VOIR COULEUR ROUGE, \° 16 , CENTRE
Le palais des Tuileries, bâti par l’ordre de Catherine de Médicis, femme de Henri II, sur les plans de Philibert Delorme, tire son nom d ? une fabrique de tuiles qui occupait jadis la place du palais actuel.
Agrandi sous différents règnes, et réuni aujourd’hui au nouveau Louvre, les Tuileries ont quelque chose de majestueux et d’imposant qui répond à l'ensemble du
PALAIS IMPÉRIAUX
Le palais, vu de face, se compose de trois pavillons : au centre, le pavillon de VHorloye , sur lequel flotte le drapeau tricolore, lorsque l’Empereur est à Paris; à gauche, sur le quai, le pavillon de Flore, aujourd’hui reconstruit à neuf, dont les frontons, ornés de sujets mythologiques ou d'emblèmes, sont d’une élégance et d’un fini admirables, et à droite, du côté de la rue de Rivoli, le pavillon de Marsan.
- L’entrée de la cour des Tuileries est flanquée de colonnes et de pilastres qui supportent un balcon, où l’Empereur se montre les jours de fête.
Le pavillon de l’Empereur se trouve sur le quai, à gauche du nouveau pavillon de Flore.
itinéraire. — On pénètre dans le palais par le pavillon de l’Horloge; à droite, au rez-de-chaussée, se trouvent les appartements réservés à l’Empereur; à gauche, un escalier conduisant à la chapelle.
La chapelle. — La chapelle occupe la hauteur de deux étages : elle n’a rien de bien remarquable, à l’exception du plafond, peint par Gérard, et représentant l’entrée de Henri IV à Paris. La tribune de l’Empereur se trouve en face du maîtreautel; l’orchestre est au-dessous et, sur les deux faces latérales, des tribunes pour les dames et les invités. Près de la chapelle, eèt le théâtre.
Le théâtre. — Le théâtre, de forme ovale allongée, brille par la richesse et l’élégance. Son pourtour, jusqu’à la scène, est décoré de colonnes d’ordre ionique.
Au centre, comme dans la chapelle, la loge impériale,' et de chaque côté, des amphithéâtres et galeries.
Les jours de grande réception, le théâtre est transformé en salle de bal ou de banquet.
En sortant de la chapelle, revenant au pavillon de l’Horloge, on pénètre dans la salle des Maréchaux, donnant à la fois sur la cour des Tuileries et sur le jardin.
Vous y remarquerez une tribune soutenue par d’immenses cariatides, et de nombreux bustes de maréchaux.
De la salle des Maréchaux, vous pénétrez dans la saUe des Gardes, le salon de la Paix et la salle du Trône, où se font les réceptions officielles.
Cette salle magnifique, tendue de tapisseries des Gobelins, est remarquable surtout par son plafond représentant la France défendue par laReligion (de Flamaël), et par un lustre de toute beauté.
Viennent ensuite la salle du Conseil d'Élat, la galerie de Diane et les appartements particuliers de l'Empereur.
■ (Pour le Jardin des Tuileries, voir page 160).
Omnibus a, c, «, 11, ç, b, jl. y.
PALAIS DU LOUVRE. — Le palais actuel du Louvre, commencé par François I er en 1541, remplace une forteresse qui existait jadis en cet endroit.
Continué par Philippe Auguste et par plusieurs rois ses successeurs, le Louvre, habité notamment par Catherine de Médicis, Charles IX et Louis XIII , était resté inachevé et menaçait ruine, lorsque vint Napoléon I er , qui, en 1805, en ordonna la restauration ; mais le temps lui manqua pour terminer son œuvre grandiose.
Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe firent peu ou plutôt ne firent rien, pour ce palais que l’Empereur Napoléon III fit terminer complètement, d’après les plans de l’architecte Visconti.
L’inauguration du nouveau Louvre fut faite le 14 août 1857 ; les travaux avaient été commencés en 1852, et ont coûté 75 millions. C’est dans, ce palais moderne que se trouve la nouvelle salle des États , ainsi nommée parce qu’elle est réservée aux séances d’ouverture des sessions législatives que l’Empereur fait en personne.
