‹ Paris en décembre, 1851Chapitre 7 sur 44 · DU PRESIDENT DE LA REPURLIQUB À L' ARMÉE · texte numérisé non relu

DU PRESIDENT DE LA REPURLIQUB À L' ARMÉE

Soldats I Soyez fiers de votre mission, vous sauverez la patrie, car je compte sur vous, non pour violer les lois, mais pour faire

respecter la première loi du pays, la soureralneté nationale, dont je suis le légitime représentant.

Depuis longtemps tous souffriez, comme moi, des obstacles qui s*opposaient et au bien que je voulais tous faire et aux dé* monstrations de votre sympathie en ma faveur.

Ces obstacles sont brisés. L'Assemblée a essayé d*attenter à l'autorité que je tiens de la nation entière; elle a cessé d*exister.

Je fais un loyal appel au peuple et à l'armée, et je lui dis : Ou donnez-mo les moyens d'assurer votre prospérité ou choisissez un autre à ma place.

En 1830 comme en 1848, on tous a traités en yaincus. Après avoir flétri votre désintéressement héroïque, on a dédaigné de consulter vos sympathies et vos vœux, et cependant vous êtes réiite de la nation. Aujourd'hui, en ce moment solennel, je veux que l'armée fasse entendre sa voix.

Votez donc librement comme citoyens ; mais, comme soldats, n'oubliez pas que l'obéissance passive aux ordres du chef du Gouvernement est le devoir rigoureux de l'armée, depuis le général jusqu'au soldat. C'est à moi, responsable de mes actions devant le peuple et devant la postérité, de prendra les mesures qui me semblent indispensables pour le bien public.

Quant à vous, restez inébranlables dans les règles de la discipline et de l'honneur. Aidez, par votre attitude imposante, le pays à manifester sa volonté dans le calme et la réflexion. Soyez prêts à réprimer toute tentative contre le libre exercice de la souTeraineté du peuple.

Soldats, je ne tous parle pas des souvenirs que mon nom rappelle. Ils sont graTés dans tos cœurs. Nous sommes unis par des liens indissolubles. Votre histoire est la mienne. Il y a entre nous, dans le passé, communauté de gloire et de malheur ; il y aura, dans l'aTcnir, communauté de sentiments et de résolutions pour le repos et la grandeur de la France.

Fait au palais de l'Elysée, le 2 décembre 185i.

Louis-Napolbon BONAFAin.

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