CHANSON EGLOGUE
Air : Un guernadier, c'est une rose. (Jolis soldais/
Je suis l'ami de la nature,
A la ville tout me déplaît;
Quand je vois un brin de verdure,
Alors mon bonheur est complet. bit.
Devant un carre de luzerne.
En extase je me prosterne ;
Lorsque près des foins je me rends,
.l'ai de sympathiques élans.
Voilà (5 fois) pourquoi j'aime les champs !
Fort sur l'histoire naturelle,
Je pourchasse dans le vallon,
Le moucheron, la sauterelle,
Le cousin et le papillon. bit.
Comme buftbn, mon divin maître,
Je prends les hannetons en traître;
Aussi, dans mes appartements.
J'ai mille insectes différents.
Voilà f.'j fois) pourquoi j'aime les champs.
Dans la ferme, je vois la poule.
Au jeune coq faire de l'œil ;
J'entends le pigeon qui roucoule,
Ainsi qu'un amoureux en deuil. [bis j
Le cochon, nouveau Diogène,
Sur un gras fumier se promène;
Les dindons font leurs gloussements.
Et les canards font des cancans.
Voilà (5 fois) pourquoi j'aime les champs !
J'ai du goût pour la botanique,
Dans les simples je suis instruit,
Aussi je connais et j'explique
Les goûts, les mœurs du pissenlit... [bis.)
J'ai dit, dans un slylc suave,
Les amours de la betterave; D'un oignon, dans mes vers touchants, J'ai peint les pleurs et les tourments. Voilà [à fois) pourquoi j'aime les champs!
La nature très prévoyante
Est pour nous prodigue de soins,
Au printemps, elle nous présente
Ses frais trésors pour nos besoins, (bis.)
Avec amour, aussi je cueille
De nos bois la première feuille,
Joli mois de mai, tes présents
Obligent dans les cas pressants.
Voilà (6 fois) pourquoi j'aime les champs!
Je suis flâneur de cent manières,
Comme un cabri je fais des sauts ;
Ou je descends dans les carrières.
Ou je grimpe sur les coteaux. [iris .
Je visite les fours à plâtre,
Dans les prés je cours en folâtre.
Je cherche des oiseaux et prends,
Parmi les blés, des nids d'amants.
Voilà (6 fois) pourquoi j'aime les champs !
Le matin, je bois un laitage
Pur de cervelle de mouton,
L'après-midi, sous le feuillage,
Je m'attable jusqu'au menton. [bis.)
J'arrose de mainte rasade
Le morceau de veau, la salade,
Puis le soir, je rentre à pas lents,
Pour me fourrer dans mes draps blancs.
Voilà (à fois) pourquoi j'aime les champs!
Jrsm CABASSOL, membre titulaire du Caveau.
IMI'IIIMRHIR HE I. nF.LIN-l.KmiKl'R FII.S, RUR DR LA MONNAIE, II.
— l'AHIS CHANTANT.
IX ouvre |ut$ ton Coeur.
l'AKOLES DE F. KEHT1AULT ('). MUSIQUE D'ALEXANDRE MAIICIIANU.
IW'fiiai*. Moderato.
Us
N'on-vre pas ion cœur, o til le Geu-lil - le, N'ou-vrepas ton
COUPLET
cœur,
Ter -drais ton bon - heur
Comme un len-dn
ïrri-TT
Con-vé dans un sein, Dans tout cœur s'en - fer - me Un tré sor ili
fTT\ Vj-tM
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fti
vin. Mais son char -me al - li - re, Prends gar-de, ou quelqu'un
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Vient, pas - se et res - pi - re Le di - vin par
fiim.
UEIXIEME COUPLET.
Comme en une coupe Ornée au jardin, Dans tout cœur se groupe Un bouquet divin.
Prends garde au profane ; Un souffle coquet Vient, se pose, et fane Le divin bouquet.
N'ouvre j>as, etc.
TROISIÈME COUPLET
Comme en l'escarcelle Se cache un sequin, Dans tout cœur se cèle Un trésor divin
Prends garde; avant l'aube Plus d'un larron sort, Oui guette et dérobe Le divin trésor.
l\ 'ouvre pas, etc.
QUATRIÈME COUPLET
Car ces trois richesses, Fleur, trésor, parfum, Si lu le les laisses Voler par quelqu'un :
Adieu, blondinette, Tout bien, tout beau jour; En elles, pauvrette, L'on prend ton amour!
N'ouvre pas, etc.
') Ces paroles soin extraites dti Lion, ttfmanach dfs Strions, Paris, A Royei
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