L'AME DE PARIS, L’AME DE LA FRANCE
l’âme DE LA FRANCE.
Le rêve est achevé. Nous revenons encor Au tombeau, d’où ton âme, oiseau, prit son essor. — Arrêtons-nous au seuil du siècle, soeur de gloire !
A présent, c’est la vie, et ce n’est plus l’histoire.
Et comment aborder dans son travail en feu Ce temps, grand atelier,— le plus grand qu’ait eu Dieu ! Où tant d’heureux chercheurs et de puissants génies,
Pour ouvriers,— avec les foules intimes, —
Ont la vapeur, le gaz, l’aimant, l’éclair vermeil.
Et s’aident à la fois du peuple et du soleil ?
l’axe de paris.
Oui, ce siècle-sommet, double horizon immense Du monde qui finit, du monde qui commence,
N’a plus, pour s’élever par delà tout niveau,
Qu’à t’imiter. Nature, en ton labeur nouveau.
Est-ce que le progrès et la pensée active Peuvent être en retard sur la locomotive ?
Que nous veulent la haine et ses divisions,
Quand le fil électrique unit vingt nations’
Quoi ! deux gouttes d'éther ont tué la souffrance,
Et l’homme la ferait revivre ! — Non, ma France !
Nous conquerrons la paix! Car, après tant d’efforts.
De douleurs, de combats, de misères, de morts,
Qui de sang-froid verra, pour d’aveugles chimères,
Se battre encor les fils survies tombes des mères ?
PARIS
Le tombeau avec les deux femmes disparaît dans les dessous et amène à la surface du sol, au milieu d’un fourré, ARMINE et LOUIS ROMÉE, habits bas, les épées engagées; JACQUES BON- HOMME et DE NOIRMONT servent de témoins.— Après quelques passes, les combattants s’arrêtent.
JACQUES
Mes amis! on le voit à la façon dont vous vous battez, chacun de vous craint, non pour soi, mais pour son adversaire. Voyous, tendez- vous la main, je vous en prie!
NOIRMONT
Sans doute ! Peu importe ce que dira Paris !
ARMINE.
Non ! non ! que dirait Paris ?