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itinéraire. — Pour bien juger le Louvre dans son ensemble, suivez la rue de Rivoli, jusqu’à la place Saint-Germainl’Auxerrois, vous vous trouverez en face de la colonnade.
La Colonnade. — La colonnade, merveille d’architecture, et qui fait face à la nouvelle tour Saint-Germain-l’Auxerrois, est le chef-d’œuvre de Perrault.
Soutenue par de riches colonnes, de l’ordre corinthien, accouplées avec grâce, on croirait voir le portique d’un temple grec qui se développe avec majesté
Le nouveau Louvre.
De jolis parterres entourés par des grilles élégantes, ouverts toute la journée au public, permettent de faire le tour du monument.
La cour du Louvre. — En passant sous la colonnade, vous pénétrez directement dans la cour du Louvre (aujourd’hui l’ancien Louvre).
Le vieux Louvre, œuvre de Pierre .Lescot et de Jean Goujon, se compose de quatre façades formant un carré parfait et comprenant un rez-de-chaussée, un premier étage et un attique.
Au rez-de-chaussée, se trouvent les musées assyrien , égyptien , algérien, le musée des sculptures antiques, des sculptures du moyen âge et de la Renaissance, et des sculptures modernes*
Au premier étage, les musées de peinture et des dessins; le Musée Napoléon III ou musée Campana; le musée Sauvageot; le musée des Souverains.
Au deuxième étage, le musée de la marine.
IVota. — Pour les musées, voir Musée du Louvre, page 65.
On entre au musée de peinture, par le pavillon de l’Horloge, dit de Sully (Escalier de Henri II).
Place Napoléon III. — En sortant de la cour du Louvre passez sous le pavillon de l’Horloge, vous arriverez directement sur la place Napoléon III; cette place est ornée de deux squares destinés à recevoir, au centre, les statues de LouisXlV etd»Napo- * léon I er .
L’ensemble des bâtiments qui se trouvent sur la place Napoléon 111, forme ce qu’on appelle le nouveau Louvre.
, Il se compose de six pavillons richement décorés de groupes allégoriques, et précédés d’un portique établissant une circulation sur le devant.
Place du carrounel. — Cette place, ainsi nommée à cause d’un. tournoi donné en ce lieu par Louis XIV, fait suite au nouveau Louvre, et s’étend jusqu’à la grille des Tuileries.
Trois monuments méritent d’attirer votre attention : ce sont le pavillon de Rohan, donnant rue de Rivoli; le pavillon Lesdiguières , faisant face au pont des Saints-Pères; le nouveau pavillon de Flore, à gauche du palais, et l’Arc de triomphe placé devant la grille des Tuileries.
(Voir Arc de triomphe du Carrousel, à la tahle des matières.)
Le palais du Louvre est actuellement occupé, du côté de la rue de Rivoli, par les ministères d’Etat et de la maison de l'Empereur, par la bibliothèque du Louvre, du côté du quai, par les musées et la salle des Etats, et au rez-de-chaussée par les écuries de l’Empereur.
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PALAIS DES INVALIDES. —Esplanade. — Ouvert tous les jours au public, de 11 heures à 5 heures. Le dimanche, à midi, messe militaire , revue des Invalides dans la cour d’honneur.
Tombeau de l’Empereur. Le tombeau de l’Empereur est visible pour le public, les lundis et jeudis, de midi à 3 heures. Entrée, par la place Vauban, derrière l’hôtel.
VOIR COULEl R BLEUE, K° 3, EST.
ftota. — Le tombeau de l’Empereur n’étant visible que jusqu'à 3 heures, commencer votre visite aux Invalides par le tombeau.
Tombeau de l’Empereur. — Pour vous rendre au tombeau de l’Empereur, prenez, à gauche’ de l’Esplanade, le boulevard des Invalides, et tournez à votre droite ; vous vous trouverez place Vauban , ayant à votre gauche le puits artésien de Grenelle, et à votre droite le Dôme, église Saint-Louis, sous lequel .reposent les cendres de l’Empereur.
Le Dôme des Invalides, construit par Marisart, et précédé d’une vaste cour, est le plus beau monument religieux, de style grec, que nous possédions.
