‹ Paris au village, vaudeville en un acteChapitre 24 sur 27 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

Ies Mûmes , ANATOLE , LE MAITRE DE DANSE , LES

PAYSANNES

(Anatole et le via'Ure de danse entrent à ta tête de deux colonnes de paysannes qui sont toutes en costume de ville. Elles ont Cair fort embarrassées dons cette toilette et marchent gauchement. )

CHGEVR.

Ain: Le bail le bail II faut danser, Sauter, -walser.

Nous accourons vite, vite.

Puisque le plaisir nous invite, C'est le moment de nous presser.

ANATOLE, à madame Dermance.

Tous le voyez, grâce à mes soins, Votre fête Sera complète.

De mes succès soyez témoins, J'ai deviné tous leurs besoins.

REPRISE DTJ CHOEtR.

11 faut danser, etc.

VALViEiîX, bas à la première paysanne.

Comment, malheureuse, vous avez succombé à la Icntalion ?

I,A PREMIÈRE PAYSANNE

Que voulez-vous, monsieur Valvieux, il l'a bien fallu.

MAD. BLllSVAL.

Elles sont fort bien.

ANATOLE

Quel dommage que je n'aie pu faire habiller aussi leurs maris? mais il est encore de bonne heure et je ne désespère pas. ..

MAD. BLINVAL

Ah! laiil mieux, le coup d'oeil sera plus pittoresque. VAtVlEUX, d part.

Et j'entrerais dans celte famille lii ! non parbleu.

ANATOLE

Monsieur de Valvieux ne parait pas très-partisan de la niétumorphose.

VALviEox, avec dépit.

Cette métamorphose est absurde.

MAD. BLINVAL

Absurde •' {J sa nièce.) Décidément ma bonne amie Cf l homme ne saurait te convenir.

ANATOLE

Il me semble qu'en attendant l'heure de la fête, nous pourrions leur voir repéter quelques ligures.

MaD. dermance.

Certainement.

ANATOLE

Allons, monsieur le maître de danse, mettez ces dames à même de juger du talent de vos élèves.

LE MAITRE DE DANSE à (Icux jeuTies paysannes. Voyons, mesdemoiselles , en place.

( Le maître de danse fait exécuter un pas aux deux jeunes filles.)

ANATOLE

Bravo ! bravo !

MAD. BLINVAL

Bravissimo! c'est divin! [Au maître de danse. ) Monsieur le professeur, je suis très-contente de vous , aussi je veux qu'à votre retour à Paris vous me donniez des leçons. Voilà quelques années que je ne danse plus, et je ne sais p is trop pourquoi. Mais je veux lecommencer l'hiver prochain.

ANATOLE

Et vous avez bien raison, quand on a tant de gi âce, une tournure aussi séduisante, c'est un véritable meurtre que de renoncer à la danse. La danse I mais c'est le plus séduisant de» plaisirs, et le plaisir c'est la moil/é de la vie, que dis-je , c'est la vie tout entière.

MAD. BLlNVAL.

Ah! monsieur, que vous connaissez bien le cœur humain! avezvous écrit quelquefois '■'

Ecrit' ah j'entends, composé, non, madame jamais.

MAD. BtlSVAL.

Ah tant pis.

VALviEDX , a part.

Je crois qu'il écrirait de belles choses.

LE MAITRE DE DANSE, aux jeuncS fllleS.

Maintenant nous allons répéter le galop.

MAD. BLINVAL

Comiuent il y a aussi un galop, mais c'est délicieux.

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