Moniteur, extrait du Journal de Fegênas
gués, Fons, etc., dans la Gardonnen^ue. Toutes ces communes fournir^t des contingents qui marchèrent sur Nîmes dans la nuit du 4 au 5.
Quelques groupes se montrèrent en même temps sur divers points de la nlle. Mais l'autorité avait pris ses mesures. Le 25" de ligne et la majeure partie de la garde nationale étaient sous les armes occupant tous les points stratégiqnes. Deux escadrons de hussards partis de Lunel arrivaient pour prendre les insurgés à dos. Des reconnaissances poussées aux environs de la ville constatèrent la présence des insurgés à peu de distance. C'^pendant ceux-ci, informés des préparatifs sérieux de défense qui venaient d'être faits, se replièrent et regagnèrent leurs communes sans combat.
Le lendemain au soir, une tentative d'attaque sur la ville d'Uzès se termina d'une façon analogue.
M. de Dampmarlin, maire d'Uzès, averti de la marche des insurgés, organisa la défense, de concert avec MM. Orilhaud, sous-préfet, Laurens, procureur de la République, de la Bruguière, colonel de la garde nationale, et le major Espitalier, commandant le bataillon de dépôt du 8" léger. Une l)onne partie de la garde nationale se réunit à la Mairie et ia garnison se tint prête à marcher.
Les bandes insurgées venues de deux points principaux du cantoa de Saint-Chaptes, Lussan et Saint-Laurent-la- Yarnède, avaient fait leur jonction à Larnac- à une lieue d'Uzès.
Apprenant par leurs émissaires les dispositions de défense de rautorité, elles se retirèrent et ne tardèrent pas à se disperser.
Un mouvement très-considérable éclata également dans l'arrondissement d'Alais. Saint-Jean-du-Gard, Gaujac, Boisset, Miolet, Ribaute, Anduze, Lédignan, Bagard et d'autres communes, se mirent en insurrection. A Quissac, près du Vigan, la gendarmerie fut désarmée. Quelques mouvements de troupes suffirent au rétablissement de l'ordre.
Aucun excès ne signala cette grande Jacquerie du département du Gard. Le château d'A'.ayrac, près de Saint-Jeandu-Gard, avait été pillé, racontèrent tous les journaux. Le propriétaire écrivit au Courrier du Gard pour dire qu'il n'avait pas même vu les insurgés*.
Le dépattement fut mis en état de siège par décret du 8 décembre; il eut à souffrir comme les autçes de cette situation; il fournit aussi un contingent notable à la proscription.
J. Courrier du Gard du 11 décembre.