Il se compose d’une tour circulaire surmontée d’un dôme et reposant sur une masse carrée de bâtiments, le tout orne de sculptures et de statues’. Une coupole dorée terminée par une flèche gracieuse et élancée, couronne dignement le faite élevé du monument.
L’intérieur du Dôme répond, par sa disposition, aux richesses extérieures. Tout y est sévère,’ mais d’un effet grandiose ; il renferme de richps peintures, d’élégantes sculptures, le tout éclairé par un demi-jour qui commande le respect et le recueillement.
A gauche, en entrant, se trouve la chapelle Saint-Jérôme, contenant les restes mortels du Hoi Jérôme, frère de l’Empereur, et père du prince Napoléon. Un autre monument, placé dans la même chapelle, contient les restes de son fils aîné.
Plus loin à gauche, le tombeau du ijrand Turenne, et lui fai-
Église Saint-Louis des Invalides,
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sant face, celui de Vauban, près duquel on admire, dans un magnifique sarcophage, le tombeau de Joseph Napoléon, frère de l’Empereur Napoléon I* r .
TOMBEAU. — Le tombeau, magnifique sarcophage en granit rouge , occupe le centre d’une crypte sévère, pavée en mosaïque.
Dix magnifiques bas-reliefs, en marbre blanc, rappelant les souvenirs glorieux du premier Empire, et de gracieuses statues, œuvres de Pradier, entourent les parois circulaires du monument. Plus loin, au fond de l’église, et faisant face au sarcophage, on remarque un riche autel orné de quatre colonnes torses, d’un marbre des plus rares, et surmonté d’un christ en croix.
C’est près de l’autel, éclairé par un jour mystérieux, que se trouve, à gauche, l’entrée de la crypte. On y pénètre par un escalier en marbre blanc, placé à gauche du maltre-autel.
A droite et à gauche., comme les gardiens de l’entrée du monument, les mausolées de ses deux fidèles compaf nons d’armes, Duroc et Hertrand.
Au-dessus de la porte, on lit ces mots extraits du testament de l’Empereur :
Je désire
que mes cendres reposent sur les bords de lu Seine, au milieu de ce peuple que j'ttl tant aimé.
De chaque côté, se dressent deux colossales statues en bronze, portant l’une le sceptre impérial, l’autre les emblèmes de la force civile et militaire.
En sortant du tombeau de l’Empereur, descendez à gauche l'avenue de Tourville, et toujours à gauche, le boulevard det Invalides, vous arriverez sur l’Esplanade.
HOTEL DES INVALIDES. — L’hôtel des Invalides, dont la coupole a été récemment restaurée, doit sa fondation (1670) h Louis XIV, qui a voulu assurer une existence heureuse aux militaires mutilés ou infirmes, qui se trouveraient sans ressources , après avoir blanchi sous les drapeaux. C’est à Napoléon 1 er que cet établissement doit sa véritable organisation.
Pour être admis aux Invalides, il faut avoir trente ans de services , ou des blessures graves.
Le nombre des pensionnaires^ actuels est de 3,000 environ, non compris les officiers, qui sont au nombre de 160.
Logés, nourris, chauffés et habillés aux frais de l’Etat, les invalides reçoivent, en outre, une paye de 2 francs par mois, et sont l’objet des plus grands soins. Leur nourriture est bonne, saine, et suffisamment abondante; leurs dortoirs sont propres et bien aérés, et partout règne la plus irréprochable propreté.
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itinéraire. — En quittant l’Esplanade des Invalides, garnie d’une double rangée d’arbres, et d’où vous apercevez le palais de l’Exposition des Champs-Elysées, vous pénétrez dans la cour extérieure entourée partout de fossés, et dominée, à droite et à gauche, par une batterie composée de dix-huit canons.
Ce sont ces fameuses pièces, souvenirs des victoires de Napoléon 1 er , qui, de leur voix tonnante, annoncent aux Parisiens les grands événements, les victoires, les lôtes, les naissances illustres, etc., etc.
A côté de ces batteries, de nombreux canons de tous les calibres et de tous les modèles, et, à droite et à gauche, de petits jardins, promenades des vieux guerriers.
