ACTE IV
ton
LAFORÈT.
Oui, moi! Tant pis! Je me suis faufilée par la petite porle do communication de la Comédie, vous savez? Oh! pour vous trouver, je crois que j aurais escaladé le paradis ! (Lui tendant une lettre.) Tenez, monsieur Molière !
MOLIÈRE, avec joie.
Une lettre? de ma femme! Ah! ma bonne Laforèt, ma brave fille, merci ! (Rompant le cachet.) Ah ! l’enfant prodigue rentrerait
au bercail ! (il lit et change de visage.)
LAFORÈT, Inquiète.
Eh bien ! qu’est-ce que c’est ?
MOLIÈRE, chancelant.
Rien! 11 paraît, Laforèt, que ma femme a laissé à la maison quelques nippes auxquelles elle tient. Tu verras à les lui apprêter.
LAFORÈT.
Allons! mon cher maître, du courage! (lc tambour tai aux cban.pt
au dehors.)
MOLIÈRE, se redressant.
Le roi !
LAFORÈT.
Ah! mon Dieu! le laisser dans cet état-là ! Et il n'y a seulement pas un duc et pair capable de lui donner un verre d’eau ! Venez, rentrez avec moi, monsieur !
Impossible! 11 faut que je parle au roi! le devoir le veut!
Va! va! (il pousse Laforèt dehors. Passant la main sur son front.) Mais,
mon Dieu ! que voilà une rade matinée !