‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 174 sur 175 · L'AME DE PARIS, L’AME DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

L'AME DE PARIS, L’AME DE LA FRANCE

l’âme DE LA FRANCE.

Le rêve est achevé. Nous revenons encor Au tombeau, d’où ton âme, oiseau, prit son essor. — Arrêtons-nous au seuil du siècle, soeur de gloire !

A présent, c’est la vie, et ce n’est plus l’histoire.

Et comment aborder dans son travail en feu Ce temps, grand atelier,— le plus grand qu’ait eu Dieu ! Où tant d’heureux chercheurs et de puissants génies,

Pour ouvriers,— avec les foules intimes, —

Ont la vapeur, le gaz, l’aimant, l’éclair vermeil.

Et s’aident à la fois du peuple et du soleil ?

l’axe de paris.

Oui, ce siècle-sommet, double horizon immense Du monde qui finit, du monde qui commence,

N’a plus, pour s’élever par delà tout niveau,

Qu’à t’imiter. Nature, en ton labeur nouveau.

Est-ce que le progrès et la pensée active Peuvent être en retard sur la locomotive ?

Que nous veulent la haine et ses divisions,

Quand le fil électrique unit vingt nations’

Quoi ! deux gouttes d'éther ont tué la souffrance,

Et l’homme la ferait revivre ! — Non, ma France !

Nous conquerrons la paix! Car, après tant d’efforts.

De douleurs, de combats, de misères, de morts,

Qui de sang-froid verra, pour d’aveugles chimères,

Se battre encor les fils survies tombes des mères ?

PARIS

Le tombeau avec les deux femmes disparaît dans les dessous et amène à la surface du sol, au milieu d’un fourré, ARMINE et LOUIS ROMÉE, habits bas, les épées engagées; JACQUES BON- HOMME et DE NOIRMONT servent de témoins.— Après quelques passes, les combattants s’arrêtent.

JACQUES

Mes amis! on le voit à la façon dont vous vous battez, chacun de vous craint, non pour soi, mais pour son adversaire. Voyous, tendez- vous la main, je vous en prie!

NOIRMONT

Sans doute ! Peu importe ce que dira Paris !

ARMINE.

Non ! non ! que dirait Paris ?

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