SCÈNE ÏX
Dan» un bosquet. — Une jeune femme et deux jeunes gens passent en se disputant. — Quelques promeneurs les suivent.
i!N DES DEUX JEUNES GENS. — Venez donc, monsieur! nous serons mieux ici pour régler notre petite affaire.
EA JEUNE FEMME. — Arsène, je te défends d’y aller... Passez votre chemin, manant que vous êtes!
LEJEUNE HOMME. — Pardoti, madame; mais je ne
permettrai pas plus longtemps à monsieur de me regarder insolemment.
LA JEUNE FEMNE. — De quoi , regarder! Pensezvous qu'on ne voit pas dans votre jeu?... Ce n’est pas parce qu’il vous regarde que vous êtes furieux; c’est parce que, moi, je ne vous regarde pas! (Les piomeneurs se sent rapprochés.) Gomme SI on ne VOUS reconnaissait pas ! Savez-vous ce que c’est, messieurs, cet olibrius? C’est un grand imbécile qui dépose tous les soirs un bouquet dans la loge de ma portière. Tous les matins, il trouve son bouquet dans la rue. Voilà ce qui l’exaspère. Et après ça, il vient s’en prendre à Arsène, qui ne lui a rien fait!
LE MONSIEUR. — Yous êtes donc bien lâche, mon^ sieur Arsène, qu’il faut que les femmes vous défendent!
ARSÈNE. — Vous dites?...
(Bruit d’un sourflet, suiri de deux autres.)
LES PReMENEDRS. — Voyoïis , messieuFs !
voyons!..,
(La police arrive et arrête les deux jeunes gens.)
LE CHATEAU DES FLEURS