‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 57 sur 175 · A B A I LA RD · texte numérisé non relu

A B A I LA RD

Tu avais osé dire : Cet enfant, du moins, sera tout entier à moi, et j’en pourrai faire tout ce que je voudrai, dans cette vie — et dans l’autre.

MÉLIISINE.

Eh bien! quoi? Je l’aimais de mon amour à moi! N’élait-ce pas mon fils?

, ABAILARD

C’était aussi le mien! J’ai voulu le sauver de toi.

MÉLUSINE

Et il est mort !

ABAILARD

Oui, disparu, perdu! Ah! comme je l’ai pleuré! Ce que vous appeliez notre amour était décidément maudit! Mais, enfin, ce dernier lien rompu entre nous, nous n’avons plus rien de commun, madame. Le bruit de la ville s’éveille. Voici ma dernière papole : Laissez-iuoi dans ma route, et passez votre chemin. Adieu.

MÉLUSINE

Non, Abailard, tu retrouveras Mélusine!

ABAILARD

Je brave vos philtres, magicienne! Je suis aimé, (Meinsine s'avance lentement vers la maison de Fulbert.) OÙ allcZ-V'OUS, Mélusine ?

MÉLUSINE

Passe ton chemin et laisse-moi dans ma route, Abailard! — J’entre chez Fulbert, le recteur des écoles, le tuteur d’Héloïse.

(Elle entre dans la maison.) ABAILARD.

Ah! cette femme! (Rire* et chansons en dehors.) Allons! la fêle

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