Nouveau Paris , tome I, pages
: e d’une nation inépuisable et à jamais asservie. » Ni Bourse n’est-elle pas tous les jours la source d’as pareils et de pareilles déceptions ? Il est donc fort îureux que le projet de Laborde n’ait pas réussi que le boulevard, qu’infecte trop déjà le voisijage des petites bourses auxiliaires et des spécula- Ions subalternes, n’ait pas ainsi été gâté par quelle lourde façade du temple de l’escompte et de igio. Mieux vaut encore, à tout prendre, celle que ous montre le théâtre si impoliment disposé qui,
1 1783, s’empara de la place tant enviée par Laorde.
Cette construction à rebours eut aussi ses moiteurs : nous pourrions vous citer plus d’un couplet écoché à l’adresse de ce frontispice monumental qui
2 cache dans une place chétive et infime1 ; plus d’une aricature sur ce théâtre tournant le dos au passant, ui peut fort bien lui rendre la pareille ; mais cela ous mènerait trop loin.
M. de Choiseul, vendeur, par les soins de Laborde, e tous les terrains sur lesquels s’élevaient ces contractions, avait dû toucher de très fortes sommes et e refaire ainsi, sous le nom de sa femme, une for-
1. V. surtout dans Métra, Correspond ., etc., tome XIV, âge 286, une épigramme que nous n’osons citer ici.
tune encore assez belle et assez digne ; mais il y av perdu une demeure vraiment princière. Ce qu’il restait, bien que ce fût encore un assez somptue débris, faisant bonne figure à l’angle du boulevai ne pouvait lui suffire ; mieux valait en faire arge comme du reste, et aller chercher logis ailleur Laborde y pourvut pour lui.
Sur les terrains qu’il tenait tant de M. Pinon q de Bouret à la Grange-Batelière et dans les em rons, jusque vers la Chaussée-d’Antin et les man de Chantereine, il s’était fait construire lui-mêrr il y avait quelques vingt ans, c’est-à-dire dans ]j commencements de sa fortune, un fort magnifiq hôtel.
Les jardins en étaient beaux et d’une convenatj grandeur, puisqu’ils couvraient tout le terrain enva depuis par les grandes bâtisses de l’Opéra, et qu’ empiétaient même sur celui dont la rue d’Arto d’abord, en 1770, puis la rue dont M. Le Pelet: de Morfontaine fut le parrain en 1788 *, vinre successivement disjoindre et morceler l’étendue, façade était d’une belle ordonnance, ainsi qu’on peut juger encore ; car à tous les changements qu’e a dû subir, cette belle demeure, devenue enfin l’hô