‹ Paris démoliChapitre 86 sur 108 · Ce M. Le l'eletier, chevalier marquis de Montmélia · texte numérisé non relu

Ce M. Le l'eletier, chevalier marquis de Montmélia

te la direction de l’Opéra, n’a rien perdu de son nonumental aspect. Cette maison deLaborde, enfin, ant pour l’étendue de ses dépendances que pour son irchitecture et le luxe de ses décorations intérieures, ;omptait parmi les plus remarquables de ce quartier. 211e allait de pair avec sa somptueuse voisine, la naison de Daugny. D’Argenville la cite dans son Voyage pittoresque de Paris 1 et en détaille ainsi les oeautés artistiques : « Le salon sur le jardin est très bien décoré par M. Lecarpentier qui en est Parchitecte. La façade sur la cour présente un fronton, dans le tympan duquel M. Adam le cadet a peint un grand bas-relief. » Ce que d'Argenville oublie, c’est que dans la salle à manger se voyaient quatre des plus beaux ouvrages de Desportes ; mais peutqu’à l’époque où il le visitait, c’est-à-dire en 1765, l’hôtel ne s’en était pas encore enrichi. Le livre qui

seigneur de Morfontaine, dut à son titre de prévôt des marchands, qu’il garda de 1784 à 1789, le privilège de donner son nom à cette belle rue. — Mme Lebrun lui a consacré une intéressante notice dans ses Souvenirs. Tome I, pages 155, 292. — Ce n’est pas sans regret qu’on vit cette rue entamer ainsi le vaste enclos de l’hôtel Laborde. Le Provincial à Paris , 1788, in- 3 2, quartier du Louvre, 2e partie, p. 43, le constate avec peine : « Le jardin, y lisons-nous, vient encore d’être sacrifié cette année pour ouvrir une nouvelle rue. »

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