I.E CHATEAU DES FLEURS
LA BICHE. — AngB , va!... (Regardant autour d’elle.)
A qui donnerais-je bien mon mantelet à garder?... Tiens, voilà un monsieur de la province qui a l’air honnête. (Allant à un provincial et lui mettant son mantelet sur les bras.) Dites-moi, bel homme... ce serail-il un effet de votre bonté de me garder mes affaires une petite minute?
LE ^BOVI^'CIAL, rougissant jusqu’aux oreilles et se rengorgeant. — Comment donc , mademoiselle ! c’est un honneur pour moi que...
(La biche le quitte àu milieu de sa phrase, pour aller valser.)
LA BICHE, revenant au bout de cinq minutes et cherchant. —
Où donc s’est-il fourré, mon porte-manteau?
LE PROVINCIAL, empressé. — Me voici, mademoiselle. LA BICHE. — Ah! bon! Je pensais déjà qu’on m’avait fait mon mantelet.
LE PROVINCIAL. — Ah! mademoiselle!. . . vous valsez d’une manière adorable.
LA BICHE, regardant son mantelet, qu’elle a repris. — Ali
ça!... c’esl du jülü... Vous avez donc balaye le Château des Fleurs avec mon manleletl...
LE PROVINCIAL, balbutiant. — Comment? ... je. . .
LA BICHE. — C’est tout plein de poussière? Faut-il que vous soyez serin!... Ah bien, merci! on vous en donnera encore à garder, des mantelets où il y a pour cinq cents francs de dentelles!
(Elle s'en va. Le provincial reste atterré.)