LE DEUXIÈME PAYSAN
Ah! monsieur Valvieux.
VALVIECX.
Et pour commencer, j'envoie au village voisin chercher des ouvriers pour la récolle de mon grand verger que je veux mettre en train ce soir même.
LE PREMIER PAYSAÎî.
Monsieur Valvieux nous ne le souffrirons pas. ( Jux autres paysans, ) Mes amis, ;» bas les robes garnies ■' à bas les modes de Paris ! à bas leur Tivoli ! à bas monsieur Anatole!
TOnS LES PAYSANS.
C'est ça, à bas les modes! à bas monsieur Anatole !
VALVIEUX.
AiB : Entends-tu l'appel (jid sonne.
Songez que dans cette afiFaire, La raison est de votre côté.
Déployez du caractère, Agissez avec fermeté
LE PREMIER PAYSAN
J'mettrons la mode en déroute^ Pis'que ça f'rait not' malheur.
TAtVIEl'X.
Tes fcm mes crieront s;iu3 doute.
LE PAYSAN
Le bruit ne nous fait pas peur .
( Une détonation se fait entendre. )
VALVIEBX.
Qu'est-ce que c'est que cela ?
LE DEOXIEME PAYSAN.
C n'est rien, c'est le canon du Palais-Royal qui vient de partir.
VALVIEtJX.
Peste soit de leur importation I mais puisque vous êtes revenus â des sentimens raisonnables, suivez-moi tous jusqu'à ma ferme, vous allez me seconder dans mon projet.
CH<M;xja.
M€s amis, dans cette aQaire, La raidon est de notre côté, Déployons du caractère, Agiisons avec fermeté.
[Ils sortent tous.)