‹ Paris en pocheChapitre 45 sur 198 · VOIR COULEUR ROUGE, 1*° 16, SUD · texte numérisé non relu

VOIR COULEUR ROUGE, 1*° 16, SUD

Nota. — Les séances du Corps législatif sont publiques; une tribune de 20 places est réservée à cet effet; 60 autres places sont destinées aux personnes qui obtiennent des billets, soit des questeurs, soit des députes.

Ce palais, autrefois palais Bourbon, qui date de 1722, a deux façades : la première du côtéduquai faisant face à la Madeleine, et la seconde, rue de l'Université.

Sa façade principale, du côté du quai, est de 34 mètres de largeur; elle se compose de douze colonnes d’ordre corinthien supportant un fronton où la France est repré-

sentée, tenant la Constitution à la main, entourée des Arts, de l’Éloquence, de l’Industrie et du Commerce.

L’escalier se divise en deux rampes : au bas, sont les statues colossales de la Justice et de la Prudence, et en avant, les figures assises de d’Aguesseau, Colbert, l’Hospital et Sully. »

L’entrée principale, rue de l’Université, est précédée d’une belle place ornée d’une statue en marbre, représentant la Loi. (Feuchères, 1855.)

itinéraire. — La cour d'entrée est vaste et grandiose; les deux ailes de l’édifice sont occupées par les bureaux du Corps législatif.

Le péristyle, orné de quatre colonnes corinthiennes, accède directement à une salle d’attente, où sont les statues de l’Empereur Napoléon III, du général Foy , de Casimir Périer, de Bailly et de Mirabeau.

La Halle de» béance», revêtue de marbres, et d'une élégante simplicité, est ornée de vingt colonnes d’ordre- ionique: elle forme hémicycle, et se trouve éclairée par le haut.

Le bureau du Président, placé sous le grand tableau voilé, représentant Louis-Philippe prêtant serment à la Charte, domine toute la salle. La tribune pour les oratêurs, qui avait été supprimée depuis 1851, vient d’être rétablie (1867).

En sortant de la salle des séances , visitez la salle du Trône, ornée de belles peintures d’Eugène Delacroix : Mers et Fleuves; l’Agriculture, la Guerre, l’Industrie, la Justice.

La salle de» Distributions. — Plafond d’Abel de Pujol: la Charte de 1830, la loi Salique, les Capitulaires de Charlemagne et l’édit de Nantes.

l a Halle des Conférences , ornée des peintures représentant Charlemagne dictant ses Capitulaires; affranchissement des Communes par Louis VI; Saint Louis donnant ses Etablissements, et Louis XII, présidant la chambre des Comptes: allégories de la Force, de la Justice, de la Prudence et de la Vigilance,

PALAIS IMPÉRIAUX

Bibliothèque. — Remarquer, dans l’antichambre de la bibliothèque, deux statues : Démosthènes et Cicéron, et deux tableaux : le Mazeppa d’Horace Vernet, et la place Saint-Marc.

Quant i la bibliothèque, composée de plus de 75000 volumes, elle n’est pas visible.

Elle contient, entre autres manuscrits précieux, ceux de la nouvelle Héloïse, des Confessions de J. J. Rousseau, et du Télémaque.

Hôtel de la présidence. — Cet édifice dépendant du palais, est affecté à la demeure du Président du Corps législatif. On y admire une riche et précieuse galerie de tableaux, extraits de différents musées, et visibles seulement avec billets demandés à la Présidence.

PALAIS DE L’ÉLYSÉE , faubourg Saint-Honoré et avenue Gabriel, 55, aux Champs-Élysées, visible seulement avec

billets délivrés par le ministre de la maison de l’Empereur.

Ce palais, construit en 1718, pour le comte d’Évreux, puis acheté par Louis XV pour madame de Pompadour, devint ensuite la résidence officielle des ambassadeurs extraordinaires.

Habité tour à tour par Louis XV, madame de Pompadour, Napoléon I er , Vellington, Murat et la duchesse de Berry, il a été témoin de deux événements remarquables: la seconde abdication de Napoléon I er , après Waterloo, et le coup d’État du 2 décembre 1851.

