‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 56 sur 175 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

AB AIL A RD

Oui, Mélusine, cette fièvre de connaître et d’aimer qui fut ma vie, c'est toi, j’en conviens, qui en as allumé en moi les premières flammes. Mais il u’y a pas qu’un amour, et il n’y a pas

S u’une science. Les semailles divines sont pareilles, les sillons umains sont divers. Ici éclôt la fleur, là germe le poison. Une âme forte et pure cherche dans l’étude et l’amour le beau, le vrai, le grand, la lumière, la vie, et n’étant que bonté, elle ne

E eut donner que bonheur. Mais ton âme, à toi, perverse et somre, demandait avant tout à l’inconnu la puissance du mal; elle évoquait Satan, elle provoquait Dieu; de la passion même elle se faisait un moyen d'oppression et de torture. Et je soutirais près d'elle et par elle! Et, un jour, las de souffrir, je me suis enfui.

MÉLUSINE

En emportant notre fils.

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