‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 173 sur 175 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

FLAFLA, GRENADE, MONBONNET.

FLAFLA, s'ajustant son tambour. . .

Allons! à nos rangs, Grenade! (atcc un fort soupir.) Au revoir, mon oncle.

MONBONNET.

Quel soupir ! — Tu dois pourtant être fièrement heureux ,

Flafla, maintenant que lu es tambour.

FLAFLA

Moi, heureux? oh! non, allez! Je n’ai pas de chance!

GRENADE

Comment! pas de chance ! Tu es des quatre qui sont sortis du pont d’Arcole, et sans une éraflure,

PARIS

FLAFLA, avec amertume.

Les balles me trouvaient trop petit 1

- MONBONNET.

Tu as été mis deux fois à l'ordre du jour, et tu as des baguettes d’honneur !

FLAFLA

Ah! je rêvais autre chose !...

GRENADE

Mais, quoi donc? C’est vrai que tu as un fond de chagrin ! Qu’est-ce que tu voudrais ?

FLAFLA

Vous ne le direz à personne, Grenade? Vous ne vous moquerez pas de mon ambition, mon oncle ?

MONBONNET.

Tu as donc encore une ambition, Flafla ?

FLAFLA 9 avec une mélancolie profonde.

Démesurée ! Je voudrais être... tambour-major !

Grenade éclate de rire. — Us rejoignent leur compagnie.)

Le Directoire et les Conseils sortent du Luxembourg. — Le général Bonaparte parait, accompagné de M. de Talleyrand,suivi de généraux et lieutenants, parmi lesquels Joubert et Andréossy, portant le drapeau d’Italie, chargé d’inscriptions en lettres d’or.

M . DE T A L L E Y R A N D , causant avec Bonaparte.

... Mais, enfin, général, comment avez-vous fait pour ouvrir les yeux à ces vieux diplomates des vieilles monarenies?

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