En face de vous, l’entrée de l’hôtel.
La façade qui se développe sur le jardin a quelque chose de majestueux et d’imposant; sa longueur est de deux cents mètres environ; elle se compose de trois étages. Les toits des mansardes sont en forme de trophées d’armes, de casques et de drapeaux sculptés. Un portique surmonté de la statue de Louis XIV, et près duquel se trouvent deux statues en bronze, vous indique l’entrée du palais.
Cour d’honneur. — La cour d’honneur, longue de cent trente mètres environ, est enclavée par des bâtiments dont les quatre faces ont deux étages d’arcades, éclairant des galeries couvertes et superposées, décorées aujourd’hui de peintures murales par Bénédict Masson.
Au centre de la façade méridionale, l’église, sur le portail de laquelle on a placé la statue en pied de l'Empereur.
Au rez-de-chaussée, à gauche et à droite, les cuisines, les réfectoires et la salle à manger des officiers.
Au premier, sur le devant, c’est-à-dire en face de la Chapelle, la chambre du conseil et la bibliothèque, et sur les deux côtés, au premier et au deuxième étage, les dortoirs, l’infirmerie et les appartements du gouverneur.
Les Réfectoires f.t les Cuisines. — Les réfectoires et les cuisines sont placés au rez-de-chaussée ; les réfectoires sont au nombre de quatre ; une salle spéciale est affectée aux officiers, les trois autres sont pour les soldats.
Les officiers sont servis en porcelaine et en argenterie, présent de l'impératrice Marie-Louise.
L’ordinaire est de deux plats pour les soldats et de trois pour les officiers. Le maigre exclusif est inconnu dans l’hôtel, même le vendredi saint.
Les cuisines, placées près des réfectoires, sont célèbres par leurs marmites, dont les flancs gigantesques peuvent contenir jusqu’à six centg kilogrammes de viande.
Les Dortoirs, établis au premier et au second étage, contiennent environ, chacun, cinquante lits. Chaque homme a son lit, reoouvert, suivant la saison, de deux ou trois couvertures.
L’église Saint-Lotus. — L’église, du côté du palais des Invalides, n’a rien de bien remarquable comme architecture; elle se compose d’une nef et de deux bas côtés, au-dessus desquels se trouvent des tribunes.
L’autel, placé sous une arcade, communique avec la seconde partie de l’église, dite le Dôme, dans laquelle se trouve le tombeau de Napoléon. Un rideau sépare l’église en deux parties.
L’église Saint-Louis sert de sépulture aux maréchaux, et contient de nombreux monuments élevés à la mémoire de nos plus illustres guerriers.
La voûte est décorée, sur les deux côtés, de drapeaux pris sur l’ennemi, mémorables souvenirs d'Afrique, de Crimée, d’Italie, de Chine et du Mexique. Mais les plus précieux ont été détruits lors de l’invasion des alliés , et dans un récent incendie.
Remarquer à gauche de l’orgue, dans une chapelle, un Christ au totnbeau peint sur toile, et remarquable par son relief.
En sortant de l’église, détournez dans la cour à gauche, et montez au premier étage pour visiter :
La Bibliothèque. — La bibliothèque, fondée par Napoléon J", se trouve au premier étage du pavillon central, c’est-à-dire en face de l’église ; elle contient trente mille volumes environ; les invalides seuls peuvent y venir lire et travailler : on y voit, sous un globe, le boulet qui a tué Turenne, à Salzbach, un modèle de sa statue équestre; un beau plan en relief de l’hôtel des Invalides, et la réductiou en petit de la célèbre colonne Vendôme.
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Chambre du Conseil. — La chambre du Conseil et des Maréchaux contient les portraits de tous les Maréchaux qui ont été gouverneurs des Invalides.
Remarquez, en entrant, un sarcophage offert par la ville de Cherbourg, lors de la translation en France des cendres de l’Empereur, et un beau portrait de Napoléon I er , par Ingres.
Plans en - relief des places fortes. — Les plans en relief se trouvent dans les combles : ils ne sont visibles que du l* r mat au 15 Juin, avec billets demandés par lettre affranchie au président du comité des fortifications.
