‹ Paris en 1794 et en 1795Chapitre 7 sur 47 · Comité de division, maison Brienne · texte numérisé non relu

Comité de division, maison Brienne

18. Comité de liquidation et examen des comptes, pavillon de tÊgaUté,

N* 19. Comité d'aliénation et domaiues réunis , maison Brienne.

20. Comité d'agriculture, coiiinierce, ponts et cliaussées, navigation intérieure rtMini>, pai'illon de la Liberté.

X<'21. Comité de marine et des cuiouies , pavillon de l'Égalité,

Les atli ihu(i()n> tics divers comilés sont {frnéralciiu'nt exprimées jiai leur dénomination. < '.cpcndant celles de (|iicl(mes-iins d'entre cn\ ne se devinent pas ; uou.> uous burueruns à en donner ici un a|)ercu rapide :

Comité de salut puhHc, — Son titre seul , — dit VAImt^ naeh de Van II, — indique Timportance de ses fonctions. Membres du comité : Citoyens Barrére, ~ Coothon , —

I Hérault, — Saint-Just, — Jean-Bon Saint-André, — Prieur ; (de la Marne), — Lindet (Robert), — Robespierre, — Carnot, — C. A. Prieur (de la Gôte-d'Or), — Collot d*Herl>oi>,

, Itillaud-Varenne.

Comité de sûreté générale. — C)» peut dire que ce comité n*a d'autres fonctions que de veillrr à la sùrete de l'Etat; et, pour cet objet, sa correspondance peut embrasser tous les lieux et tous les citoyens de la Hépublique.

Dans cette surveillance, qui n'excepte rien de ce qui est relatif à la sûreté {générale, quatre objets peuvent être particulièrement distingués.

Ce comité est chargé :

1* De surveiller A Paris les ennemis de la chose publique et de les interroger lorsqu'ils sont arrêtés, pour découvrir les complots, leurs chefs et leurs agents;

2* De rechercher et de poursuivre partout les fobricateurs de faux assi^jnats ;

3° De faire arrêter ceux qui lui sont dénoncés comme a(;enls des cours étrangères et tous ceux qui troublent, de quelque manieie <pie c<' soi(. l'ordre public;

V Et enbn de surveiller é(;alenieut ceux qui se trouventcompris dans la lislr civile, c\'>t-à-dire dans la liste de> hommes vendus au ci-devant Hoi.

Par un autre décret du même jour, 2 octobre 17«^, lu Convention nationale a attribué à ce comité une nouvelle fonction, en l'autorisant à se luire rendre compte d'arresta- <• tions relatives à la révolution qui ont eu lieu dans toute Tétendae de la République depuis le 10 août, à prendre connaissance de leurs motifs , à se faire représenter la correspondance des personnes arrêtées, et généralement tontes les pièces tendantes ou à leur justification ou à donner de» preuves des délits dont elles sont accusées, j)our en faire le rapport à la Convention nationale et pour être par elle pri» telle détermination qu'elle jugera convenable.

Le rapport du comité sur ce dernier ol)iel doit être imprimé et envoyé aux qualre*viD(;t-quatre départements.

LE COt VERiMEMËKT RÈVOLUÏIOX:^ AIRE. U

Comité de sûrelé fénéraU : Citoyens Guffiroy, — Yadier, — Voulland, — Panis, — Lavicomterie, — M. Bayle, — David, — Amar, — Barbeau-Dabarran, — Jagot, — Louis (da Ba»-Rhin), — Ruhl.

Commission centrale. — Cette eoiniiii;>sioii , composée d'un meinhre (le chaque coniilé et d'un commis, est cliar{;ée de présenter chaque jour un tableau du travail de l'Assembiée. divisé en deux parties.

La première partie doit annoncer les affaires d'expédition qui peuvent être traitées jusqu'à midi.

La seconde, les travaux invariables dont l'Assemblée doit être occupée depuis midi jusqu'à la fin de la séance.

Ce tableau est aFiiché la veille, à la tin de chaque .séance, pour régler le travail du lendemain.

En raison de leur iinpottaiirc evreptioimelle . nous in<li(|uerons les attributions coniplexes du comité d'insti iictiou |)nhliqiie. On doit dire à l'honneur de la Convention qu'elle avait parfaitement compris la nécessité de préparer par l'éducation les générations futures aux destiiij^es que leur avait ouvertes la révolution. Elle a, sur Ce point, posé des principes très-démocratiques, indiqué nombre de réformes utiles, toncfaé à bien des abus. On lui a re|»uclié de n'avoir pas appliqué ses idées , mai» le temps lui a manqué. Les (jouvemements qui .lui ont succédé ont malheureusement négli(;é cette partie dp rbéritagc qu'elle leur avait transmis. L'instruction publique n'a paru qu'une tflcbc aeoondaire, tandis qu'elle anmit dû être la première et la principale. Nous empnintons à VAlmemach naHontU de fan U de la ÂéfmbUque une et indivisible ^ l'article qu'il a consacré an comité d'instruction publique.

