‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 132 sur 175 · M IU DE LA VALLIÈRE · texte numérisé non relu

M IU DE LA VALLIÈRE

Oh ! je ne demandais que ce seul mot! me voilà heureuse! — Voyez-vous, mon cher seigneur, ma sérénité et ma joie n'émanent pas de moi, mais se reflètent de vous. Mon cœur ne bat plus là, mais là. Ménagez-le, parce qu’il est faible et tendre. L'amour a deux sortes de souffrances. 11 y en a une qui est douce: celle là, je la savourais au temps ou je commençais à vous aimer, — sans espérance d'abord dans mon ombre secrète, — et puis avec des palpitations de crainte quand vous m'avez remarquée , quand vous m’avez parlé, quand je vous regardais chevaucher si beau et si fiera côté de mon carrosse, — et enfin, avec remords, quand mon âme a volé vers vous tout entière. Ces douleurs-là qui viennent de l'amour, qui appuient dessus et le font mieux sentir, on les accepte ; je les ai cherchées ! Mais celles qui viennent de l’être aimé, de sa dureté, de sa froideur....

PARIS

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