps que les i' chasseurs diligents, levés dès l'aurore, n ou voit arriver les professeurs d'équitatioQ, accompagaaat leurs jeunes élèves.

Le sigue caraclérislique des membres du corps enseignant, quels que soient d'ailleurs l'âge et le sexe du spécimen qu'on rencontre, c'est l'air de résignation que respire loule leur personne.

On sent à leur attitude combien leur profession leur est devenue indifTcrenle.

C'est d'un air absolument désabusé des joies de ré(|uilation qu'ils passent du pas au Irot, et du trol au galop, et les observations qu'ils se croient obliges de faire de temps à autre sont émises d'un ton si parfaitement égal, qu'on comprend qu'elles sont dictées par le seul devoir professionnel.

Rester à cheval tous les jours pendant une trentaine d'années, aux allures calmes, ce oe doit cerlaiDement pas être Tidéal de la vie, cl l'imaginatiou In moins romanesque doit se contenter difficilement d'un ordinaire aussi régulièrement monotone.

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Le rôle du professeur doit être, quoi qu'il enseigne, lerriblemeDl ingrat; mais quand il s'agit d'apprendre dans des conditions de sécurité absolue un art qui demande l'attrait du danger pour devenir véritablement intéressant, il me semble que ce doit être le comble de l'ennui, et je ne comprends que difScilement par quels conseils ingénieux on peut préparer un cavalier, qu'on promène sur un vieux rossard d'une douceur évangélique, aux difficultés qu'il devra surmonter, si la fantaisie lui prend de tenter l'cducalion d'un poulain de pur sang ou simplement de monter un cheval quelque peu énergique.

Les gens toul à fait chics, classés parmi les élégaDts à brevet supérieur, arrivent seulement aux heures tardives et ne se décident à venir montrer leurs grâces raffinées que vers onze heures.

En commençant leur promenade beaucoup plus tard que le commun des mortels, ils oui la cerlitude d'être plus sûrement admirés, car leur venue coïncide avec le retour du gros public, qui, ayant à vaquer à ses occupations de raprès-midi, ne saurait prolonger indéfiniment sa promenade matinale.

De cette façon, les premiers sujets se trouvent faire face à la masse des figurants, qui coDStituenl en même temps le public, et la direction qu'ils suivent favorise la contemplation admiralive sur laquelle ils sont en droit de compter.

PARIS Al) BOIS.

C'est avec celte catégorie de cavaliers supercbics qu'apparaissent tes rastaquouères, cesregreltables exotiques qui s'eaiparenide toutes les bonnes places, monopolisent les premières loges, envahissent tous les endroits publics, étalant avec ostentation leurs vêtements extraordinaires et gênant partout les indigènes par leurs manières transocéaniques et leur sans-géne tropical.

u dtt Piopu il ulnt iDHtig

Ces encombranls personnages, aussi gênants à cheval qu'à pied, font irruplion dans la foule des cavaliers avec leur éternelle ignorance de tout savoirvivre européen, forçant celui-ci à s'arrêter brusquement pour leur faire place, érailant le genou de celui-ci , bousculant celle-là, se comportant en un mot avec (ouïe la politesse d'une boule lancée au milieu d'un jeu de quilles.

lis seraient absolument insupportables si l'ennui que produit leur odieuse présence n'était compensé par le plaisir qu'on a à regarder leurs femmes et leurs sœurs, aussi jolies pour la plupart qu'eux-mêmes sont déplaisants. C'est en eiTet une chose incroyable que toutes les femmes de ces pays inexplorés soient aussi charmantes, tandis que tous les hommes ont de si regrettnbles enveloppes terrestres.

C'est inexplicable. Mais quelle bonne fortune pour nos yeux que dans ces pays lorrides les jeunes filles n'aient pas la fôcheuse habitude de ressembler à leurs pères 1

Qu'elles continuent, c'est le conseil le plus sincère que nous puissions leur donner.

