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hors du personnel administratif, qui seul comprends] employés, les facteurs, les forts, les gardiens, les pÉ leurs, les surveillants des abattoirs, les conducteurs | bestiaux, les titulaires de places sur les marchés, Ij aides, etc. Tout cela marche régulièrement, activemeri comme une troupe rompue à la discipline. j
Au-dessus de tous les agents dont je viens de paill plane l'inspection ; elle se compose d*un inspecteur p néral et d'un adjoint. Ce sont ces derniers qui s'aMJj rent que les règlements sont observés, que tout est || ordre dans ce monde à part des Halles ; qui signaloj immédiatement tout fait accidentel survenu dans ri| port ou la vente des denrées; qui, par leurs emplo]j| inférieurs, pénètrent jusque dans les derniers détd) du marché ; qui contrôlent les opérations des facteun qui reçoivent les rapports, les approuvent ou les modi fient avant de les envoyer à l'autorité compétente. EnA ils représentent les organes essentiels du mouvemeq dont rimpulsion est donnée par la deuxième diyisioné la préfecture de police.
Un décret du i(» octobre 1859 a réglé les aitributiopi de la préfecture de police et de la préfecture de la SeiiM Cette dernière est chargée de tout ce. qui concerne b construction et l'entretien des halles et marchés, deb fixation des tarifs, des services de la voirie et du statiofi nemcnt des voitures, enfin de la perception des droit municipaux. Pour favoriser autant que possible un ap port abondant de denrées sur les marchés publics el pour dispenser la population d'avoir recours à des in* termédiaires toujours onéreux, on a établi une différence notable entre les droits d'octroi, deux que Tofi réclame aux barrières sur les objets de consommation directement adressés aux marchands de détail ou aui particuliers sont généralement perçus selon le poids, tandis que ceux qui frappent les denrées vendues à U
criée publique varient selon le cours du jour et sont pour cela même appelés droits ad valorem. Un exemple fera saisir immédiatement l'avantage de cette combinaison. Un faisan dont la valeur moyenne est de 5 francs, introduit à Paris par un particulier, acquitte un droit fiie de i fr. «^0 centimes ; vendu le même prix, à la criée publique des Halles, il paye 10 pour 100, c'est-àdire 50 centimes^ C'est un décret du gouvernement provisoire, en date du 24 avril 1848, qui a établi cette disposition, excellente en soi, mais que le renchérissement successif des denrées va peut-être rendre illusoire. Il faudra, pour en maintenir toute l'importance, ou diminuer les droits ad valorem^ ou augmenter les droits de perception directe ^.
Cette mesure particulière à l'octroi de Paris entraîne une conséquence qu'il n'est pas inutile de faire connaître, n est sévèrement interdit aux voituriers qui conduisent des objets destinés aux Halles de s'arrêter en route une fois qu'ils ont franchi les barrières et de déposer aucune partie de leurs marchandises en chemin, autrement la loi serait facilement éludée et le fisc lésé, puisque les droits municipaux ne sont perçus qu'après la vente même. Pour couper court à l'envie de frauder, des employés de l'octroi escortent les charrettes et camions jusqu'au carreau des Halles ; là, ils les remettent àunde leurs con''gues de service, et la vente est surveillée par un agent spécial des perceptions municipales. Comme on le voit, toute précaution est minutieusement prise pour amener le plus de denrées possible sur nos marchés et pour garantir en même temps la rentrée ré-
* Un décret du 2^ juillet 1874 a modifié, d'une façon regrettable, cette organisation pour la vente de la Tolaille et du gibier. Les droits ad vaiorem paya à la Vallée ont été convertis en taxes d'octroi qui sont lûen plus onéreuses. En outre, les marchandises destinées à être vendues sur le marché supportent un droit d'abri de 2 francs par 100 kilo^^ram mes. GeUe dernière mesure a eu pour conséquence l'augmentation des envois directs à domicile au détriment du marché.
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guliêrc des droits imposés. Ces droits, qui se nomma « remises sur les ventes en gros dans les halles d*appr \isionnement t , ont produit en 1868 la somme i f),58i,000 francs. Les droits de location dans les me chés régis par la ville se sont élevés à 3,678,300 frami Les marchés dont l'exploitation a été concédée à des cou pagnics particulières ont rapporté 409,500 fr. 01 cent ce qui donne un total de 9,671,800 fr. 01 cent. : tofi misérable et peu en rapport avec les améliorations ia portantes que la préfecture de la Seine a apportées di puis quelques années dans la construction et TaméiM gemcnt de nos marchés publics. Cependant ce produ a doublé depuis neuf ans, car en 1859 il n'avait été qii de 4,769,672 fr. 41 cent.
