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LE MOXDE ET LE THÉÂTRE

sous L'EMPIRE ET LA RESTAURATION.

Le dix-neuvième siècle, en ses premières années, semble avoir hérité des goûts du dix-huitième à travers et malgré l'énorme perturbation sociale produite par la Révolution, Après comme avant, la nation, étudiée à tous les degrés, se sent irrésistiblement poussée vers le théâtre et s'en va chercher dans les salles de spectacle l'oubli des terreurs passées, comme elle y chercliait, auparavant, l'incurie des catastrophes imminentes. La société parisienne, à cette époque, aimait le théâtre pour lui-même et je ne parle ici que de la société vivant à Paris, car il n'en était pas d'autre en ce temps de diligences et de courriers. Le goût, je dirai même la passion des choses du théâtre, possédait alors toutes

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