L'ALLÉE DES POTEAUX

A coaseriré les modci et 1& tournure de sa jeunesse. Haute avec la souplesse d'un jeune homme qui aurait par surcroît une expérience consommée. Se promène UntAIsurun énorme cheval très près du laog, lanl6t anr un double pone; très près de terre et rood comme une futaille. Est aussi à ton aise mr l'un que sur l'autre. La longueur de ses jambes lui permettrait d'ailleurs d'envelopper le timonier le plus étoffé, — et, au besoin, le cheval de la statue du pont Neuf. — Ferait même CDOiplètemeat illusion sur cette monture métallurgique, s'il consentait jamais i •baodoiuier la redingote 1830 pour le pourpoint Henri IV.

Comte et comtesse X..., l'an des mëDagei Ict pla* exacte à l'tveiiue de* Foteiai. Arrivent n^gulièrcmenti la même heure et disparaiisent iarariablement i une demie qui doit correipondre de façon malhématiqne avec le momeDl ùié pour le déjeuner. Uontenl très correctement des chevani admirablement mil et très bien choisis.

Commencent i monter i cheval auiiilAt leur retour à Parli, aaoi attendre que let cbaues loient termiDée». Ne tiennent ni i se montrer, ni à regarder les autre*. Sont de) cavatieri sincère* auzqnel* l'ëqaitatioo lurCt, et qui n'ont pu besoin du stimulant de la galerie.

L'ALLÉE DES POTEAUX

Il n'y ■ pu eocore bien loDgtempa que le cherïl de pur sang inipirait une sûnle lerreor à !■ plupart des cavaliert de promenade.

Anjourd'hai, on rencontre dea funilles enlièref qui emploient ce quadrupède tam aucaoe ■ppréfaeniion. Père, mère, enfanli, neveoi et niicet Dtiliienl comme hachi lei chevaux qui n'ont pas rénsii k l'eDlraloemeot.

Le 61s ttné, moulé par te même procédé, vient dn quartier i la rencontre de ses parents et le* rejoint à heure fixe au mime point de Tallée des Foteani. On fait alors volte-face, et la famille, désormais an complet, termine sa promenade dans nn canter dn meilleur style.

I/ALLÉE DES POTEAUX

M. G... idore \ei ponefs, à la condilion expresse qu'ils loient pirlkulièremeot chaud*. SVn sert CD toute circouiluice, au Boil, i la cfause, aui rallyel-papen.

SoD poids iuvruscmbUble, — uue quaraDtame de kiloa, — lui permcllrtit de faire lei chasses les plus dures sur des sbclllandus. Consent à monter des chevaui mesurant ud mètre quaroolc au igarrot, ce qui correspoud pour lui h un hunter eiccplionnellcment trapu.

L'ALLEE DES POTEAUX

Fait chaque matin «on tour de Boii d'un leul l(?mps de trot. Ualjré celle habitude cl ton poids, arrive à conterver le même cheval pendant deux mIsoq) eoDiécuttves.

Circule habituellement seul et ptrail ne coonattre aucun des habitués. En lent cai, ne salue

Possède les plus grands yeui du Biis. S'il était Femme, un poète les eiti certainement célébrés. Util comme il appartient au sexe Tort, ces jeux incomparables attendent encore leur Homère.

L'ALLÉE DES POTEAUX

PissioDii émeut épris du pIcEn air. Se joue de loules lei ialempéricii. Eit muni d'un outillage qui lui permet de circuler p&r les temps les plus épouvantables. Me craint pas de faire le tour du Boli avec un caoutchouc dont la coupe lui donne une vague reascmbliDce avec les capucins des baromitres pittoresques.

Honte UD fils du désert un peu falijjué, mais résislanl, qui peut impunément venir chaque matin des quartiers les plus excenlriqucs.

t U-bas, li-bas, derrière le Luxembourg (bit) > jusqu'A l'allée des Poteaux.

Signe parliculier : Fait le plus ^rand tour. — L'avenue du Trocadéro. Le tour de Lon<|champs. Retour par la cascade. Allée des Poteaux. Avenue du Bois et boulevard des Invalides.

L'ALLÉE DES POTEAUX

S'est gubilement révélé l'un de no* principaux romBuciers. Se déclare incapable d'écrire un ligne ail n'a pas Tait quelques kilamétres à nn bon galop. CooDatt Dieu el le diable. A pou chacun un sourire, un gcsie aimable ou une apostrophe gracieuse.