Le palais de l’Élysée, aujourd’hui complètement restauré, est un des plus riches et des plus gracieux monuments de Paris ; il s’étend de la rue du faubourg Saint- Honoré à l’avenue Gabriel, et forme, avec son immense jardin, un vaste parallélogramme isolé des quatre, côtés.

Omnibus ab, b, d, b.

PALAIS DE LA BOURSE, rue Vivienne, et place de la Bourse. — Ouvert gratuitement au public, tou* les jours,

excepté le dimanche, de midi à trois heures, pour les né gociations de Bourse, et de 3 à 5 heures, pour les opé rations commerciales.

PALAIS

Nota. — Pour bien juger la Bourse, et avoir une idée de son agitation fébrile, il faut monter au premier étage, d’où l’on domine l’ensemble des opérations, offrant un spectacle vraiment indicible.

Le palais de la Bourse, construit par les architectes Brongniart et Labarre, et inauguré le 3 novembre 1826, a toute la forme d’un temple grec.

Sa longueur est de 69 mètres, sa largeur de 41 mètres : un vaste péristyle, orné de soixante six colonnes corinthiennes, permet de circuler tout autour du monument.

Les piédestaux de l’escalier de la façade sont ornés des statues du Commerce et de la Justice consulaire.

Celles de l'escalier opposé représentent l’Industrie et l’Agriculture.

La grande salle de la Bourse où se font les opérations se trouve au rez-de-chaussée, c’est-à-dire au centre du monument : elle a 32 mètres de long sur 18- mètres de large; elle est éclairée par le comble, et peut contenir 2000 personnes.

Presque au fond de la salle, se trouvent le parquet et la corbeille entourée d’une grille circulaire, réservés aux agents de change.

Remarquer dans les voussures de la salle principale les admirables grisailles à’ Abel de Pujol et de Meynier, qui imitent le bas-relief à s’y méprendre.

Ces peintures représentent la France recevant les tributs des cinq parties- du monde, etc.

Mot». -- Le Tribunal de commerce, autrefois placé à la'bourse, se trouve maintenant en face du Palais de Justice, dans de nouveaux et splendides bâtiments. (Voir Tribunal de commerce, page 229.)

Omnibus ab, av, h, ji, v.

PALAIS DES BEAUX-ARTS, rue Bonaparte, 14. — Ouvert tous les jours au public, de 10 heures à 4 heures, avec billets délivrés par le ministre d’État. (S’adresser au concierge, en entrant, à droite.)

ans, vers la fin d’août, dans la nouvelle salle du quai Malaquais.

Nota. — On entre à droite par la petite porte d’nne belle grille, qui est surmontée des bustes de poussin et du Puget.

Le palais des Beaux-Arts est sur l’emplacement d’un ancien couvent des Petits-Augustins. Commencé par l’architecte Debret , il a été terminé phr Dubau (1838).

Itinéraire (t r * cour). — A votre droite, est le portail du château d’Anet, construit en 1548, par ordre de Henri II, pour

Exposition publique des grands prix de Rome, tous les

PALAIS

Diane de Poitiers, sa favorite, par Philibert Delorme et Jean Goujon. Colonnes doriques, ioniques et corinthiennes. Bas-reliefs et statue d’après Phidias : l’Amour bandant son arc.

A gauche dans la cour, portiques, colonne et fragments d’architecture, au-dessus desquels une grande plaque en lave coloriée et inaltérable, représentant l’Ëternel bénissant le monde; c’est un don de Napoléon III.

Au centre de la cour, colonne en marbre rouge jaspé, avec chapiteau corinthien, surmonté de la statue en brojize de l’Abondance.

Au fond, façade à jour du château de Gaillon (Eure), construit, en 1500, pour le cardinal d’Amboise.

*• cour. ■— Séparée de la première par une grille basse en pierre, à claire voië, faisant face à la galerie fermée d\i musée.

Dans cette cour, ayant une de ses faces en hémicycle, collection de statues, de fragments de statues et d’architecture, ^ depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à nous.

Au centre, un bassin d’un seul morceau, en pierre déliais, qui, placé à l’entrée du réfectoire du monastère de Saint-Denis, servait à laver les mains.

Sur la façade principale, œuvre de Duban; on lit : Peinture, Architecture , Sculpture.

A droite et à gauche, les noms de Raphaël, Léonard de Vinci, Michel-Ange, etc. Dans les deux médaillons, à droite et à gauche de la fenêtre, Lesueur et Nicolas Poussin.

