LE PEUPLE
Un certain Théollier, qui s'était installé à la Mairie, prit sur lui de publier deux autres proclamatioûs qui, si elles prouvent que leur auteur n'était pas fort lettré, n'indiquent pas, du moins, de mauvais sentments.
Nous les empruntons (également aux pièces du procès reproduites par la Gazette des Tribunaux.
c Citoyens! t^
a Le peuple, victorieux aujourd'hui après la lutte, est obligé de veiller activement à la défense de l'ordre, de la famille et de la propriété.
« A cet effet, beaucoup d'ouvriers ont dû quitter leurs ateliers, leurs épouses et leurs enfants pour prouver que la Révoluùon ne veut pas le pillage ni la ruine de la mère patrie ! ! !
« Aujourd'hui beaucoup de ces ouvriers souffrent, et le seul •remède à leurs souffrances, c'est du pain ! ! 1
« Il est donc nécessaire que les boulangers de Bédarieux qui ont les farines convenables, cuisent immédiatement et fasse portjr à la mairie tout le pain qu'ils auront cuit.