L'ALLÉE DES POTEAUX

NV peul-itre pu une réjuUrîté tbMlue dan* let traiti, qui rappellenl la phyiionomie plu* ialelligente que raphaëleaque du grand publicitle Ëmlte de GirardJD. Le pince-net, qu'elle ne quitte jacnaii, contribue «ans doute t cette regrettable renemblance, dont elle ne parait pu d'ailleurs te préoccuper.

Uonte à cheval avec une déiiiivolture toute maiculiue, le poiag tur la hanche et le chapeau rabattu lur les f eui, ce qui lui permet de dëvÎM^er let amuonei au puiage.

PuK pour jouir d'une aiiance trè» au-deuui de la mojEnne.

r/ALLÉE DES POTEAUX.

Bien monter eit ud art que poHtdent égalemeDl ce» deux rrèreit in*épu-tblei. PaoeDl quiDie heurei lur ringl-quatre la cravache ou le Touet à la main. Montent chaque jour un nombre indëtermlné de chevaui, en attellent un chifTre eacore plu* élevé, et conduisent toujoun eui-méme*, en vertu de cet axiome que seul le propriétaire connaît k Tond son cheval et lait en faire valoir le* qualité* et en diuimuler le* déraula. Il en résulte que, lani coniacrer de* lommei auisi coniidérablei que les rastaquouires, qui ae piquent d'atteler luiueu*emenl, ili diipoient d'une cavalerie qui ne le cède en rien à celle des plus huppé*. Ce dont enragent les rourniueurs attitré* de la haute finance, car il* ont toujours peur que le* gens qui arrivent à se remonter convenablement **n* ttre milliardaire* ne divulguent les procédé* auiquel* ib ont reconn.

Le triomphe de l'Eau do féei : demeure éterDellemeot brun, sinon toujouri jeuoe, A ttti le» beaux joun des lundit de l'Impératrice, et au fond dei déparlementi, oà il a été quelque peu préfet, OD rencontre encore quelque! vieille) damei qui parlent avec émolion du bel Albert quand elle* veulent citer le nom d'un danseur in camp arable, d'un cavalier infatigable ou d'un homnie d'une courtoisie incoiiDue de noi jours. Il a en effet possédé toutes ces qualités; malheureuseinent il souffre mainlenanl de névralgie) causées par les teintures variées dont il a fait usage, et son caractère est devenu insupportable.

L'ALLÉE DES POTEAUX

UkTche lu Bois du même train que duu les alléo de Rambouillet, où elle ae quitte pa* la queue de lea chieus. Montre autant d'entrain que le meilleur de aet piqueurs, mais a comme la plupart d'entre eux un mépris abiolu pour la position académique tant recommandée pir HM. les proFeiseurs d'équitalion. Fait toutes ses promenades comme elle suit toutes les chasses, sans s'asseoir une seule fois dans la selle, ce qui ne l'empâchc pat d'èlrc très solide & cheval. Uaia, malgré la meilleure voloulé du monde, il est impoisible de domier le nom d'aïsiettc à ce genre de lolidilé.

L'ALLÉE DES POTEAUX

vt

Promenade de funille, — gendre, fille et beau-père. —Celui-ci considère que l'équititioa eil inconte Blablemenl, de tous lei mofcna de locamolioD, le plua Ucfaeui. Ne cornent à Femplojrer que pour ■voir le pluiîr de regarder d'uae Dianière un peu auivie la lilhouelte de «a fille eu amwoae, et trouve dana la coatemplalion de cette taille d'une lupréme élégance la coasolaUoD de a« dérormalian peraoanelle. Il eal auaai fier de aon œurre qu'un iculpleur qui aurait conMcré toute aa vie à la confection d'une admirable ilalue, et quand il voit, ce qui arrive louveni au coura d'une promenade, dana lei regarda d'un cavalier l'eipreetion d'une admiration liacère, ion visage l'illunine, comme ai le compliment involontaire qu'il a recueilli au paiiage lui avait été directement adreiaé. Pour un peu, il saluerait. Dame! le» auleura le font bien pour de moiodrea chefs^'œuvre !

