‹ Paris chantantChapitre 108 sur 130 · CHANSON EGLOGUE · texte numérisé non relu

CHANSON EGLOGUE

Air : Un guernadier, c'est une rose. (Jolis soldais/

Je suis l'ami de la nature,

A la ville tout me déplaît;

Quand je vois un brin de verdure,

Alors mon bonheur est complet. bit.

Devant un carre de luzerne.

En extase je me prosterne ;

Lorsque près des foins je me rends,

.l'ai de sympathiques élans.

Voilà (5 fois) pourquoi j'aime les champs !

Fort sur l'histoire naturelle,

Je pourchasse dans le vallon,

Le moucheron, la sauterelle,

Le cousin et le papillon. bit.

Comme buftbn, mon divin maître,

Je prends les hannetons en traître;

Aussi, dans mes appartements.

J'ai mille insectes différents.

Voilà f.'j fois) pourquoi j'aime les champs.

Dans la ferme, je vois la poule.

Au jeune coq faire de l'œil ;

J'entends le pigeon qui roucoule,

Ainsi qu'un amoureux en deuil. [bis j

Le cochon, nouveau Diogène,

Sur un gras fumier se promène;

Les dindons font leurs gloussements.

Et les canards font des cancans.

Voilà (5 fois) pourquoi j'aime les champs !

J'ai du goût pour la botanique,

Dans les simples je suis instruit,

Aussi je connais et j'explique

Les goûts, les mœurs du pissenlit... [bis.)

J'ai dit, dans un slylc suave,

Les amours de la betterave; D'un oignon, dans mes vers touchants, J'ai peint les pleurs et les tourments. Voilà [à fois) pourquoi j'aime les champs!

La nature très prévoyante

Est pour nous prodigue de soins,

Au printemps, elle nous présente

Ses frais trésors pour nos besoins, (bis.)

Avec amour, aussi je cueille

De nos bois la première feuille,

Joli mois de mai, tes présents

Obligent dans les cas pressants.

Voilà (6 fois) pourquoi j'aime les champs!

Je suis flâneur de cent manières,

Comme un cabri je fais des sauts ;

Ou je descends dans les carrières.

Ou je grimpe sur les coteaux. [iris .

Je visite les fours à plâtre,

Dans les prés je cours en folâtre.

Je cherche des oiseaux et prends,

Parmi les blés, des nids d'amants.

Voilà (6 fois) pourquoi j'aime les champs !

Le matin, je bois un laitage

Pur de cervelle de mouton,

L'après-midi, sous le feuillage,

Je m'attable jusqu'au menton. [bis.)

J'arrose de mainte rasade

Le morceau de veau, la salade,

Puis le soir, je rentre à pas lents,

Pour me fourrer dans mes draps blancs.

Voilà (à fois) pourquoi j'aime les champs!

Jrsm CABASSOL, membre titulaire du Caveau.

IMI'IIIMRHIR HE I. nF.LIN-l.KmiKl'R FII.S, RUR DR LA MONNAIE, II.

— l'AHIS CHANTANT.

IX ouvre |ut$ ton Coeur.

l'AKOLES DE F. KEHT1AULT ('). MUSIQUE D'ALEXANDRE MAIICIIANU.

IW'fiiai*. Moderato.

Us

N'on-vre pas ion cœur, o til le Geu-lil - le, N'ou-vrepas ton

COUPLET

cœur,

Ter -drais ton bon - heur

Comme un len-dn

ïrri-TT

Con-vé dans un sein, Dans tout cœur s'en - fer - me Un tré sor ili

fTT\ Vj-tM

im

fti

vin. Mais son char -me al - li - re, Prends gar-de, ou quelqu'un

ip

Vient, pas - se et res - pi - re Le di - vin par

fiim.

UEIXIEME COUPLET.

Comme en une coupe Ornée au jardin, Dans tout cœur se groupe Un bouquet divin.

Prends garde au profane ; Un souffle coquet Vient, se pose, et fane Le divin bouquet.

N'ouvre j>as, etc.

TROISIÈME COUPLET

Comme en l'escarcelle Se cache un sequin, Dans tout cœur se cèle Un trésor divin

Prends garde; avant l'aube Plus d'un larron sort, Oui guette et dérobe Le divin trésor.

l\ 'ouvre pas, etc.

QUATRIÈME COUPLET

Car ces trois richesses, Fleur, trésor, parfum, Si lu le les laisses Voler par quelqu'un :

Adieu, blondinette, Tout bien, tout beau jour; En elles, pauvrette, L'on prend ton amour!

N'ouvre pas, etc.

') Ces paroles soin extraites dti Lion, ttfmanach dfs Strions, Paris, A Royei

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