Ici l'on ne peut pénétrer qu'avec le gardien.

Un petit perron vous conduit à une galerie, où l’on remarque des copies, en plâtre, de statues ou fragments envoyés par les élèves grands prix de Rome.

(Cette galerie a vue sur une troisième cour, couverte en verre, et servant de musée. Le fond contient les bâtiments pour l’école des Beaux-Arts ; mais ils ne sont pas visibles.)

** r étage de la galerie. — On arrive par deux escaliers en pierre à la salle (l’exposition de tous les tableaux qui ont obtenu le prix de Rome, depuis 1688 jusqu’à 1866. Remarquer la copie des loges de Raphaël au Vatican. De là, on passe dans la salle dite de Louis XIV, où sont exposées les copies envoyées par

les élèves de Rome, des peintures de Raphaël, Michel-Ange, Poussin, etc., et les- portraits des premiers professeurs de l’Académie de peinture. Grande cheminée en marbre blanc.

De la salle de Louis XIV, on communique par un couloir avec une petite tribune, d’où l'on peut admirer le célèbre hémicycle de Paul Delaroche, représentant les maîtres de toutes les écoles et de toutes les époques, présidés par Ictinus et Phidias, architecte et sculpteur du Parthénon d’Athènes. Cette grande page de l’histoire des arts, qui a manqué disparaître par suite d’un incendie en 1855, a été parfaitement réparée et restaurée par MM. Mercier et Robert-Fleury.

On passe de là dans la salle du Conseil, où se réunissent les juges du concours pour les grands prix de Rome ; on y remarque les trois portraits de Gérard, Delaroche et Robert-Fleury.

Rez-de-chaussée. — En descendant du l* r étage, on revient dans les cours d’entrée, pour visiter la chapelle Conventuelle placée dans le corridor, touchant au portail du château d’Anet.

En face de vous, copie en plâtre de la prêta d’après Michelw Ange, le Christ mort, sur les genoux de la Vierge ; nef à gauche de l’entrée, deux rangs de statues en plâtre d’après l’antique. Au fond, la copie exécutée par Sigalon, de la célèbre" peinture de Michel-Ange, le Jugement dernier.

La petite chapelle dite de Marguerite de Valois, à droite du tableau, contient des moulages, d’après Michel-Ange, de la statue de Moïse, des tombeaux de Julien et de Laurent de Médicis et des portes du baptistère de Florence, de Ghiberti.

Ici cesse l’œuvre du gardien, à qui il est d’usage de donner une gratification d’au moins 50 centimes par personne.

En sortant de la chapelle, entrez en face dans une longue salle où se trouvent, aux deux extrémités, les statues deDémosthènes et de Sophocle, et sur le mur faisant face aux fenêtres la reproduction en plâtre des frises du Parthénon par Phidias ; puis, traversant la cour d’entrée, sortez du palais par la grande grille, c’est-à-dire rue Bonaparte.

Omnibus h, V.

PALAIS

PALAIS DE L’HOTEL-DE-VILLE (préfecture de la Seine, place de l’Hôtel-de-Ville et rue de Rivoli). — Les appartements de l’Hôtel de Ville ne sont visibles que le jeudi, de midi à 4 heures, avec permission délivrée par le préfet de la Seine, et demandée par lettre.

Historique. — L’Hôtel de Ville, commencé en 1533, par le prévôt des marchands, Pierre de Viole, et terminé eu 1605, par les soins de François Miron, sur le plan d’Androuet du Cerceau, a été considérablement agrandi par Louis-Philippe et Napoléon III, 1837-1866; il occupe aujourd’hui le double de terrain que couvraient les anciens bâtiments.

Au dehors , dans des niches , les statues des hommes illustres et des prévôts de la ville ; au centre, la statue du bon roi Henri IV, en bronze : remarquer le petit attique renfermant l’horloge qui vient d’être complètement restaurée , et le nouveau campanile à 8 pans , véritable chef-d’œuvre d’architecture.