L'ALLÉE DES POTEAUX

Le cadet dépcnie depuis i l'emploi de* chevaui de pur

n'eal pu parvenu i vaincre U réiiiUnce de l'ainé, qui coDV'ictioD, «■□ unique argumeDl :

t — Ce) chevaui-là ne «ont pal faili pour

ani loua lei Iréiari de aoa ëluqueuce pour ronvcrtir ion frère à \g, pour lesquels il profesie un véritable culte. Son long plaidoyer

borne à répélcr, avec une inëbraDlablc

L'ALLÉE DES POTEAUX

A dislance, on jurerait que ce groa moDtJeur a oublie d'enlever ta «eriiclle qu'il doil mellre autour de sod col pour dëjcuaer, crainle des tachei sur «ou gilet. Quand il approche, on recoDnall que la tache blanche qui le signalait & votre atlenlion est une barbe de proporlioni

Honte uDiquemenl pour montrer aui populations celle extraordinaire vëgétatioD pileute, qui a du moint le mérite de cacher une notable partie de ta figure, et si, comme c'est probable, elle diasimule la plut défcctueuae, elle lui rend un fier service, à en juger par ce qu'elle ne cache paa.

L'AHEE DES POTEAUX.

Monte tout le» jouri que Ucu fait, et pu tou» lei lemp» qu'il lui pltti de noiu iccorder, — lerglu eicepté. — Pratique loutea lei allurea, maia prérère le pta. Est un de» plu» tncient parmi le* habitué» du Bail, qu'il connaît tau*, et qui le conDaiuenl éjalemeni *oui le lurDom (inexplicable pour ceux qui n'ont pa* tu l'album de Nidrac) de M. Mae Aron. Klait «itrefoit le plu» lolilaire et le plus papillonnaot de» cavalier*, (rottaot d'un groupe à l'autre , t'atlachani *ucresiiiemeat aui pas de toutes les amaiones. S'eil Usé maintenant, et donne de» preuve» de fidélité en restant, pendant la plupart de »es promenades, ani cAlés d'un ami aussi régulier que lut dancie* habitudes, Ke sortent guère de l'allée de» Poteaux sans Décewilé.

L'ALLKE DES POTEAIX.

Ifuntn G... D... Accompagne, dretie, préwnte les chevaux mi» pour dunei, figure dam Ici Longchtmpi de cherwix de selle tu eoaetmit hippique. .

AtuI autreroU emprunté i ion mari une part de «od enlrain en Tace de l'obitacle. A gagné eu prudence ce qu'elle ■ maintenant perdu eu bardicMe. Cette deroière vertu lui a mérité la clientèle det famillei, qui lui conGeut maintenant la conduite de leuri bieuileipluipréeieui (leur* jeunet filles), et elle les rend à leurs ramlUei lani accident.

VU Totre fill' que j'vous ramène, Telle que vous m' l'arei confiée...

(Air connu.)

L'ALLÉE DES POTEAUX

Le plua fort double poney connu. Porte un poidi énorme itec une UMncc complète, el se pcrmet roâmc de temptà autre quelques bouda de gsEcté. Son propriéliire l'emploie i Ix cbtaie peudut toute la laisan rigoureuse. L'amène au Bois pour faire ses promcnadci du prinlempa, et le repose, l'ëlë, en l'attelant pour faire le serilcc dca bagages ï la gare, qui n'est pas k plus de teiic kiloaiètres de l'babitatlon. Réiiste à ce régime depuis un peu plus de neuf ana et ne donne aucun tigoc de décadence qui puiase Taire prévoir qu'il ne continuera pas indéfiniment ses bons el loyaux

L'ALLEE DES POTEAUX

Fût M première appu-ition tu Bol» «auitdl que la ttiioD de» chuKi ut terniiiiée et que «ei deroir* de maître d*équipage n'abrarbenl plui la majeure partie de >od tempi. Très élégant cavalier, il donne k toui lei chevaui qu'il monte de* apparence! de ugeue qu'ili ne conierrent pas toujouri quand il« paaaenl dana dei maini moini eipérimentéea et moint lëgire». Ne déteate pai avoir araire aiu cabocbarda elauiealioclicuiea, qui lui fourniiaenl l'octaiion d'utiliaer lei talent*.

