‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 166 sur 175 · LE GARDIEN · texte numérisé non relu

LE GARDIEN

Oui, citoyen greffier, la cellule île la citoyenne Roland était ouverte.

SCÉVOL A; à Roméo*

Tu vois, le délit est flagrant. Pas moyen de nier!.

M me ROLAND, îi voix basse, à Roméo.

Ah! mon pauvre Romée! Trahi!

• PAUL ROMÉE

Je 11 e m’afflige que pour vous, madame, (se maitrirant.) Un seul mot, Scévola. Par qui ai-je été trahi ? t

SCÉVOL A, souriant de son méchant sourire*

Par un ci-devant noble arrivé d’Allemagne, et qui s’appelle Armine.

PAUL ROMÉE

Armine ! le nom de ce vieil ennemi de famille ! Je devine tout. — Adieu, madame. Ne me plaignez pas si je meurs pour vous. *

(Il sort, emmené par les Gardiens.)

M m ' ROLAND. i

Noble cœur, que Dieu te sauve !

(Elle va pour rentrer.)

SCÉVOLA

Citoyenne, j’ai nçu tantôt l'ordre de te faire transférer de l’Abbaye à Sainte-Pélagie. Et on a besoin de ta cellule pour celle qui vient de tuer Marat. (Grand bruit au dihois) Ah! justement la voici.

(La porte de droite s’ouvre, on aperçoit la foule menaçant Charlotte Corday.)

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