Itinéraire. — On pénètre dans l’Hôtel de Ville par la grande porte centrale. Remarquer, au rez-de-chaussée, la cour de Louis XIV, dans laquelle se trouve un bel escalier en fer à cheval conduisant au premier étage. Vitrée par le haut, cette cour est convertie, les jours de fête, en salle de bal. On y remarque une fontaine en marbre blanc et d’élégantes sculpures.

l* r étage. — (L’escalier B conduit aux bureaux.)

Après avoir traversé un couloir et une galerie, où sont à droite huit tableaux, en tapisserie, de paysages du département de la Seine, on arrive à la salle des huissiers ; où l’on remet son billet d’entrée : on y voit la réduction en bronze de la statue d’Henri IV.

Laissons parler le gardien chargé de vous accompagner :

1° Petit salon (antichambre), orné de tentures en cuir repoussé, — statuette en argent d’Henri IV enfant, par Bosio.

Vue générale du palais de l’Hôtel de Ville.

PALAIS

2° Salon d'attente. — Peintures par Court (1842).*

Un des canapés, celui de gauche, a reçu le général Négrier mourant, en juin 1848. Ce salon sert de buffet, les jours de bal.

3° Salon bleu. — Le plafond est peint sur stuc ( Lachaise ).

4° Salon aux arcades, — divisé en trois parties : colonnes d’ordre corinthien, avec chapiteaux dorés. Peintures par Schopin, Picot, et Vauchelel ; au-dessus des portes, des Génies soutiennent les médaillons de François 1" et de Henri IV, les deux fondateurs de l’Hôtel de Ville. Glaces de Saint-Gobain, de 4 mètres de haut, reflétant à l’infini les arcades et leur éclairage merveilleux.

Au centre du deuxième salon, on remarque un grand canapé circulaire, surmonté d’un groupe sur colonnette dorée, représentant Apollon, Mercure et Cérès, et un vase bleu de Baccarat.

En face de la cheminée, ornée de candélabres, et d’une pendule, représentant Neptune et Amphytrite, se trouve sur une console le buste en bronze de Napoléon I" , couronné par deux Victoires dorées.

C’est dans ce salon, dit des Arcades, que le gouvernement provisoire s’installa en février 1848.

5° Salon jaune. — Peintures de Vauchelet , dans lequel, lors des grands dîners, on prend le café ou le thé : la pendule porte encore sur son cadran les traces d’un coup de bayonnette.

«° Salle A manger. — Sujets de pèche et de chasse dans les frises, par Jadin.

Viennent ensuite les grands appartements, inaugurés, en 1853, pour les fêtes données par la ville de Paris, à l’occasion du mariage de l’Empereur.

Salon de l'empereur Napoléon I« r . — Au-dessus de la cheminée, portrait de l’Empereur en manteau impérial, par Gérard. — Plafond : l’Apothéose de Napoléon I* r (Ingres). Aux angles du salon, sur des colonnettes de marbre, les bustes de ses frères Joseph, Jérôme, Louis et Lucien. Sur la cheminée, buste, en marbre blanc, de Napoléon III.

Salon des arts. — A colonnes corinthiennes. L’Architecture, la Gravure et la Sculpture, par Land elle. Pendule en bronze, copie réduite du tombeau de Marie de Médicis, œuvre de Michel-Ange, dans l’église Saint-Laurent; à Florence.

Première salle des Prévôt* des marchands de la ville. — Avec leurs cinquante-six bustes, leurs noms, leurs dates de 1524 à 1716. Le plafond, peint par Riésener, représente : Le repos après l’anarchie.

Galerie de* fêle*. — La galerie des fêtes, qui peut contenir six

mille personnes, présente les jours de bals un effet magique. Elle est éclairée de* deux rangées de lustres, au nombre de vingt-six, portant deux mille six cents bougies. Son étendue est de 50 mètres de long sur 12 de large. A chaque extrémité , sont des tribunes : l’une pour cent cinquante musiciens, l'autre pour les chanteurs.

Une immense tribune, placée en face des fenêtres, permet aux invités, les jours de bal, de jouir d'un coup d’œil féerique.

Les voussures et les pendentifs de la galerie des fêtes sont dus à l’habile pinceau de Lehmann ; ils représentent l’histoire de la civilisation. Les cinquante-six sujets de cette belle peinture occupent une superficie de 150 mètres carrés, et se composent de cent quatre-vingts figures.