L'ALLÉB DES POTEAUX.

Le prbce deg ucompagnaleura : douceur, patience, bonnes façona. Pratique depuis qu'il a l'âge de raigon.

A mérite par m bientreiltance légendaire d'être faniîlièreineat déiigné sou» le uom du t père Countt > . Connaît par le détail toute la cavalerie du fioia, qu'il voit déCler chaque jour dani l'allée de* Poteaux et une fois par aemaine rue de Ponibieu, où il leconde de sa grande cipérience ion ami Cbéri. Donne au bctoin un eicellcnt reascignemenl, mais a'cn est pu prodigue. Connaît la valeur du proverbe oriental : ■ La parole est d'argent, mais le silence eit d'or. > L'un des rares écuf en servants auquel un père prudent, mais impotent, doublé d'une mère rebelle 1 l'équitatioa, puisse confier en toute sécurité la conduite de m Gllc.

L'ALLÉE DES POTEAUX

-.yf.

Uoule CD promeDade tes chevkui de «on écurie qu'ui

m peu de fatigue

ool arrtlëi dao* leur entratnentenl. Cavalier coulant el très à wn aite. Uoote au petit galop le crimiocl pavé de boîa de l'nienue dei Champs-Eljséci. A été le plu» groi enfant de Parit, en est aujourd'hui un dei plui sveltea jeuuei geui, ce qui ■ permia i dei amii irrévërencieui de le • le dégonfla > .

L'ALLÉE DES POTEAUX

■Wr*f'«

CaV^C

Diipoie d'une cavticrie inuombrible qui ta du blanc au noir en panant par toutea lea nuance* connuei. Uonle toute cette coUeclioo d'animuii remarquablet avec une aisance et un brio uni égal, et, qu'elle toit tur mu cheva] blanc comme feuLaTajetle, ou lur ion cheval noir comme feu Ernett, on a loujouri un égal plajiir i I* contempler. C'est la joie de* feux dei vieux babîluë» du Boia, et li, pour un motif quelconque, elle manque à )ou pèlerinage quotidien, toute la bande de sei admirateur* cal dan* le maraamc, n]aus*ade et grinchue. Mai*, dèa qu'elle apparaît, toute leur bonne humeur revient, leurs cbcvaui cui-méme* ae réveillent, et loua se mettent k galoper k aa suite pour admirer plu* longtemps son élégante et fine lilhonetle.

L'ALLÉE DES POTEAUX

'^^^iÊJt

Ne moDie que de «ei élèves. En « de toui les lyes. Le plus jeune ■ pour les mouches une horreur ioaurmoolkble et recourt aux gestes les plus Luprévus poar tes déloger. Le croquis ci-deuus s'elTorcc de reproduire le plus eiactement possible un mouvement dettioé à mettre ea fuite un tson qui s'élut fixé au pssaage des unglei. Pu bonheur, ton cavalier ne se soucie pas plui des contorsions de >■ monture que li elle marchait du pas le plus régulier. Il a cependant manifeaté l'intention de faire l'emplellc d'un filet. Je crois que ion cheval lui saura gré de cette dépense.

L'ALLEE DES POTEAUX

CerUt, 1* nouvcUc géncralion mililtire « fourai une rcmarqutblc callcclion d'écujferi accomplii, mais toug ccui que compte l'armée D'appartienucul pa* aux rëceotes promoUoiu. C'e«l une mauvaiie r«çoii d'encourager les Douveaui venui que d'oubLer ceux de leurs alnës qui oot donné le bon exemple, et sont retlés de taille à porter miim vivement d'un point k un autre les étoiles du général de diviiion que l'unique galon d'argent du M>u»Jieu tenant.

I/ALLËE DES POTEAUX.

