SCÈNE XV
ANATOLE,- JEAN, LOL^ISE, YALVIEUX. Valùeax entre avec Cab' soucieux.
LOUISE, allant à lui et lui faisan- une révérence. Bonjour mon parrain.
YAtviEux, surpris.
Ah •' grand dieu ! qu'est-ce que je vois ?
C'est nous, monsieur Valvieux, Jean et Louise votre filleule qu'on vient de mettre à la mode.
ANATOLE
Oui, monsieur, c'est une petite révolution pacifique qui s'opère dans ce pays.
JEAN
Oui c'est une petite révolution , et c' n'est pas malheureux, car j'avais l'air bien niais avant la révolution.
VALVIEUX.
Tais-loi, imbécile... et vous, mademoiselle, voilà donc à quoi vous passez voire temps ?
LOUISE
Comment, mon parrain, vous ne metrouvez pas bien coQime ça?
VALVIEUX.
Vous êtes une coquette,
LOUISE j pleurant.
Ah! mon parrain.'...
VALVIEUX.
Cela vous coûtera cher...
LODiSE, de même.
Mon parrain!. .
ANATOLE
Ah! monsieur, je vous en conjure, respectez un peu mon ouvrage.
VALViEUX.
Votre ouvrage •'
Am : Sortez d l'instant, sorte:
Je dois sans iuén»!îL-ir.ens Fronder vos délassemens ; Vos travers sont choquans, Vos projets inconséquens.
ANATOLE
En fait de travers, vraiment, Personne n'en est exempt ; Ici-bas, je soutiens.
Que tout le monde a les siens.
VALTlEt'X.
Du nouveau régime, Défenseur sublime.
Vous placez avant tout Un béret, un marabout 1
AXA.TOLE.
Oni, sans équivoques.
Je suis pour les toques, Vous êtes le champion De la poudre et du chignon.
YALVlEtlX.
Méprisant tous les chiffons Qui déparent nos tendrons, L'innocence me plaît Sous le simple bavolet.
Aux promenades, vraiment.
Chaque étranger contemplant Vos énormes gigots, Se croit chez les Hottentots.
ANATOLE
Ennemi du cachemire,
Vous prétendez.. . quel délire !
De aos modes qu'on admire.
Arrêter le cours ; Mais en toute circonstance.
Grâce au goût du jour en France, Les modes et la science Marcheront toujours.