Au milieu de cette galerie, trois portes conduisent à la

Salle de» Cariatide». — Plafond peint par Gosse. C’est par là que l’Empereur, après avoir traversé la salle du conseil municipal, entre dans la Galerie des fêtes, où un trône lui est préparé.

Deuxième »ulon des Art», faisant pendant à celui qui précède la grande galerie. Décoration par Landelle .- la Musique, la Peinture et la Poésie.

Salon de lu Paix, qui n’est pas pas visible pour le public.

Deuxième salle des Prévôts. — Même décoration que la première. Depuis Évreux (1263) jusqu’à Bude (1523).

Plafond peint par Muller •• les communes remerciant Louis le Gros de leur affranchissement (1110).

Ces deux salles servent d’antichambres les jours de grandes réceptions. Elles sont placées aux deux branches de l’escalier d’honneur. »

Bibliothèque. — Fondée par M. Morian, procureur du roi, qui la légua à la ville de Paris en 1759. Elle se compose aujourd’hui de plus de 60 000 volumes.

Elle est ouverte tous les jours au public, de 10 heures à 4 heures, le dimanche excepté.

PALAIS DE JUSTICE , boulevard du Palais (Cité), ouvert tou» le» jours, excepté le dimanche.

VOIR COULEUR JAUNE, N® i, CENTRE.

Le Palais de Justice, ancienne résidence des Rois de France, aujourd’hui en reconstruction du côté de la

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place Dauphine, se compose de quatre bâtiments qui, pour ainsi dire, n’en forment qu’un seul.

Ce sont : le Palais de Justice proprement dit, où se trouve la tour de l’Horloge ; — la Conciergerie, remarquable par ses deux tourelles, donnant sur le quai ; — la Préfecture de police, située quai des Orfèvres, et la Sainte-Chapelle, enclavée dans le Palais.

Nouvellement restauré et successivement agrandi, suivant les nouveaux besoins, le Palais de Justice, siège des tribunaux, renferme à lui seul la cour de cassation, les cours d’appel et d’assises, ainsi que les tribunaux de première instance et de police correctionnelle.

Une magnifique façade, ornée d’une belle grille, faisant face à la grande horloge du Palais, indique l’entrée principale.

Remarquer à l’angle du .quai, en face du nouveau tribunal de Commerce, l’ancienne horloge avec son. cadran bleu et restaurée en 1852. C’est dans cette tour que se trouvait la fameuse cloche d’argent qui donna le signal de la Saint-Barthélemy.

itinéraire. — Monter le grand escalier sous la grande horloge, et arrivé en face de la cour d’appel, détourner à droite: quelques marches vous conduisent à la salle des Pas Perdus où se trouvent les diverses chambres du tribunal de l r * instance, et une belle statue sculptée par Bosio, représentant Malesherbes, l’un des courageux défenseurs de Louis XVI devant le tribunal révolutionnaire.

De la salle des Pas Perdus, redescendre dans la grande cour, et passant à droite sous une arcade , vous rendre directement à la Sainte-Chapelle.

C’est en face de la Sainte-Chapelle que se trouvent les tribunaux correctionnels , ouverts tous les jours, de midi à quatre heures. (Très-curieux.)

Lin Sainte-Chapelle, au Palais de Justice, visible tous les jours, de 11 heures à k heures, excepté le dimanche , avec billets délivrés par le ministre d’État.

La Sainte-Chapelle, type d’architecture gothique, fut construite par saint Louis, pour oonserver les précieuses reliques de la Passion.

Fermée sous la Révolution, et utilisée plus tard comme dépôt d’archives, la Sainte-Chapelle, aujourd’hui complètement restaurée, sert tous les ans à la rentrée solennelle des tribunaux.

Vue dans son ensemble, la Sainte-Chapelle a la forme d’un reliquaire, elle n’a ni bas côtés apparents, ni traus-

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septs; une flèche dans le style du quinzième siècle, couronne dignement le monument.

L’église intérieure est divisée en deux chapelles : chapelle haute et chapelle basse. L’une est affectée au service ordinaire, l’autre au service des grandes cérémonies. Colonnettes, sculptures, dorures, tout mérite d’attirer votre attention.

Les vitraux ont été restaurés très-exactement et avec une grande richèsse. On y voit retracées, avec ces vives couleurs dont on n’a pu encore retrouver le secret, les scènes principales de l’Ancien Testament, et la translation des reliques par saint Louis.