On voit en quoi consiste Tintervention de l'autoril municipale, qu'elle s'exerce par la préfecture de ] Seine ou par In préfecture de police. C'est à cette dei nière administration qu*incombent la tâche la plu lourde et les précautions les plus subtiles, car il a naturel que le magistrat responsable de la tranquillit publique ait la haute main sur tout ce qui touche à 1 grosse question des subsistances. Grâce à notre légisb tion sur la matière, grâce aux mesures administrative que j'ai rapidement indiquées, cette question est dcrc nue de jour en jour moins redoutable ; l'impulsion doo née est acquise et ne se raient ra pas. On a profité hab Icmcnt des fautes du passé pour faire face aux nécessiii du présent et assurer l'avenir. Quoique la moîns-valo des monnaies métalliques et Tagglomération sur unseï) point d'une population énorme rendent la vie matériel! de plus en plus chcrc, celle-ci garde son niveau eteî en rapport direct avec l'augmentation des salaires et d la fortune générale. L'important c'est que les denrée ne manquent pas, et tous les moyens sont mîs en ouvr pour les attirer en aîîondancc.
Les compagnies de chemins de fer ont remplis de la laçon la plus libérale le rôle bienfaisant qu'elles étaient appelées à remplir dans Talimentation publique. Successivement et selon les circonstances, elles ont abaissé leurs tarifs jusqu'à les mettre à la portée des plus petites bourses. Dès qu'un colis dépasse un certain poids réglementaire, on obtient pour lui des facilités de transport considérables. La denrée, ne payant que fort peu pour arriver à Paris, se vend naturellement moins cher, et c'est, en somme, le consommateur qui profite de tous les avantages accordés au commerce. Au fur et à mesure que, continuant la construction des réseaux projetés, les chemins de fer s'éloignent de Paris, ils ouvrent des débouchés nouveaux, pénétrent dans des centres de production fermés jadis et qui maintenant s'empressent, car leur intérêt les y convie, d'établir des relations avec nos Halles.
Loin de craindre que les marchés soient quelquefois insuffisants pour les besoins de la capitale, on aurait plutôt à redouter un encombrement momentané, si les nations voisines, connaissant nos inépuisables ressources, ne venaient bien souvent s'alimentera Paris même. L'Angleterre fait sur nos Halles des achats considérables d'œufs, de beurre, de légumes, de fruits et même de viaude. La prétendue liberté de ses marchés, fondée sur des privilèges exclusifs légués de père en fils, de famille en famille, ne peut lui donner les résultats que nous oblenons avec la simple organisation de nos facteurs. Nous avons résolu à Paris ce problème difficile : pourvoir à tous les besoins d'une population immense sans qu'elle puisse jamais concevoir un sentiment d'inquié tude et sans môme qu'elle s'aperçoi\e des précautions prises pour assurer le service de son alimentation El cependant l'approvisionnement que nécessitent ces besoins est énorme. Paris est gros mangeur; chaque jour
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il exige impérieusement la nourriture indispensable ai 19825,274 habitants qui constituent sa population Ain C'est par millions de tètes, de kilogrammes, dhectol très, qu'arrivent les animaux, les denrées, les boissra destinés à calmer un appétit toujours renaissant. L'a] port, rinstallation sur les marchés publics, la vente àl criée, la revente au détail d'une si grande quantité i subsistances, la surveillance, les soins, les précaution dont elles sont Tobjet, les formalités qui assurent la fid^ lité du débit, le mécanisme administratif mettant e mouvement et ménageant scrupuleusement les intérêt du producteur et ceux du consommateur, les mesure de police qui complètent les mesures fiscales, les lieu différents réservés aux transactions diverses, les fom tions des agents multiples qui font respecter les règle ments, maintiennent Tordre et dénouent sur place tan de contestations inévitables, enfin le travail immens qui s'accomplit avec régularité en quelques heures peu dant que le Paris oisif sommeille encore, est un des plu curieux que l'on puisse étudier.
Appendice. — Quoique l'institution des facteurs près de halles et marchés soit sérieusement menacée par la Préfecture é la Seine, elle subsiste encore et continue à rendre au public de services qui devraient la faire respecter. 11 n'y a plus à la Hall( aux Blés que 12 facteurs en exercice : 4 pour les farines, 8 poui les grains et grenailles ; en revanche un nouveau facteur am beurres a été créé par arrêté du 20 février 1875 ; le factorat parisien est donc naturellement représenté par 44 litulaires.
Le service spécial chargé d'assurer la sincérité des opérations et de vérifier les denrées alimentaires vendues à la population fonotionne toujours avec une régularité irréprochable ; il se compoflC de 8 commissaires de police inspecteurs des poids et mesures qui surveillent remploi des instruments de pesage et de mesurage de tous les commerçants de Paris et qui constatent les fraudes ; S2 inspecteurs de comestibles, 17 inspecteurs de la boucherie, 30 dégustateurs des boissons, 30 inspecteurs des combustibles, fimnent des brigades ambulantes qui n'ont pas trop de doute
leores par jour pour essayer de mettre obstacle aux sopbisticatious à les marchands excellent plus que jamais.
En 1873, les remises sur les ventes en gros dans les halles d'aprorisionnement ont produit 8,492,644 fr. 09 c. ; les droits de Mation dans les marchés régis par la ville ont rapporté «055,952 tr. 45 c. ; et les marchés concédés à des compagnies «rticuliëres ont compté pour 411,000 fr. 01 c. : le total, qui est le 12,959,596 fr. 55 c, accuse une augmentation de 5,287,796 fr. or celui de l'année 1868.
CUAPITRE TU