MAC. DERMANCE, MAD. BLINVAL
Air : O toi que j'invoque en ce Jour. Tout est charmant dans ce séjour, De plaisir mon âme est rarie, Ici je trouve tour-à-toar Et Paiiset la Normandie.
YALVIEBX.
D'où vient cette caricature ?
MAD. BtiNVAL, à madame Dermance.
Quel est ce monsieur dont la tournure gothique. . .
MAD. DERMANCE.
C'est monsieur de Yalvieux.. . un ami sincère. . . Je vous en ai souvent parlé dans mes lettres. [A Valdeux.) Mon cher Yalvieux c'est ma tante que j'ai l'honneur de vous présenter. VALYiEcx, dpart.
Comment c'est !a tante... Ah! me voilà bien tombé [Haut. ) Madame, combien je rends grâce au fortuné hasard qui me procure la conriaissancc d'une personne d'un mérite si distingué! [A part.) Je voudrais la voir à tous les diables.
MAD. BLiNVAL, àmadume Dermance.
Il est très-honnête... mais il devrait changer son tailleur.
MAD. DERMANCE.
Il n'a pas l'habitude de suivre les modes.
VAEVIEDX.
Madame vient eu Normandie pour jouir du charme de la campagne.
MAD. BLINVAL
La camp.ignc a sans doute beaucoup cl'atlrails pour moi et je l'admire souvent quand je vais me promener aux Champs-Elysées, mais ce n'est point le motif qui m'amène en ces lieux, c'est le. bonheur de ma nièce.
MAD. DERMASCE,
Cette chère tante !
VALVIET7X, d part.
Nous y voilà! elle vient pour la marier , Mais je ne puis pas plaire à une pareille folle, moi !
MAD. DERMANCE.
Qu'est-ce que j'entends. [Elle remonte la scène. ) C'est monsieur Anatole qui nous amène tout le village: voyez donc , ma tante , comme nos paysannes sont bien comme cela.