Comité d^ instruction pubîùiue, — Ce comité, établi par le décret du 2 octobre 1793, est composé de plusieurs membres.

11 ei>t divisé lui-même en treize sections, et le travail est partaf^é entre ces treize sections , dont chacune est occupée de r instruction publique ainsi qu*il suit :

10 PARIS ËiN 1794.

Première section. — De l'organisation générale de l*instniction publique ;

D*une commission k établir poor la composition ou exa» men des ouvrages élémentaires destinés  Téducation publique.

Deuxième section. De rt cim atioii morale ;

Du régime inU'iimir do dilli i eiit^ établissements;

Des mesures à preixiie relntivemcnt aux pensionnat»;

De la responsabilité qu'on peut exiger de ceux qui auront des piMisionnaires ;

Et des établissements particuliers d'éducation dans leurs rapports avec les établissements publics.

Troisième section, — De l'éducation physique;

Quatrième section, — De Téducation des femmes;

Cinquième section, — De Péducation des orphelins;

Des aveugles-nés;

Des sourds-muets.

Sixième section. — Des écoles d'industrie. Septième section, Des To\ ageurs;

Des Iiibliothèques , musées, collections, et de la correspondance générale;

Du mode d'enseignement dans les différents degrés d'instruction ;

Du mode d'enseignement dans les lieux où la langue fran- 4;aise est peu usitée.

Huitième section. — Des examens, des prix et encouragements, de la révision de la loi sur les brevets d'invention, de celle sur le bureau de consultation et du bureau d'adminis^ tration du commerce.

Neuvième section. — Des fêtes nationales.

Dixième section. — Des élections aux places vacantes;

De la première formation de la Société nationale et de tous les degrés de l'enseignement.

Onzième section. — Des traitements et des pensions de retraite, des bourses attachées aux établissements de T ancien régime.

L£ GOUV£li:iËME:«T RÉVOLUTlOrt.N AIHE. U

Dawuéme secUon. — - Dç la bibliograpbîe; Da catalogue général de toutes les îibliothèqoes des éta* blissemeofs religieux et aotres supprimés. L'objet de ce travail est de faire connaître toutes les

richesses littéraires de la Répuitlique, de former des collections précieuses de livres pour chaque département , et <l'opérer la vente de tous ceux que la commission de savants <;harf;ée d'en faire Texanien aura ju{jés inutiles. Nola. Ce travail est déjà avancé.

Treizième section. — ludépendanimcnt des objets dont ou vient de donner la notice, le comité d'instruction publique s^occupe d*un travail particulier sur la valeur ot le produit des biens dépendants de Pinstruction publique. 11 entrelient à ce sujet une correspondance assez suivie avec tous les directoires de département et de district; mais, quoiqu'il leur ait lait passer des instructions très^ilairesetdes modèles d'états très-détaillés, il n'en a reçu que des éclaircissements très-imparfaits. On sera vraisemblablement obligé de recommencer ce travail. Les états envoyés par les administrateurs n'ont pu donner jusqu'ici un résultat, ni même un aperçu suffisant des revenus et des dépenses des établissements d'instruction publique.

Cette observation transmise par le comité à Til^diteur de VAlinannrh natiùnal fait bien voir I«\s diffiruhés contre lesqiw'IIes avait à lutter le {jonvern«'iuenl rrpul)li( ;iin . Chaque fois qu'il n'exerrait pas une pression éner[jique et <ju'il n'y a\aii point <riiit« rêt politi<pie en jeu , il rt-nroutrait l'inertie des administrations locales, soit que relles-<'i fussent aux n)ains d'iiomnies incapables de seconder le gouvernenienl rentrai , soit que toute leur attention .fût absorbée par des questions plus urgentes et plus inipcnc'uses.

Vctici quels étaient les membres qui composaient le comité au commencement de 1794:

Citoyens David, ' — JulUen (de la Drôme), — Jay Sainte-

fS PARIS EN 1794.

Foy. — Bouquier, — Laignelot , — Gayton-Morveau , — Fourcroy, — Ârboçast, — Mathieu, — Boutroue, — Val-

druche, — Coupe (de l'Oise), — Bô, — Romme, — DuTal

((rnie-et-Vilaine), — Thomas Lindet, — Prunelle, — Moyse jia\!e, — Grégoire, — Petit, — Lakanal , — Daoust, — I)uh(Mn, — Gloots (Anacharsis), — Bourduu (Léonard), — Villars.

