‹ Paris chantantChapitre 45 sur 130 · BERTHE ET LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

BERTHE ET LE CHEVALIER

Air : Ile l'Ermite

« Berthe, au sommel d'un noir coteau,

Où l'aquilo igil et gronde,

On vciil les débris d'un château Où les sorciers forment leur ronde A s'égarer seul en ces lieux Malheur, malheur à qui s'expose...

Berthe, j'admire vos beaux yeux.

— Monseigneur, parle/, d'autre chose.

— A ses vassaux le châtelain Fit plus d'une guerre cruelle ; Pour la beauté son chapelain Brûla d'une ardeur criminelle.

Jamais du prêtre el du seigneur L'âme en peine ne se repose...

Berthe, vous voir est mon bonheur.

— Monseigneur, parlez d'attiré chose.

— Berthe, les bibous elles vents Mêlent leurs cris dans les ténèbres, Et des cyprès les fronts mouvants Font craquer leurs rameaux funèbres ; Les ronces couvrent les chemins ;

Il n'y fleurit aucune rose...

Berthe, j'aime vos blanches mains.

— Monseigneur, parlez d'autre chose.

— Assez, dit Berthe, et sans retard Quittez le caste! en silence !

— Non, jouvencelle, il esl trop lard, La tempête aux cieux se balance. »

Le chevalier ne descend pas ;

A son bonheur rien ne s'oppose, Quoique Berthe dise tout bas :

Monseigneur, ele. I* I. un uibkai nir.

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