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ce Dans ces groupes ne se trouvaient que peu ff individus en «t blouse.
« Les lanciers subirent cette rude épreuve morale avec un « calme admirable, leur confiance n'en fut point ébranlée une ce minute, etc.
« De retour à la place Vendôme, et sa mission accomplie, le « colonel de Rochefort s'empressa d'en rendre compte au général « de division Carrelet (1). »
A minuit, Paris semblait redevenu calme. Certaines gens, dans les régions gouvernementales, crurent que tout était fini.
C'est ce soir-là que furent conduits au chemin de fer du Nord, pour être transférés à Ham, Tancienne prison de Louis-Napoléon, les généraux Bedeau, Cavaignac, Changarnier, Lamoricière et Lefiô^ ainsi que MM. Baze, Charras et Roger (du Nord). • Dans cette soirée redoutable, où le mouvement de résistance grandissait, menaçait d'amener, comme le mandait M. de Morny au général Magnan, desjour-
(1) Révolution mUtaire du 2 décembre, par le capitaine H. Mandnit, pages 176, 177 et 178.
nées des 2, 3, 4 et 5 décembre, qui eussent fait le pendant des 26, 27, 28 et 29 juillet, ou des 22, 23 et 24 février, dans cette soirée, où i\ était d'une importance capitale de prendre un parti, on tint un grand conseil militaire, auquel assistaient le ministre de la guerre Saint-Arnaud, le général en chef Magnan, les principaux généraux de division de l'armée de Paris, M. de Morny et probablement aussi le Président de la République, bien que nous ne puissions affirmer ce dernier détail. M. de Morny y fit prévaloir le plan d'opérations qu'il recommandait avec tant d'insistance au général Magnan
On peut le résumer ainsi :
— Concentrer les troupes par grandes masses, les soigner, les bien nourrir, les tenir hors du contact de la population ; retirer les postes trop faibles ; s'abstenir de patrouilles ; laisser construire des barricades. Puis, le moment d'agir étant soigneusement choisi» attaquer brusquement avec des forces compactes et écraser toute résistance.
On n'a pas oublié le dernier mot de l'une des dépêches de M, de Morny au général Magnan : « Il n'y a « qu'avec une abstention entière, en cernant un quar- « tier et le prenant par famine^ ou en Venvahissant par « la terreur, qu'on fera la guerre de ville, — » Ce plan fut adopté. La suite de ce récit montrera avec quelle exactitude il fut suivi.