‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 156 sur 175 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, JACQUES BONHOMME, PAUL ROMÉE ,

BABET

JACQUES

Oui, Jacques Bonhomme, et sa sœur Babet et son cher Paul, son enfant, son fils adoptif. Tout ce qu'il a, tout ce qu’il aime.

BABET, grimpant lestement à l'estrade*

A mon tour, les enfants ! Je suis déjà ret;ue cantinière au 2* bataillon de Paris; mais, comme enfant du faubourg, je m’inscris à ma section, (a romcier mu> icipai.) Écrive* : Babet, ex-bouquetière, aujourd’hui vivandière sous le nom amphibie de Grenade. Et gare à l’ennemi '

TOUS

Vive Babel !

BABET, faisant ia rcvérauce.

Et la nation I

MON BONNET, qui paile tas à Jacques avec vivacité.

O mon bon Jacques ! ayez pitié du pauvre poltron, s’il vous plaît!

JACQUES, liant, à I officier.

Citoyen, mets donc mon nom au lieu et place de ce brave. J’espère que la France ne perdra pas trop au change.

MONBONNET.

Ah ! merci ! merci !

FLAFLA, comme enragé, amenant devant l'estrade un tambour-major gigantesque.

Je n’ai pas l'âge pour être soldat, mais j’ai l’àge pour être tambour! Pas vrai, major? (te tambour-maître fait un signe afliimalif.) Inscrivez-moi comme tambour! — Ah! merci, mon bon major!

(Du haut des marches de l'estrade, il se jette dans Us bras du tambour- major, qui l'emporte comme une bonne son nourrisson* Rires et applaudissements.) JACQUES, à Paul Bornée.

Paul, mon enfant, c’est ici qu'il faut se dire adieu. Ah! depuis que je t’ai recueilli, cher orpnelin, c’est la première fois que nous nous séparons.

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