A B A I LA RD
Tu avais osé dire : Cet enfant, du moins, sera tout entier à moi, et j’en pourrai faire tout ce que je voudrai, dans cette vie — et dans l’autre.
MÉLIISINE.
Eh bien! quoi? Je l’aimais de mon amour à moi! N’élait-ce pas mon fils?
, ABAILARD
C’était aussi le mien! J’ai voulu le sauver de toi.
MÉLUSINE
Et il est mort !
ABAILARD
Oui, disparu, perdu! Ah! comme je l’ai pleuré! Ce que vous appeliez notre amour était décidément maudit! Mais, enfin, ce dernier lien rompu entre nous, nous n’avons plus rien de commun, madame. Le bruit de la ville s’éveille. Voici ma dernière papole : Laissez-iuoi dans ma route, et passez votre chemin. Adieu.
MÉLUSINE
Non, Abailard, tu retrouveras Mélusine!
ABAILARD
Je brave vos philtres, magicienne! Je suis aimé, (Meinsine s'avance lentement vers la maison de Fulbert.) OÙ allcZ-V'OUS, Mélusine ?
MÉLUSINE
Passe ton chemin et laisse-moi dans ma route, Abailard! — J’entre chez Fulbert, le recteur des écoles, le tuteur d’Héloïse.
(Elle entre dans la maison.) ABAILARD.
Ah! cette femme! (Rire* et chansons en dehors.) Allons! la fêle