SCÈNE IV
FLAFLA, GRENADE, MONBONNET.
FLAFLA, s'ajustant son tambour. . .
Allons! à nos rangs, Grenade! (atcc un fort soupir.) Au revoir, mon oncle.
MONBONNET.
Quel soupir ! — Tu dois pourtant être fièrement heureux ,
Flafla, maintenant que lu es tambour.
FLAFLA
Moi, heureux? oh! non, allez! Je n’ai pas de chance!
GRENADE
Comment! pas de chance ! Tu es des quatre qui sont sortis du pont d’Arcole, et sans une éraflure,
PARIS
FLAFLA, avec amertume.
Les balles me trouvaient trop petit 1
- MONBONNET.
Tu as été mis deux fois à l'ordre du jour, et tu as des baguettes d’honneur !
FLAFLA
Ah! je rêvais autre chose !...
GRENADE
Mais, quoi donc? C’est vrai que tu as un fond de chagrin ! Qu’est-ce que tu voudrais ?
FLAFLA
Vous ne le direz à personne, Grenade? Vous ne vous moquerez pas de mon ambition, mon oncle ?
MONBONNET.
Tu as donc encore une ambition, Flafla ?
FLAFLA 9 avec une mélancolie profonde.
Démesurée ! Je voudrais être... tambour-major !
Grenade éclate de rire. — Us rejoignent leur compagnie.)
Le Directoire et les Conseils sortent du Luxembourg. — Le général Bonaparte parait, accompagné de M. de Talleyrand,suivi de généraux et lieutenants, parmi lesquels Joubert et Andréossy, portant le drapeau d’Italie, chargé d’inscriptions en lettres d’or.
M . DE T A L L E Y R A N D , causant avec Bonaparte.
... Mais, enfin, général, comment avez-vous fait pour ouvrir les yeux à ces vieux diplomates des vieilles monarenies?