Nous termîAerons cet apievçu de l'intérieur des comités de la Cotivi>ntion en extrayant de l'il/nupiacA la composition du comité He iégisUuion :

Citoyens Cambacérés, — Merlin (de Douai) , — Florent- Guyot, — Pons (de Verdun), — Bar, — Fabred'ËçlantiDe,

— Hicord, — Delacroix (d*Kure«trLotr), — Guyton, — Berlier, — Duval (dlUe^. Vilaine), — Oudot, ~ HenU,

— Jean- Baptiste Lacoste, — Laloy, — Treilhard, — Bezanl.

^^^>^s a\(>ns donné tlan.s noln* voiinne siii' I7});t h- texte de la Constititlion a«lopt«'e sur lo rapj)orf (rilriaull de Si-cliclles , en a\etli>sant <|ue cette Constiliition n'avait jani us rie |)rati(|ué(*. Elle était l'idéal placé s<)ii>< les veux du peuple Français connue le Init .uupiel les lé|;islateur> hriilaieiit il arriver en inéme tenip-s qu'a la jtaeitication générale. Les moyens de {fOU\ eruement mi» eu œuvre étaient d'ailleurs en désacconi avec les beaux principes «pi^on a\ait proclamés en téte de la Constitution. Si on veut len cuiiuaitre, il faut lire la véritable Gonstitutiou du temps, le décret sur le gouvernement révolutionnaire. Il est Tarsenal où la tyrannie a pris les armes dont elle a fût un st jtcrrible usage.

II y a dans le montagnard de ce temps-là, qu'il s'appelle Robespierre , Saint4ust ou Gonthon , deux hommes : Thomme de la lutte et l'homme domestique; le premier, violent, implacable, sanguinaire, sans scrupules et sans mesure. Il incarcère, il dépouille, il tue par des mesures, qu'une épithète suffit à justi-

LE GOOVERNBMSKT RÉVOLUTIONNAIRE. 13

fier à set yettx.révokuiiamairtt. Les procédés expédifift convieiineuf merveilleiisement à notre tempérament belliqueux. Mai* quand le montagnard ne se trouve plus en face de Tenncnii, r*esf un tout autre homme. Il aime sa femme, ses enfents, ses amis; il devient tendre comme un bei^r de M. de Klorian, il est pris de Tamoar des champs, il rêve bois épais, senteur des foins, établi» i*t moutons diéris. Alors il voudrait voir tous ses semblables heureux ; il s*attendrit au spectacle du monde réfj^néré, des enfants brûlant de verser lenr sang pour la patrie, des hommes feitM animés de toutes les vertus civiques, et des vieillards couronnés par leurs vertus autant que par leurs cheveux blancs. Quand il a versé des larmes d'attendrissement et de bonheur, serré sur son sein sa femme et ses enfants, il retourne au club, lait une dénonciation contre son voisin chez lequel il a trouvé cc$ belles inspirations bucoliques, et ne croit avoir accompli son devoir que lorsqu'il l'a ciivoyi' à la guillotine.

De ce conti-nstc dans les mêmes individus, il ivsulle : 1* Otu* rhomme public peut toujours être réhabilite^ pnr l'homme privé. Carrier, pour sa femme; Lebon, pour son fils; Lebas, pour 1rs siens; Danton, pour ses amis; Kuhespîerro, pour les littplay; Saint-Just. pour sa famille, sont des êtres doux, sensibles, et non des tigres. >l. Cariiot, hunliomme équivoquo qui s'est justifié ei arrangé de tout, avait la passion du ina<lri(;al et de la rbansonaussi bien que Fabre d'É{;lanline. — 2» Il résulte également une opposition violente entre l'idéal qu'on dit poursuivre et l«* moyen qu'on emploie. I.e moveu , c'est l'homme de la lutte qui le met en œuvre; l'idéal , c'est l'homme privé cjui l'a révé.

Nous connaissons le ivve île Ilobespicrre : il s'appelle la '"onstitution <le 1793. Nous exposerons dans ce \()lunu' Ir iè\e de Saint-Jusi. Uien an )non(le de plus étran{[e, dr plus bizarre, de plus (;én» renst'iiu'nt exlrava{;ant. Mais à coté de l'ulopie , \ îMP'«' clarté perdue dans la nuit, lé{|er parfum éJouffé par les vapeurs du sanfj^, le fait brûlai est resté; il s'apjx'lle l'histoire. La fiantai.sie, nous la verrons ]>lus tard : voyons d'abord l'histoire. .

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