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Voici donc notre Grange-Batelière devenue ur très noble apanage; encore un peu, elle serait ur domaine royal; par malheur, quand le trône commença d’appartenir aux descendants de Jean de Bourbon, elle n’était déjà plus leur propriété. Er quelles mains était-elle passée ? c’est ce que nou: tâcherons de dire un peu plus tard.
On a prétendu que Richelieu avait été seigneu1 de ce fief, on a même écrit quelque part : « Il fi percer la rue qui a pris son nom pour conduin directement de son palais à sa ferme de la Grange- Batelière située au bas de la colline Montmartre. >. Mais ces faits, que nous aurions eu plaisir à consi gner puisqu’ils donneraient à notre Grange un illustre propriétaire de plus, 11e reposant sur aucune I preuve certaine, nous n’hésiterons pas à les décla rer erronés. C’est tout simplement, comme l’a for bien établi M. Vitet1, c’est pour s’indemniser de dépenses de son palais Cardinal, que Richelieu propriétaire des terrains vagues qui l’avoisinaien et qui s’étendaient jusqu’au rempart, fit percer, aij travers, cette rue bientôt bordée de magnifique hôtels.
Eût-il été en effet seigneur du fief de la Grange