Admirez surtout la rose du portail, datant de Charles VIII, et doqt les sujets sont tirés de l’Apocalypse.

Omnibus a ci, i, jt, k.

PALAIS DE LA MONNAIE, quai Conti. — Le musée monétaire est ouvert les mardis et vendredis , de midi à trois heures; les ateliers et laboratoires sont visibles les jqêmes jours et aux mêmes heures, avec billets délivrés par le directeur, et demandés par lettre affranchie.

L’hôtel des Monnaies, siège de la commission des monnaies et construit d’apres les dessins de Jacques- Denis Antoine (1775), est un beau monument dont la façade, de 120 mètres, se développe entre le pont Neuf et l’Institut.

L’entrée de l’hêtel est quai Conti. Les salles de vente se trouvent en entrant à gauche, et les salles d’exposition, au premier, à droite.

Le Musée monétaire se compose r

I e Des médailles frappées depuis Charlemagne jusqu’à nos jours ; 2° de jetons particuliers ; 3° de monnaies comparées avec celles de tous les peuples; 4" de modèles de matrices et de monnayage ; des médailles du Consulat et du l* r Empire.

étage. — Vestibule, presse monétaire (1839), presse des assignats et petit balancier pour timbrage.

Grande stalle. — Ornée de vingt colonnes corinthiennes stuquées.

On y remarque dans*des vitrines.: i*des médailles depuis CbarlesVIII jusqu’à notre époque; 2* des jetons particuliers ; et 3° des monnaies françaises et étrangères.

A gauche de l'entrée, modèles de poinçons, bigornes, etc. ; cabinet des coins des monnaies. — A droite, étalons des poids et mesures , et bureaux de la Commission. A droite de la cheminée, instruments ayant servi à l’ancien monnayage ; à gauche, tout ce qui regarde l'affinage et l’analyse des métaux.

Sur la cheminée , buste de l’impératrice Eugénie ; au-dessus, Louis XVIII (médaillon).

A gauche de la cheminée, cabinet renfermant ce qui est nécessaire à l'essayage des métaux.

Malle des fourneaux et machine».

Salle Wupoleon. — Buste de Napoléon I ,r par £anova (1806) ; masque en bronze de l'Empereur, moulé vingt-quatre heures après sa mort. F£ee à face, deux gravures, à la manière noire : Napoléon au retour de l’ile d’Elbe, et Napoléon au lit de mort. Buste de Napoléon III (Desbœufs). Réduction en bronze de la colonne Vendôme; reproduction en cire des bas-reliefs qui la décorent.

Atelier». — Machines spéciales pour les grosses médailles.

Halle des machines. — Deux machines à vapeur (force de trente-deux chevaux) servent à donner le mouvement aux machines des ateliers.

Malle de» fourneaux pour la fonte, le coulage et le recuit des barres provenant de la fonte des métaux.

Grand atelier de laminoirs. Atelier des médailles.

(L’atelier de l’or n’est visible que sur une autorisation spéciale.)

Malle de* monnaies. — Vingt-deux machines servent à frapper les monnaies d’or et d’argent. Quand les pièces ont été découpées à l’emporte-pièce et pesées, elles sont portées dans cette salle, où elles sont frappées par un balancier qui donne, d’un seul coup, face, revers et tour cannelé. Chaque pièce frappée sort sous vos yeux par

PALAIS

un conduit et va tomber avec les autres. On frappe ainsi soixante pièces par minute; par jour, de vingt-six à vingt-sept mille pièces.

On vous fait voir une machine en bronze provenant des canons d’Austerlitz, et servant à frapper des pièces et médailles.

Au fond de la salle est le bureau du contrôle.

Omnibus a», i, o, v.

PALAIS DE L’INSTITUT, quai Conti, 21, en face le pont des Arts. Visible tou* les jours, de 11 heures à 1 heure, excepté le dimanche. (S’adresser au concierge.)

Le palais de l’Institut, qui occupe aujourd’hui la place de l’ancienne tour de Nesle , est surmonté, au centre, d’une coupole, et terminé par deux pavillons reposant sur des arcades.

Vue générale du Palais de l’Industrie.

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Il a été, ainsi que les deux pavillons, l’objet d’une récente restauration.