Rien de plus intéressant que ce musée, qui contient plus de soixante plans, tous remarquables par leur exactitude.
Omnibus a, *», Y, as.
PALAIS-ROYAL, place du Palais-Royal. — Le Palais- Royal, proprement dit, et son jardin sont ouverts tonte la journée au public, comme promenade. Quant aux appartements donnant sur la place du Palais, et occupés par le prince Napoléon, ils ne peuvent être visités.
Le Palais-Royal, qui a joué un si grand rôle dans les annales politiques, et qui fut longtemps la propriété du duc d’Orléans (Louis-Philippe I er ) est devenu aujourd’hui la résidence du prince Napoléon, cousin de l’Empereur. Du côté de la rue Saint-Honoré, la façade est monumentale, et en harmonie avec le nouveau Louvre qui lui fait face. Une belle place qui dégage les abords du Théâtre- Français, permet aujourd’hui d’embrasser l’ensemble du monument.
PALAIS OU LUXEMBOURG. — Visible tous le» jour»,
et sans billets, de 10 heures à k heures, excepté pendant la session du Sénat.
Mot». — Les dimanches, la chapelle et la chambre à coucher de Marie de Médtcis ne sont pas visibles.
On pénètre dans le palais par la grande cour d’honneur, donnant rue de Vaugirard, et faisant face à la rue de Tournon, Entrée à droite dans la grande cour.
Le Palais-Royal est un point central et industriel, où les étrangers de toutes les parties du monde se donnent rendez-vous. Il renferme de .\ches etsonmtueux magasins, et deux théâtres, les Français et le Palais-Royal.
Voir Jardin du Palais-Royal, page 162.
Omnibus a, C, «, H, Q, K, x, y.
Le palais du Luxembourg.
PALAIS IMPÉRIAUX
Historique. — C’est sur l’emplacement d’un hôtel acquis, en 1612, du duc de Luxembourg par Marie de Médicis, femme de Henri IV, que fut bâti par l’architecte Desbrosses, le Palais, dit d’abord de Médicis, puis du Luxembourg. Le Palais Pitti à Florence, où la Reine avait été élevée, servit de modèle à cette construction qui, commencée en 1615, ne fut terminée qu’en 1620.
La façade principale et les deux pavillons sont de Desbrosses. — Les deux galeries, dans l’une desquelles on a établi le musée de peinture, les deux avant-corps à colonnes, situés au milieu des galeries latérales, et l’escalier d’honneur de la galerie de l’ouest, sont de Chalgrin.
Tour à tour palais du Consulat, palais du Sénat, palais des Pairs, le Luxembourg est redevenu, depuis le nouvel Empire, le palais du Sénat.
itinéraire. — Pénétrez par la cour d’honneur, et montez le perron (Tu côté droit, vous êtes reçu dans le vestibule par les gardiens du palais, dont l’un doit vous accompagner.
En face d’uu groupe représentant un pèlerin blessé et son enfant, se développe devant vous l’escalier d’honneur aux balcons élégants. En haut de l’escalier, deux statues, le duc de Sully, et Desbrosses, l’architecte du palais.
i° Salle dite des dardes. — Trophées d’armes, statues : Aristide, Cicéron, Cincinnatus, Léonidas, Périclès, Solon.
2° Malle dite des messager* d'Etat. — Où l’on voit une table en bois de cèdre, dont le dessus est d’un seul morceau. (C’était la grande chambre à coucher de la reine Marie de Médicis.) Statues en marbre de l'Espérance, de Napoléon I er en empereur romain et de César groupe : Briséis dans les bras d’Achille. Au plafond, l’Aurore ( Jadin ).
3° Salon de IKapoléon I er (ancien cabinet de réception de la Régence). Tableaux : Entrevue du duc de Guise et du président Achille deRariay ( Vinchon ); Charlemagne dictant ses Capitulaires ( Champ martin) ; Saint Louis dictant ses établissements ( Fiandrin ) ; le Chancelier de l’Hôpital remettant les sceaux au roi Charles IX (Caminade)
Peintures du plafond par Decaitne : la Loi entourée de la Justice, de de la Force, de la Gloire et de la Bienfaisance.
