‹ Paris au boisChapitre 3 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le Bail, lei limilei; o& il commence. — L'treaue de* Champi-Élftëe). — Le ptré de Iwli et (« ihitgeri. — L'tteaae Gabriel. — Le Cnari-Ii-Reine el l'avenue du Trocadéro. — Le Pâlit Vêiinel. — Le parc Honceaui. — L'aranue da Bai*. — La Peiits Plage ou club dei Panaét, — Chieni el propriétaire* de cbieni. — Principilei diiiiiOM du Boii. — L'allée dei .\etciai. — Le tour da Ite. — L'bippodrome de Longcbamp*. — L'bippodrorne d'Auleail. — Le lir ani pigeon». — Le manège de h porle Uaillol. — Principaus rifugei, — Lemlaonnl Cbinoii. — AmuDon villa. — La eateade. — Madrid. — Aperçu géographî^.

Situé à l'ouest de Paris, le bois de Boulogne est circonscrit à l'est par la ligue des forliâcations, au sud par la route de Sainl-Cloud, à l'ouest par la Seine et au nord par l'avenue de Saint-James el l'avenue Maillot. Sa superficie ne dépasse pas huit cents hectares. Son entretien est cooGé à l'adminislralion municipale de la Ville de Paris.

s PARIS Al' BOIS.

Tf lies sODt les limites matérielles du Bois.

Maïs de même que le cœur est relié aux membres par des artères qui y font afOuer te sang, de même le Bois reçoit du centre de Paris les promeneurs qui l'animent et qui lui sont amenés par une série d'avenues dont la des* criplioD est indispeuftable pour qu'on ait une idée exacte du Bots lui-même.

La principale est l'avenue des Cbamp.^-Ely3ces.

Large, spacieuse, elle s'ouvre d'une façon grandiose sur la place de la Concorde, et l'Aie de triomphe ta termine majestueusement.

Elle n'a qu'un lorl, mais il est immense pour les cavaliers dont elle serait le chemin le plus direct : elle est pavée en bois.

J'en ai AH auci, je pêne, en Jiunl mon anm,

chaulait AgamemDOQ dans la Belle Hélène; je croîs que tous le» geus qui monleni à cheval auront également compris tout ce que cette affirmation, « elle est pavée eu bois • , renferme de menaces pour les genoux des chevaux et les jambes des cavaliers. « Elle est pavée en boisi n c'est-à-dire que le cheval le plus sur peut glisser subitement et se trouver instaalauémeal fur le flanc, situation presque toujours Fatale aux tibias de son cavalier.

« Elle est pavée en boisl n donc, aux premières gouttes de pluie, aux premiers symptômes de verglas, par la moindre <je!ée blanche, toute la chaussée devient un véritable miroir sans aucune aspérité, sans aucun interstice cil le pied du cheval puisse se retenir quand une fois il a glissé.

A la moindre faute de la monture, c'est la chute inévilable, violente, instantanée comme la chute occasionDce par la rencontre d'une peau d'orange sous la semelle d'un spectateur à la descente des escaliers de l'Ambigu.

Les hommes d'expérience savent à quoi s'en tenir sur les résultats pro-

bables de ce genre de culbule; aussi combineol-ils leur itioéraire de fa^on à éviter de chevaucher sur ce pavage homicide.

Les uns suivent l'avenue Gabriel et vont rejoindre la rue Vemet en suivant la rue de Pontbieu, qui par un privilège inexpliqué reste en possession des

derniers vestiges du macadam; d'autres, plus soucieux encore de la conservation des tendons de leurs backs, coulouraent la place de la Concorde et vont rejoindre le Cours-la^Reine el, de là, l'avenue du Trocadéro.

L'attiiw du Couri-la-Rein:. — Le pirconri préUré pir lei gons uget.

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