Encore un cavalier qu'uoe tncessante pratique de l'ëquilatian a protégé contre l'obésité. Conserve, aprèi un dcmt-sièclc d'eiercicc, la lournure et la solidité d'uD jeune homine. Quand on les secoue ligoureugcmcnl en galopant pendant des journées entières k la tpeue de« chiens, lei rhumatisme* qui auraient l'intention de vous envahir finissent par renoncer i leur criminel projet. Ils comprenaent qu'on est prSti recourir aux moyens eitrtmea pour se débarrasser d'eux, et, trouvant ic, ils cherchent ailleurs.

L'ALLÉE DES POTEAUX

A obtenu dans Ici LoDijchuiipi de chevaui de «elle du cancoura hippique dei auccèi donl lei habituel causerrent le MUTenir. Ne \es a pu oubliés non plus et en a gardé une légitime 6erté, qui H révèle dani tes moinilr» geile*.

Camme nobleue, aoccè* oblige, cl noua comptona bien que ce brillant cavalier ne »e contentera pat de lei triomphes du Palaia de l'Industrie. Nous l'attendons, pour l'^plaudir de nouveau, aui proehatnea rénoiona de la Croix de Bcrny. Sa place eat marquée parmi les plus audacieui habits rouges.

1,'ALLEE DES POTEAIX.

ta

Ne monte au Boit que des chevaux lyuil chasié pendant pluitcuri auiiéei consécutives, parraitemenl habitués à la meule el se préoccupant austî peu des bondi des chiens entre leuri Jamhes que nous, Pariiiens du dii-neutièoie sièric, poucoDs nous soucier des prédictions lerrifianlcs de l'an mil. N'en proressc pas moins une horreur saii<juiiiaire k l'adresse des toutous (]ui galopent dans les aUées cavaUères. Voudrait les voir tous massacrés el les menace avec des jurous épouvantables, pour peu que leurs ébats les cooduiscnt dans son voisinage, des foudres d'un revolver imaginaire. Oà esl-ce qu'est mon tonnerre???

L'ALLÉE DES POTEAUX

Démontre de la façoD la plut pérenptotrc qu'il ae Taut pu courondre les moti : < gauche > et t gaucher i ■ Pratique tous lei sports avec un égal sucrés, llonle à cheral plus que correclemenl et gagne de temps & autre sa course plate à LongchampsouïChanlilly. Tire l'épée très sérieusement et ne trouve d'adrersaires, pour faire sa partie de paume, qu'à la condition de rendre ud respectable nombre de points aux meilleures raquettes. Quant au lann-tennis, les plus adroites font des bassesses pour l'avoir dans leur camp.

L'ALLEE DES POTËAUK.

Vae de* rares «msioDCs qui soïcat vraimcal assiseï dtna leur selle, et qdd Ici crachcls. Monte tous les malios ivec l'un ou l'autre de ses fils ou de ses neveui, auiqucli elle donne >cs aages conseils et le bon cicmple. Comme elle veille avec le même lèle sur les autres parties de l'ëducatioa de toute cette jeuneise, elle ne peut consacrer qu'une heure k ra promenade. liais cette heure, consciencieusement employée, lui suIEl pour faire un tour complet.

L'ALLEE DES POTEAUX

Ne rentre que lorsqu'on ne peut plua chaiser d'aucune façon. Se diacide alori k quitter ion cutel et k ramener à Pari» le vieux pur «an^ avec lequel il a forcé le dernier lièvre de ton canton. Reprend immédialemenl tontes tci habitudes de citadin mondain, et coniidère comme perdue toute journée qui n'a pu eu aa promenade, aon utaut et «on bal. Comme il est le plu« serviablc dea hoiumca, il fait presque chaque jour une ou deux tournéea tupplémenltirei sur les chevaux d'amii trop occupés ou trop ptreaseui pour donner i leurs montures l'exercice nécesaaire et aont heureux de recourir à la complaisance d'un cavalier auquel aa patience a valu le nom de ■ père des chevaux • . Se trouve i merveille de ce régime, car il le suit depuis un bon bout de temps, cl reste cependant identiquement le même.

I/ALLÉE DBS POTEAUX.