4® Malle du trône. — Salon restauré par M. de.Gisors.
Au centre, coupole représentant l’apothéose de Napoléon I er ; médaillons de la voûte : la Paix et la Guerre, par Brunne . Les hémicycles, peints par Lehmann , représentent la France sous les Mérovingiens et les Carlovingiens, naissant à la foi et à l’indépendance; la France , sous les Capétiens, les Valois, les Bourbons, et sous l’Empire.
C’est au centre de cette salle que se trouve le trône, tel qu’il était sous le premier Empire.
Galerie des bustes des anciens pairs et sénateurs.
Malle des créances. — La salle des séances, remarquable par ses boiseries, ses colonnes et ses statues, a été l’objet de nombreuses restaurations, par suite de l'incendie de 1859.
Le plus grand des deux hémicycles contient les sieges des sénateurs.
Le plus petit renferme le bureau. Parmi les statues, on distingue celles de Charlemagne et de saint Louis.
Les peintures des voussures représentent : les pairs otTrant la cou. ronne à Philippe le Long ; — les F.tats de Tours décernant le titre de Pire du peuple au roi Louis XII.
Peintures dans la coupole et dans les intervalles des fenêtres, par MM. Brunne et Vauchelet.
Nota. — La tribune pour les orateurs vient d’étre rétablie (1867).
Malon particulier de l’Empereur. — Quatre Ôableaux dûs
aux pinceaux élégants de MM. Brisset, Vinchon, Couderc et Robert Fleury : le traité de Campo-Formio, la Constitution de l’an vin, l’entrée de Napoléon III à Paris, et son mariage.
Salle dea Cardes. — Boiseries de l’époque de Marie de Médicis.
I.a Bibliothèque. — Le public n'est pas admis à la visiter : elle n’est ouverte que pour les sénateurs. Elle contient plus de quarante mille volumes.
On y remarque la peinture de la coupole par Eug. Delacroix : les Champs-Élysées, et, à l’hémicycle au-dessus de la fenêtre principale, Alexandre après la bataille d’Arbelles.
Les statues représentent Montesquieu, Pasquier, la Philosophie.
Les deux salons, à l'est età l’ouest de la Bibliothèque, sont d’H. Scheffer et de Boulanger.
Rem-de-chuuMce. — Du premier étage, on descend par un magnifique escalier, au rez-de-chaussée, où l’on visite la chambre à coucher de Marie de Médicis, que Louis XVIII fit restaurer, et dont on a conservé religieusement la décoration.
On y remarque de magnifiques arabesques sur fond d’or, et les peinures.du Poussin et de Rubens.
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Les plafonds représentent : l’Apothéose de Marie de Médicis, rétablissant la paix et l’unité en France, par Van Hoeck.
En sortant de la chambre à coucher de Marie de Médicis. on pénètre dans la chapelle du Sénat, remarquable par son ornementation simple et de bon goût.
Derrière le maître-autel, une Adoration des Bergers par Carlo Ma~ ralti. En face des fenêtres, peintures de Gigoux •• Saint Philippe apôtre, saint Louis pardonnant aux révoltés, saint Louis enterrant les morts, et le Mariage de la Vierge. Au-dessus du maitrè-autel, un sujet de l’Apocalypse, par Abel de Pujot. Sur la grande voûte, les quatre évangélistes, par Vauchelet; sur le fronton du buffet d’orgues, deux enfants, sculptés par Klagmann ; et au-dessous, dans une niche, un groupe gracieux d’anges, en marbre, par Jaley.
Hôtel du Petit- Luxembourg. — Cet hôtel, contigu au palais, est devenu la résidence du grand référendaire du Sénat. On y remarque le cloître et la chapelle nouvellement restaures par M. de Gisors. Cet hôtel n’est pas ouvert au public.
Omnibus a«, h, j.
PALAIS DU CORPS LÉGISLATIF. — Quai d’Orsay, en face la place de la Concorde. L’entrée principale se trouve rue de l’Université.
Visible tous les jours, de 10 heures du matin à 5 heures, excepté les jours de séance : s’adresser au concierge rue de l’Université (gratification).