SCÈNE VI
Au buffet des deuxièmes loges. — Deux bicbes de seize à dix-sept ans. Deux pelils jeunes gens de vingt à vingt-deux.)
IRMA. — Tais-toi, petite drôlesse!
CLÉ.MENCE, — Ah ça! tu vas t'arrêter, n’est-ce pas? Tu as des expressions qui m’embêtent, à la fin’ des finsi
IRMA. — Alors tu n’es pas une drôlesse?...
CLÉMENCE. — Moins drôlesse que vous, madame.
Vous avez fait la noce plus que moi.
IRMA. — Cela, c’est vrai. Je suis à Paris depuis un an, toi depuis oYize mois. J’ai donc fait la noce plus que toi, un mois de plus.
CLÉMENC':. — Je ne vous réponds plus, madame, vous n’en valez pas la peine.
' IRMA. — Madame ne cause qu’avec les duchesses? Et les duchesses?... ça s’arrache madame?
CLÉMENCE, se levant de table. — Jc Sais bien que je n’aurai pas le dernier; vous êtes plus forte que moi sur les grossièretés. Aussi je m’en vais. Bonsoir, madame.
UN DES PETITS JEÛNES GENS. — Vojons, Clémence, sois donc pas fâchée !
CLÉMENCE. — Non, c’est une grossière et une mal élevée. Je ne fréquente pas les femmes d’un pareil genre.
(Elle se drape dans son domino et se retire avec dignité.'