‹ Paris en pocheChapitre 39 sur 198 · PREMIER ÉTAGE · texte numérisé non relu

PREMIER ÉTAGE

«alerte Magenta. — A l’entrée : Arcs de balistes avant les armes à feu, don de l'Empereur Napoléon III. Bouches à feu, suivant leur ordre chronologique, depuis le quatorzième siècle jusqu’en 1547.

Avant de monter l’escalier, examinez la table circulaire où sont développés dix systèmes de chargement par la culasse, donnés au Musée par l’Empereur; des portières d’embrasures russes prises à Sébastopol, et une arquebuse sur son affût.

L’escalier aboutit à une grande salle, dite des Armures.

«aile des Armures. — A l’entrée, à droite : Groupe de drapeaux français, de la ligne et de la garde impériale, donnés par Napoléon III : campagnes de Crimée, 1854; d’Italie, 1859 * et drapeaux provenant de la prise de Constantine; au centre et contre les murailles, armes allemandes, italiennes, françaises, du quinzième au dix-huitième siècle.

On y remarque, sous le n° 1, une armure complète d’homme et de cheval du quinzième siècle, en usage en France sous le règne de Charles VII, et en Angleterre sous les règnes de Henri VI et d’Édouard IV. Sous le n“ 65, une belle armure connue sous le nom de Varmure aux lious, attribuée sans raison au roi François I er , et provenant de l’ancienne collection de Sédan. N® 1 03 G,’ gantelets de fer; armures de tournoi , fin du règne de Henri II, et à l’extrémité de cette grande salle, collection de casques, la plus complète qui existe, c’est-à-dire depuis le treizième siècle jusqu’à nos jours.

Sous le n° 113, armure donnée par la ville de Nancy au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV ; sous le n° 119, une armure du commencement du seizième siècle, attribuée à Jeanne d’Arc et provenant de la galerie de Sédan.

Vers l’extrémité à droite, le drapeau envoyé aux Grisons par Marie de Médicis (1619); à gauche, un plat d’argent, et sur un coussin de velours rouge, les deux clefs de Mexico, campagne

de 1863, données par l'Empereur au Musée. Eu face, l’étendard de la Sainte-Alliance (1813), donné par Napoléon III.

De la salle des armures, on se dirige, à droite, dans la galerie Marengo.

1° Galerie Marengo. — Au centre, armes à feu, à mèche età rouet ( seizième et dix-septième siècles).

2® GAlerle Austerlit*. — Épées du temps du Directoire : notamment celle donnée à Barras, commandant l’armée de Paris ;

Au centre, armes à feu et à silex (seizième, dix-septième et dix-huitième siècles), et plus loin, sabres d’honneur.

3° calerle Constantlne. — Armes orientales; armes blanches et à feu portatives.

Calerle Fontenoy. — Arbalètes, Cottes d’armes.

Fléaux, marteaux, haches d’armes, hallebardes; épées, k deux mains, des quinzième et seizième siècles.

Armes blanches du quatorzième au dix-neuvième siècle, et bâton modèle, pour les maréchaux de l’Empire.

De la salle Fontenoy, on arrive en descendant l’escalier, à la grande salle dite Solférino.

salle solférino. —'Selles japonaises , armes d'Afrique ; à l’extrémité de cette salle, le vêtement de guerre et les armes de l’empereur de Chine, trouvés au palais d’été (1861) ; à droite et à gauche, quatre mannequins chinois, avec masque noir.

• Selle mongole, sabres japonais, armes chinoises (1861).

Cette dernière salle communique avec une autre pièce, contenant des groupes d’armes mérovingiennes.

Sous vitrines : des armes romaines et gauloises.

nez-dc-chauHMée. — Dans les trois galeries du cloître entourant la cour : canons de tous les temps et systèmes. On remarque le canon obusier, système de l’Empereur Napoléon III, ordonnance 1853; puis ordonnance 1858, artillerie rayée; énormes canons français, russes, autrichiens (1854 à 1859).

Dans la cour : pièce de canon de 150 sur son affût, canon et obusiers russes. Ancres gigantesques russes, prises à Sébastopol (1855).

MUSÉES

Sous un hangar : mortier énorme et boulets en pierre. A. côté : chariots chinois, avec coule vrines, et, adossés contre le mur, deux énormes canons chinois.

Omnibus jl, y, x.

MUSÉE DES THERMES ET DE L’HOTEL DE CLUNY ( boulevard Saint-Michel ). — Entrée , rue des Mathurins-Saint -Jacques, 24. — Ouvert, tous les dimanches et jours de fête de 11 heures à 4 heures, et, tous les jours, excepté les lundis , aux mêmes heures, avec passe-port ou billets demandés par lettre au directeur.

Collections d’antiquités nationales, du moyen âge et de la Renaissance.

Notice historique. — Le palais des Thermes, sur une partie des ruines duquel a été construit l’hôtel de Cluny, et dont la grande salle existe encore intacte, avec son immense voûte antique, est le monument le plus ancien de Paris ; sa construction parait remonter au règne de Constance Chlore, et les chroniqueurs affirment que Julien l’Apostat y fut proclamé empereur (360).

Commencé par Jehan de Bourbon, abbé de Cluny, sur les fondations du palais romain, avant 1485, et terminé dans les dernières années du quinzième siècle , par Jacques d’Amboise, abbé de Cluny, et depuis évêque de Clermont, l’hôtel de Cluny a conservé toute la délicatesse et l’originalité de l’architecture du moyen âge ; c’est le seul monument civil de cette époque encore debout à Paris ; les quelques mutilations qu’avaient dû lui faire subir le temps et la main des hommes sont aujourd’hui

complètement effacées; il est conservé dans son entier, et les travaux de restauration dont il a été l’objet n’ont eu d’autre but que de lui rendre son aspect primitif, quelque peu modifié par des attributions diverses.

Résidence de Marie d’Angleterre, veuve du roi Louis XII et sœur d’Henri VIII, en 1515, de Jacques V,

roi d’Écosse, pendant son séjour à Paris, en 1536, des nonces du pape, en 1601, l’hôtel de Cluny, depuis sa fondation jusqu’à la Révolution française, ne cessa pas d’appartenir à l’ordre de Cluny, dont le siège était en Bourgogne, près de Mâcon.

Vendue, comme bien national, à la fin du siècle dernier, l’ancienne résidence des abbés de Cluny devînt dès lors propriété particulière, et ce fut, en 1833, que M. du Sommerard y installa les précieuses collections d’objets

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d’artdestemps anciens, qui avaient fait l’étude et l’objet des recherches de toute sa vie.

A la mort du célèbre archéologue , sa collection fut acquise par l’État, et devint le point de départ d’un musée d’antiquités nationales, auquel l’hôtel de Cluny, également aôquis par l’État, et le palais des Thermes, cédé par la ville de Paris, formaient un cadre merveilleusement disposé et présentant un ensemble unique et du plus haut intérêt pour l’histoire de l’art.

Constitué en vertu de la loi du 24 juillet 1843, le musée des Thermes et de l'hôtel de Cluny, confié aux soins et à la direction de M. E. du Sommerard, fils de l’illustre antiquaire et son collaborateur, a été ouvert, pour la première fois, au public le 16 mars 1844.

Depuis ce jour, les collections ont pris un développement considérable, et le Catalogue qui, dans les premières années, comprenait deux à trois mille numéros, en contient* aujourd’hui plus de neuf mille '.

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