BERTHE ET LE CHEVALIER
Air : Ile l'Ermite
« Berthe, au sommel d'un noir coteau,
Où l'aquilo igil et gronde,
On vciil les débris d'un château Où les sorciers forment leur ronde A s'égarer seul en ces lieux Malheur, malheur à qui s'expose...
Berthe, j'admire vos beaux yeux.
— Monseigneur, parle/, d'autre chose.
— A ses vassaux le châtelain Fit plus d'une guerre cruelle ; Pour la beauté son chapelain Brûla d'une ardeur criminelle.
Jamais du prêtre el du seigneur L'âme en peine ne se repose...
Berthe, vous voir est mon bonheur.
— Monseigneur, parlez d'attiré chose.
— Berthe, les bibous elles vents Mêlent leurs cris dans les ténèbres, Et des cyprès les fronts mouvants Font craquer leurs rameaux funèbres ; Les ronces couvrent les chemins ;
Il n'y fleurit aucune rose...
Berthe, j'aime vos blanches mains.
— Monseigneur, parlez d'autre chose.
— Assez, dit Berthe, et sans retard Quittez le caste! en silence !
— Non, jouvencelle, il esl trop lard, La tempête aux cieux se balance. »
Le chevalier ne descend pas ;
A son bonheur rien ne s'oppose, Quoique Berthe dise tout bas :
Monseigneur, ele. I* I. un uibkai nir.