L’Institut, «création de Bonaparte, premier consul, se compose de cinq sections ou académies.

1° L’Académie française.

2° L’Académie des inscriptions et des belles-lettres.

3° L’Académie des sciences.

4° L’Académie des beaux-arts.

5° L’Académie des sciences morales et politiques.

Les séances de l’Académie des sciences sont seules . publiques; elles ont lieu le lundi à 3 heures.

Pour assister aux séances de réception de l’Académie française, il faut des billets spéciaux délivrés par le chef du secrétariat de l’Institut.

Tous les ans, le 16 août, les cinq sections se réunissent en séance solennelle. La distribution des prix décernés par ces académies a lieu à cette occasion.

Omnibus v.

PALAIS DE L’INDUSTRIE, carré Marigny, aux Champs- Élysées. — N’est plus ouvert au public que pendant les expositions annuelles.

Le palais de l’Industrie, élevé pour l’exposition universelle de 1855 par une société d’actionnaires, et acheté ensuite par l’État, se compose d’un vaste quadrilatère long de 250 mètres sur 110 mètres de largeur, couvrant une superficie de 32 000 mètres.

La porte principale, faisant face à la grande avenue des Champs-Elysées, est surmontée d’une statue colos-

sale de la France distribuant des couronnes d’or à l’iudustrie et aux Arts assis à ses pieds.

Sur la frise qui règne autour du palais sont gravés, en lettres d’or, les noms des hommes qui se sont le plus illustrés dans les sciences, les arts et l’industrie.

D’immenses voûtes en verre dépoli, soutenues par des fermes en fonte et en fer, laissent entrer la lumière d’un boutàl’autre de ce vaste édifice. De magnifiques vitraux, placés aux extrémités de la grande nef, représentent la France conviant les nations à l’exposition universelle.

Le palais de l’Industrie sert, depuis 1855, aux expositions annuelles de peinture, de sculpture et d’horticulture, et aux expositions de chevaux, de volailles grasses, etc.

Omnibus ac, b, c.

PALAIS OU QUAI D’ORSAY, rue de Lille, 62, occupé par la cour des Comptes et le conseil d’État.

Cour des compte*. — Les bureaux de la cour des Comptes sont ouverts tous les jours de 11 à 3 heures. — S'adresser au concierge, à gauche, ên entrant.

Coititell d’État. — Les salles du Conseil d’Êtat sont visibles, quand il n’y a pas de séances, de 10 à 4 heures. — S'adresser au concierge, à droite. ^

Le palais d’Orsay, commencé sous le premier Empire, est occupé , au rez-de-chaussée , par le conseil d’État , et au premier, par la cour des comptes. Il se compose de quatre corps de bâtiments dominant une cour, malheureusement un peu trop nue. L’entrée est rue de Lille.

La statue qui vous fait face en pénétrant dans le palais

PALAIS

est celle de Tronchet , ancien premier président de la cour de cassation, un des trois défenseurs de Louis XVI.

On pénètre dans le palais par une vaste cour entourée d'une double série d’arcades, supportant des galeries.

Quatre escaliers conduisent au premier étage ; l’escalier d’honneur est remarquable par ses décorations et ses sculptures.

Visitez, au rez-de-chaussée, la salle des Pas-Perdus, la grand’salle des séances du conseil d’État, la salle judiciaire et la grande salle du conseil ; quant à la salle des séances de la cour des comptes, elle n’est pas visible.

Omnibus x, îr.

PALAIS DE LA LÉGION-D'HONNEUR, quai d’Orsay, entrée rue de Lille, 64. — Ce palais, résidence du grand chan-

celier, n’est pas ouvert au public ; les bureaux seuls sont ouverts tou» le» jour», de 11 heures à é heures, pour les membres de l’ordre, et les mercredis pour les particuliers.

Ce palais, construit en 1786, a son entrée rue de Lille ; il a deux façades : celle du quai, en face du nouveau

pont de Solférino, se compose d’un vaste rez-de-chaussée, dominé au centre par une rotonde d’ordre corinthien, et entouré d’une terrasse plantée en jardin. Quant à celle de la rue de Lille, elle ressemble à un arc de triomphe, décoré, de chaque côté, d’une colonnade d’ordre ionique.

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