Réappïraitseot chaque année «u Bois îmini^diBlcmeDl après la cUlure de U chusc au renard. Ont pria de l'uiglais uoe lelle babilude, qu'ili lonl tounenl embarrasiés pour expliquer toute teur pensée à ceux de leurs unis qui ne coDDaÎMeDl que le rraoçaù. Uontent en tenue de campagne, en vestons cl petits chftpcaui, mais ont une telle colleelion de ces accessoires qu'au ne leur voit jani>i« les mfmcs. Prafcsacnt un mépris profond pour le Irot, allure bltardc qui, disent-ils, doit élre réservée aui ehevaui qu'on attelle pour se faire transporter le plus rapidement possible d'un point i UD autre, mais qu'il ne faut sous aucun prëlcite imposer à des animaux sur lesquels on se promène pour son agrément. AUei au pas, si vous voulei vou« livrer ai sation; si vous ne cherches qu'un exercice régénérateur, galopes!

L'ALLÉE DES POTEAUX

Surveillent alteDtiveineiil leun clienta, le reodent compte du pliu ou moùu d'uiure dj hack de chacun d'eux et te GommuDiquent en bon» confrèrei le résultat de teu» remarque!. Ne le> (ont pai toujours à voix luTGiamment baise, car ilii*G«t pas agréable, quand on fait mdi songer à mal sa promenade hygiénique, d'entendre les cavaUeri qai tous suivent vociférer des phrases dtoi le genre des «uivantci : < Il peut te vanter de monter un Tameui rosiard. 11 a encore un peu de modèle, mais c'est rudement imprudent de se trimballer sur un animal qui n'a plui de jambes. Pour sûr que, l'il bute, il n'est pas de force à te rattraper. > De parelllet prophétîei sont inquiétanlei et désobligeaDles k recueillir.

L'ALLÉE DES POTEAUX

Il faudrait de* évëDemenli d'une bien grande gravilë ou dei accidcatg Btmotphériqnei inutiléi dans DOS climats pour qu'on ne Ici vit pat au moini une fois pendaul la matÎDée. Arrivent dèt la première heure, après avoir fait une sérieuse reprise au maaège de l'Idole, et ne quittent la place que lorsque les derniers arrives ont déjà terminé leur promenade. Il serait téméraire de vouloir décider lequel des deux aime plus pasiioiuémenl le cheval, mais je crois bien que le général sérail moins douloureusement frappé que la baronne s'il lui fallait j renoncer. Ils n'j pensent d'ailleurs ni l'un ni l'autre, et il est probable que le plus ^and nombre des cavaliers actuels auroDl cessé de fréquenler l'allée des Poteaux, qu'ils j feronl encore leur apparition quotidienne.

L'ALLÉE DES rOTEAUX.

A un gaâ( marqué pour le» chevaui de provenuice exotique. Preniit la peine d'dler lei monter dkni leurs ptys d'origine qutnd il n'y avait que ce mofen de lea pratiquer. Voyage beaucoup moini depuî* qne lei animaux des conlréei le* plu* extrêmes sont régulièrement amenés à Paris, en reprësentation» plus ou moins extraordinaires. En achète on ou deux au moment du départ de la troupe, et attend un nouveau convoi pour renouveler sa provision. On l'a vu tucceisivement sur des chevaux de la Plala, sur des troltcuri russes et américains. 11 emploie pour le quart d'heure un cheval cosaque, se servira l'année prochaine d'un des poneys indomptables de BulTalo Bill, ce qui lui permettra d'attendre patiemment la venue d'un lot de poneys finlandais, japonais ou autres.

L'ALLÉE DES POTEAUX

1 traio de parler tOD premier Ptris du jour k quelques coreligi urellemeiit le Irouveut irréfuUble.

La loDgueur de tet jambes, qui te prenuenl dana les obiltcles, l'i Tul ri ■leeple-chue. Ne monte plus qu'en plal, quand il Irouce un cheiil qui puiiie facilement porter tOD poid*.

