‹ Paris en AmériqueChapitre 46 sur 53 · LE PLUS COURT DU LIVRE, ETC · texte numérisé non relu

LE PLUS COURT DU LIVRE, ETC

moment, tout entier au plaisir de la liberté reconquise, je ne m'inquiétais point de cette descente rapide, la raison me revint quand j'entendis le grondement des dots et le sifflement de la rafale. Il était trop tard ,* la mer s'ouvrit pour me recevoir dans ses abîmes, et moins heureux que Jonas, me rejeta sur la vague, haletant et glacé. Je ne perdis pas courage, je me mis à nager avec une ardeur désespérée. Cinq cents lieues à faire de cette façon primitive, c'était beaucoup, mais ne pouvais-je pas rencontrer quelque bateau à vapeur sur cette grande route de l'Océan ? Je regardais au loin, cherchant quelque lumière, et ne voyant que la nuit, quand l'horrible fantôme, prêt à m'emporter, s'abattit sur moi comme une hirondelle qui enlève une mouche à la surface de l'eau.

— Docteur, me dit-il en ricanant, j'espère que ce bain vous a rafraîchi le sang; reprenons la discussion où nous l'avons laissée.

— Plutôt mourir que d'entendre tes détestables sophismes, m'écriai-je, et fermant le poing, j*en assenai à mon ennemi un €oup si terrible, que tous les os de ma main en craquèrent. Je poussai un cri de douleur et...

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