Comme il lui faut un iporl utif, a reporté lur l'épée la part de ion tempi qu'il coniacrtit au cheval, et j eil devenu d'une jolie force. Quand il se fend, li par exception il manque le corps, sa main arrive jusque sous l'aisseUe de son adversaire, et le bouton de son ëpée va toucher le mur de la salle, ou quelque spectateur qui se croyait en sécurité sur la dernière ban-

L'ALLEE DES POTEAUX

Venue ttuas aucun doute des !lci te* plus tropirales k l'occtsiou de t'Eipoiitiou. En • apporté, outre le> idées lea plus dlrsnijes sur la loîletle, un nègre qu'elle a tout uilurellemeDt installé, par amour des conlraitcs, dans une redin,i(ote paille et sur un cheval blanc. Escortée de la sorte, elle ne pouvait manquer de Taire sensation, et, de fait, on l'aperçoit et on la reconnaît à des distances habilucllemeat réservées aux lorgnettes marines. Paraissant d'ailleurs sincèrement possédée d'un goilt violent pour les exercices du iporl, elle monte 1res librcDient à cbcval et prend par surcroît régulièrement une leçon de guides sous la surveillance du père Howlet, doal elle manie avec une réelle adresse le» quatre chcvaui. Semble ne pas te douter de la

L'ALLKE BES POTEAUX.

Pour moDler eacare de U aorte aui environi de quatre-vingls mai, quand on ■ risqué ■• vie toute* les foii que l'occuioii l'en est préaeotêc, c'eil-^^e rréquemment, il Taut «voir eu une Tuneuse chance I kmoinique la Proiidence n'ùl veillé aurvoui; et, ma Toi, eUe eitbien capable de le ftire pour ceux qui en valent réellement la peine.

L'ALLÉE DKS POTEAUX.

11 est indiipenaable d'avoir des junbei d'une véritable puiuance pour diriger avec cerliludr, au milieu de l'allée dei Poteaux, ud cbeva] doat la létc est nun, et l'on dc «aurait reprocher k cet habile cavalier dc Tatiguer la bouche de lei chevaux. Mais est-il aëcessaire de faire oitensiblement enlever la bride de m monture, quand il est ai simple de la garder et de ne pas s'en ■erkiir? Si cette raçoD dc se promener dénote un réel talent d'écuyer, elle ne révèle pu une e modestie. Une violette ne l'emploierait certainement pas.

L'ALLÉE DES POTEAUX

A cerUiaencnt le droit de mtrcberplui vite que le commun des mortel*, puûque «on temps Est plus précieux. Aurait peut-être, en fuiuil moins de fantuia, évité le surnom de Caracolus ; mais Doo... «on prénom latin était trop tentant et la pUiianlerie trop facile.

L'ALLËE DES POTEAUX.

Qutnd OD a lllibitude et le goût inné de la correction la plua abaolue, il est pénLbIe d'£lre rejoint par un cavalier dénué d'élégance qui, ne pouTuii pM-veair à tou* dépaiter, s'attache à cos cAté» et vont eicurte avec acharnement d'un bout k l'autre de l'allée de» Poteaux. Quand ■emblable accident voua arrive, le leiil mojen à employer pour le aouilraire à l'ennui de pareille compagnie contiile à tous arrêter.

Le groi mouaieur continue la route, et tous n'Sics plua eipaaé k ce que des gens k la considération desquels voua allachei un grand prii puissent supposer que vous avei renoncé k vos habitudes de rigorisme cl dépouillé (oui ^c■pect humain au point de tous produire c&tc à cAle avec de» personuagei aussi irrégulièrement vêtus.

Reconnatt tout les chevsni qu'il a vua une fois, et il ■ vu tout lei chevaux de Paris. A, grâce à ce don, empêche au rooini une foii charun de aes ami* de a'euroiier gravement.

Il en réaulte qu'il e>t devenu tout naturellemeol la bfile noire des marchands dont il « dévoilé les trucs i un trop grand nombre de cLeuts.

L'ALLEE DES POTEAUX

Ualgré le bru qu'il ■ donoë eu 1870 coalre ud pctil morceau de rubtn rouge, on peut 4ire qu'il n'est pu maDchot, puisque c'etl l'eipresiiou proverbiale pour désigner ceux qui font tout ce qu'ils veulent de leur* muns. Avec )■ seule qui lui rcslc, trousse un tableau, mène ua/otir IN htuidt ou trinsforme à coups d'épée le visage d'un rutaquouèrc en écuzuoire avec une égale maestria.

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